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Bulletin EDA n° 478 du 01/02/2008
Pour la première fois dans le pays, catholiques et protestants ont célébré ensemble la fête de Noël lors d’une grande cérémonie présidée par Mgr Alberto Da Silva, évêque du diocèse catholique de Dili, et par le Rév. Fransisco de Vasconcelhos, président du Synode protestant pour le Timor-Oriental. Elle a rassemblé 500 chrétiens à l’église Hosanna, le 4 janvier dernier, avec un objectif, celui d’apaiser les tensions entre chrétiens, palpables depuis des années.
Bulletin EDA n° 477 du 16/01/2008
Dans un pays essentiellement catholique (1), l’Eglise a décidé d’agir contre les comportements qui fragilisent la cellule familiale et qui vont à l’encontre du respect de la vie. Les 6 et 7 décembre derniers, les deux diocèses de l’Eglise catholique au Timor-Oriental, les diocèses de Dili et Baucau, ont organisé un atelier commun de travail auquel ont participé cinquante catholiques engagés, afin de définir des mesures concrètes en vue de protéger le mariage et la famille.
Bulletin EDA n° 471 du 16/10/2007
Les 26 et 27 septembre derniers marquaient la fin des auditions de la Commission pour la vérité et l’amitié (CTF, Commission of Truth and Friendship), créée en 2005 pour rétablir la bonne entente entre le Timor-Oriental et l’Indonésie et pour faire apparaître la vérité sur les crimes perpétrés par l’armée indonésienne et les milices pro-indonésiennes en 1999 (1). Plus de huit années après les faits, un chef de milice a avoué avoir tué, entre autres victimes, deux religieuses et un prêtre catholiques lors des violences qui ont suivi le référendum d’août 1999 et le retrait de l’Indonésie du Timor-Oriental.
Bulletin EDA n° 468 du 01/09/2007
L’évêque catholique de Baucau a exprimé sa consternation après le viol de neuf jeunes élèves d’une école tenue par des religieuses catholiques et l’incendie de biens d’Eglise. Des événements qui sont intervenus de manière concomitante avec la nomination du nouveau Premier ministre, Xanana Gusmao.
Bulletin EDA n° 464 du 01/06/2007
Pour la cérémonie d’installation au poste de président du Timor-Oriental, José Ramos-Horta avait troqué le T-shirt arboré durant la campagne électorale et sur lequel figurait en grosses lettres le nom de « Jésus » pour un plus classique costume sombre. Le 20 mai dernier, à Dili, il s’est toutefois engagé à travailler en étroite collaboration avec l’Eglise catholique pour le bien commun des Est-Timorais. « Comme nous le savons tous, a-t-il notamment déclaré, l’Eglise catholique est avec le peuple de ce pays depuis des siècles. Elle y défend la formation de la personne et fait partie de notre culture. »
Bulletin EDA n° 463 du 16/05/2007
Quand les deux premiers jésuites vietnamiens sont arrivés à Audian, un village isolé de la partie sud-ouest du Timor-Oriental, la saison des pluies était bien avancée et ils n’ont rien trouvé pour s’abriter qu’une minuscule cabane couverte de hautes herbes coupées à la machette. C’était en mai 2003 et le P. Joseph Nguyen Thanh Phuong et le Frère Thasseus Dung Tha foulaient pour la première fois le sol de cette terre où ils étaient envoyés en mission. « J’ai construit une petite hutte faite de grosses herbes, raconte le P. Phuong, 48 ans, à l’agence Ucanews. Il n’y avait pas d’autre endroit pour se tenir, ni église, ni chapelle. » Les gens du village vivaient dans des cabanes recouvertes de tôle ondulée ou de palmes tressées. La plupart, des paysans, cultivaient du riz, du maïs et élevaient quelques poules et des chèvres.
Bulletin EDA n° 463 du 16/05/2007
Trois jours après le premier tour de l’élection présidentielle, le président sortant, ‘Xanana’ Gusmao, a invité le pape Benoît XVI à se rendre en visite au Timor-Oriental, comme l’avait fait Jean-Paul II en 1989, le pays étant alors occupé par l’Indonésie. Le président Gusmao a lancé cette invitation le 12 avril dernier à Dili, au cours d’une cérémonie où il a officiellement nommé Justino Maria Aparicio Guterres premier ambassadeur auprès du Saint-Siège. « Je saisis cette opportunité pour inviter le pape Benoît XVI à venir visiter le Timor-Oriental », a déclaré le président de ce pays d’un million d’habitants, catholiques à 96 %.
Bulletin EDA n° 461 du 16/04/2007
Pour mettre fin au conflit qui déchire le pays entre « ceux de l’ouest » et « ceux de l’est », l’Eglise catholique a lancé, pour une année, un programme de réconciliation en direction des jeunes du Timor Leste (Timor-Oriental), pour les faire se rencontrer. « L’action a commencé en janvier dernier (2007) et durera toute l’année », a expliqué le P. Martinho Germano da Silva Gusmao, responsable de la Commission ‘Justice et Paix’ du diocèse de Baucau. Elle consiste à faire se rencontrer des jeunes des diocèses de Dili et Baucau. Les deux diocèses se partagent et recouvrent respectivement les régions est et ouest du Timor-Oriental, les catholiques représentant 96 % de ce pays d’un million d’habitants. Trois rencontres ont déjà eu lieu.
Bulletin EDA n° 459 du 16/03/2007
Le 12 mars dernier, le Premier ministre Jose Ramos-Horta a rencontré l'évêque du diocèse catholique de Dili, Mgr Alberto Ricardo da Silva, pour lui faire part de la position du gouvernement face au major Alfredo Alves Reinado, soldat entré en rébellion avec quelques dizaines de ses pairs, et demander la médiation de l'Eglise pour l'ouverture de négociations avec le militaire. "J'ai appris que le major Reinado avait exprimé le désir de discuter avec le gouvernement, pourvu que l'Eglise catholique soit le médiateur de ces contacts. J'ai donc rencontré Mgr Ricardo da Silva pour lui exposer la position du gouvernement à ce sujet a déclaré le lendemain Jose Ramos-Horta devant la presse à Dili, qui a précisé qu'à ce jour aucun contact n'avait été établi entre le gouvernement est-timorais et le major Reinado.
Bulletin EDA n° 459 du 16/03/2007
Gil Paulino ne répond que par un haussement d'épaule lorsqu'on lui demande son avis sur la prochaine réforme de l'éducation qui vise à faire du portugais le medium de l'enseignement dans toutes les écoles du Timor Leste, le nom officiel portugais du Timor-Oriental. "Je n'empêche pas mes enfants d'apprendre le portugais, mais je suis inquiet pour leur avenir, commente ce père de cinq enfants. Où iront-ils pour poursuivre leurs études s'ils ne maîtrisent que le portugais ?" Trois enfants de Gil Paulino sont à l'école primaire de Dili, dirigée par les Sours de Canossa, qui enseignent en langue portugaise (1).