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Bulletin EDA n° 467 du 16/07/2007
Le prêtre cité ci-dessus a précisé qu’il avait reçu la visite de représentants des autorités le 29 juin. Il avait alors été question de la lettre du pape, mais il ne lui avait pas été dit explicitement qu’il ne pourrait pas la publier. Au soir du 30 juin, il a donc choisi de la télécharger à partir du site du Vatican et de la reproduire sur son site afin de lui donner la plus large diffusion possible. Selon lui, « les sites catholiques en Chine doivent publier cette lettre ». Dès le dimanche matin, il était averti qu’il n’avait pas l’autorisation de le faire. « En réalité, ce n’est pas la première fois que nous recevons des instructions de ne pas publier telles ou telles nouvelles ou tels ou tels documents sur Internet, notamment en ce qui concerne les relations sino-vaticanes ou les déclarations du cardinal Zen de Hongkong », souligne-t-il, ajoutant qu’en l’espèce, il n’avait pas le choix, sauf à voir son site fermé ou exposé à « des problèmes ». Il précise que cette décision des autorités indique que le pape a raison lorsqu’il dénonce les ingérences du gouvernement dans les affaires religieuses et que la liberté dont jouit l’Eglise en Chine est loin d’être entière.
Sur certains sites catholiques qui connaissent une forte fréquentation, des annonces avaient été postées avant le 30 juin à propos de la publication imminente de la lettre du pape. Les internautes étaient invités à se connecter ce jour-là pour y lire la lettre. Le jour-dit, la lettre n’est pas apparue, bien que des nouvelles à propos de l’actualité au Vatican aient été mises à jour. Ainsi que l’indique l’agence Ucanews, à partir de Hongkong, il semble évident que les autorités ont passé des instructions aux gestionnaires des sites pour leur interdire de publier la lettre. On peut aussi noter que la déclaration du porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères au sujet de la lettre a, elle, bien été mise en ligne sur ces sites catholiques (1).(1) Selon le porte-parole, la Chine souhaite voir le Vatican adopter une « attitude réaliste » et ne pas créer de « nouveaux obstacles » à l’amélioration des relations bilatérales. Le communiqué, publié sur le site Internet du ministère, réitère les deux conditions à une normalisation des relations : rupture des relations diplomatiques entre le Vatican et Taiwan, non-ingérence dans les affaires intérieures chinoises sous prétexte de religion.



