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Bulletin EDA n° 473 du 16/11/2007
L’affaire a débuté le 2 novembre, lorsqu’une dépêche de Catholic News Agency a diffusé une dépêche sous le titre : « La Bible figure parmi les objets interdits aux Jeux olympiques de 2008 ». L’agence catholique reprenait une information parue dans le quotidien italien La Gazzetta dello Sport. Aux Etats-Unis, la nouvelle était immédiatement reprise par des élus. A la Chambre des représentants, le républicain Thaddeus McCotter demandait au président Bush combien de bibles allaient prendre place dans ses bagages et s’il allait demander à rencontrer les cinq évêques et quinze prêtres de l’Eglise catholique qui sont actuellement emprisonnés. Au Sénat, un autre républicain, Lindsey Graham, a téléphoné à l’ambassadeur de la République populaire de Chine à Washington pour lui demander une explication. Enfin, une association d’athlètes chrétiens américains a dénoncé ce qu’elle a qualifié de « profonde violation des droits des athlètes chrétiens que nous représentons ».
Rapidement, toutefois, Catholic News Agency a publié une seconde dépêche. En date du 7 novembre, ce texte mettait en avant « les politiques contradictoires » mises en place au sujet de la possession de bibles durant les JO de Pékin. Ainsi, selon le Comité olympique chinois, « les objets de dévotion » introduits en Chine par les athlètes et les visiteurs à l’occasion des JO sont autorisés, pourvu qu’ils n’entrent pas en contradiction avec les lois de la Chine concernant « la liberté de religion ». Et, selon le directeur du centre pour les journalistes des JO de Pékin, « les objets religieux visant à propager une secte » ne sont pas permis, et il a cité à cet égard le Falungong. Mais sur le site officiel des JO de Pékin, à la rubrique expliquant les procédures pour entrer en Chine populaire, on peut lire : « Tout matériel imprimé, film ou cassette qui porte tort à la politique, à l’économie, à la culture et à l’éthique de la Chine est interdit d’entrée sur le territoire. » Immédiatement après se trouve la note suivante : « Il est recommandé à chaque voyageur de ne pas se munir de plus d’une bible lors de son entrée en Chine. » Un responsable du comité chinois pour les JO a précisé que l’introduction de bibles à des fins de « distribution et de propagande » était interdite.
(1) A ce propos, voir EDA 469 (« En vue des Jeux olympiques de 2008, le gouvernement, tout en veillant à ce que les visiteurs étrangers puissent bénéficier de services religieux, expulse des missionnaires protestants étrangers »)