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INDE - L'Eglise catholique a condamné l'attentat contre "le train de l'amitié" indo-pakistanais et espère que les deux pays vont redoubler d'effort dans leur processus de paix

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"Nous condamnons fermement cet attentat dont le but est de saboter le processus de paix entre les deux pays a déclaré le P. Babu Joseph, porte-parole de la Conférence des évêques catholiques de l'Inde (CBCI), dans un communiqué du 19 février dernier, à propos de l'attentat qui, le 18 février en fin de soirée, a frappé "le train de l'amitié" reliant l'Inde et le Pakistan. Il a ajouté que cette violence ne devait pas dissuader les deux pays de continuer à avancer sur le chemin de la paix et que l'Eglise catholique espérait que les deux gouvernements redoubleraient d'efforts en ce sens. Pour le P. Dominic Emmanuel, porte-parole de l'archidiocèse de New Delhi, les auteurs de l'attentat qui ont "ciblé des personnes innocentes" sont "des lâches 

Dimanche 18 février, dans l'Etat de l'Haryana, à 80 kilomètres au nord de New Dehli, au moins 66 personnes, dont de nombreux Pakistanais, ont été tuées et une cinquantaine d'autres blessées, dans un attentat à l'explosif visant le Samjhauta . "Le train de l'amitié qui relie deux fois par semaine New Dehli et Lahore, est un symbole du fragile processus de paix entre l'Inde et le Pakistan. Ce nouvel attentat est intervenu à la veille de la visite, dans la capitale indienne, du ministre pakistanais des Affaires étrangères, Khurshid Kasuri, qui venait faire le point avec son homologue indien, Pranab Mukherjee, sur le dialogue entre les deux pays.

Cette fois-ci, les deux pays rivaux d'Asie du Sud ne se sont pas accusés mutuellement des violences commises (1), mais, conscients d'être tous les deux victimes du terrorisme, ont maintenu leurs rencontres. Les deux pays ont réaffirmé leur engagement à dialoguer. Ils ont également abordé les moyens de combattre le terrorisme, a déclaré un responsable indien, et les deux pays vont poursuivre leurs négociations sur un retrait de soldats au glacier de Siachen, au Cachemire (2), se sont félicités les ministres.

La ligne ferroviaire du "train de l'amitié" a été rétablie en 2004, après une amélioration des relations entre l'Inde et le Pakistan. Une autre ligne transfrontalière entre Mumbai (Bombay) et Khokhropar, au Pakistan, a redémarré en 2006, après avoir été fermée pendant quarante ans (3).

(1)Après l'attaque de décembre 2001 contre le Parlement indien et à la suite des attentats de Bombay en juillet 2006, qui avait fait 186 morts, New Dehli avait gelé ses discussions de paix avec Islamabad, accusant les services secrets pakistanais de soutenir des groupes islamistes du Cachemire indien.
(2)Des milliers de militaires se font face sur le Siachen, au Cachemire, à 6 300 mètres d'altitude. L'Inde a occupé la plus grande partie du glacier dans les années 1980 et refuse de retirer ses troupes. Fin 2003, les deux pays rivaux ont conclu un accord de cessez-le-feu au Cachemire. Depuis la partition en 1947, l'Inde et le Pakistan se sont livré trois guerres, dont deux à propose du Cachemire.
(3)Un service d'autobus relie également les parties indiennes et pakistanaises du Cachemire depuis avril 2005. Voir EDA 417