Vous êtes ici : » Asie du Sud-Est » Singapour

INDE - Jharkhand : suite aux difficultés que les écoles auprès des minorités rencontrent avec l'Etat, des catholique se sont entretenus avec le ministre-président le 20 mars dernier

Retour | Imprimer

Le 20 mars dernier, une délégation catholique, conduite par Mgr Vincent Barwa, évêque auxiliaire de Ranchi, capitale du Jharkhand, a rencontré le ministre-président, Arjun Munda, membre du BJP, le parti nationaliste hindou, afin d'aborder les difficultés que le corps enseignant des écoles implantées auprès des minorités religieuses ou linguistiques rencontrent avec l'Etat.

Selon Mgr Vincent Barwa, la délégation a notamment abordé le problème des retraites impayées depuis novembre 2004 (1) et le niveau des salaires qui est moins élevé dans les écoles implantées auprès des minorités que dans les écoles publiques. Elle a également souligné la difficulté rencontrée par certaines de ces écoles à être reconnues comme écoles travaillant auprès des minorités, statut qui leur permet d'obtenir des subventions publiques. D'après un membre de la délégation, le ministre-président a promis de résoudre ces problèmes d'ici la fin du mois d'avril prochain. "Nous espérons qu'il tiendra sa promesse a-t-il ajouté.

Les institutions éducatives implantées auprès des minorités religieuses et linguistiques, chrétiennes et musulmanes confondues, gèrent 135 lycées et plus de 1 000 collèges dans l'Etat. Selon des sources catholiques, près de 9 000 professeurs enseignent à 900 000 élèves dans des écoles chrétiennes, et 80 % des écoles implantées auprès des minorités sont gérées par des institutions chrétiennes, pour la plupart catholiques. En décembre 2002, les enseignants travaillant auprès des minorités, avaient manifesté leur mécontentement dans les rues de Ranchi, après que leurs salaires fussent restés impayés pendant plus de quarante mois (2).

(1)Les minorités sont censées profiter en premier lieu des mesures de discrimination positive inscrites dans la Constitution du l'Union indienne et mises en place au profit des basses castes et des aborigènes, notamment en matière éducative. Elles sont ainsi autorisées à créer et à gérer leurs propres écoles.
(2)Voir EDA 345