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Bulletin EDA n° 439 du 16/04/2006
Le 25 mars, à Rome, le secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats déclarait que "les temps [étaient] mûrs" pour une éventuelle normalisation des relations sino-vaticanes (1). Le 3 avril, à Pékin, dans un article du très officiel quotidien anglophone China Daily, le directeur de l'Administration d'Etat pour les Affaires religieuses déclarait que "le contact" entre les deux parties était "continu, même s'il était difficile de fixer un calendrier" pour une normalisation des relations. Le 9 avril, l'évêque de Hongkong, Mgr Joseph Zen Ze-kiun, s'est montré plus précis. Lors d'une émission télévisée, il a déclaré qu'à son avis, les rencontres entre des représentants du Vatican et des représentants des autorités chinoises allaient au-delà de simples "contacts". "Mon impression est qu'ils sont entrés dans une phase de réels pourparlers a-t-il précisé, ajoutant que les négociations se déroulaient à Rome.
Bulletin EDA n° 439 du 16/04/2006
La participation ou non du panchen lama, second personnage du bouddhisme tibétain, au forum international organisé par la Chine du 13 au 17 avril à Hangzhou (province du Zhejiang) était incertaine. Les autorités chinoises, qui parrainent l'événement (1), n'avaient guère donné d'indication sur ce point. Mais la réponse est venue le premier jour : le jeune panchen lama désigné par Pékin a effectué sa première apparition internationale.
Bulletin EDA n° 439 du 16/04/2006
Le projet d'une organisation protestante d'entrer dans le tour de table d'investisseurs cherchant à relancer une station de télévision commerciale dans la province de Gyeonggi suscite les réserves d'organisations bouddhistes et du diocèse catholique local. Séparément mais de manière quasi concomitante, l'Association des ordres bouddhistes de Corée et le diocèse d'Incheon ont publié des communiqués pour exprimer leurs réserves quant à ce projet, estimant qu'une télévision commerciale d'inspiration protestante était de nature à mettre en danger l'harmonie interreligieuse.
Bulletin EDA n° 439 du 16/04/2006
D'après une récente enquête, les prêtres d'un archidiocèse de Corée du Sud sont heureux d'être prêtre mais trouvent difficiles de maintenir de bonnes relations avec leurs confrères. L'enquête menée auprès de 143 prêtres de l'archidiocèse de Gwangju (Kangju) révèle que 41,2 % d'entre eux pensent que la prêtrise vaut vraiment la peine d'être vécue contre 47,1 % qui admettent être "relativement" satisfaits alors que 11 % disent y trouver "peu" de satisfaction et qu'un seul avoue n'être pas du tout satisfait.
Bulletin EDA n° 439 du 16/04/2006
Dans une paroisse du diocèse d'Incheon, une récollection de carême organisée par une paroisse à l'intention de ses fidèles a ouvert les yeux d'un certain nombre sur les réalités de la vie d'un certain nombre d'employés, notamment des ouvriers, "en situation précaire". "Il y a beaucoup d'usines autour de notre église mais, avant cette récollection, je n'avais jamais pensé sérieusement à la situation difficile des ouvriers qui y travaillent a avoué Delphina Lee Myeong-ryeol. "Je suis triste de savoir qu'ils travaillent dans de telles conditions a confié cette mère de famille de 40 ans, le 26 mars dernier.
Bulletin EDA n° 439 du 16/04/2006
Le 4 avril dernier, quelque 6 000 enseignants et lycéens, majoritairement chrétiens, ont manifesté dans les rues de plusieurs villes de l'Etat du Bengale occidental, afin de protester contre un amendement du gouvernement communiste qui vise à renforcer sa mainmise sur la gestion des écoles privées auprès des minorités, notamment en matière de recrutement des enseignants. La manifestation à Asansol, conduite par Mgr Cyprian Monis, évêque du lieu, s'est terminée par la rencontre avec un magistrat, à qui on a remis un mémorandum adressé au gouverneur.
Bulletin EDA n° 439 du 16/04/2006
Le 5 avril dernier, Mgr Vincent M. Concessao, archevêque de Delhi, s'est dit préoccupé par l'état de santé de Medha Patkar. Il a demandé à la militante écologiste de suspendre la grève de la faim illimitée qu'elle avait commencé une semaine plutôt, afin de défendre la cause de centaines de milliers de paysans, victimes de la montée des eaux, du fait de la surélévation d'un barrage hydroélectrique dans la vallée Narmada, à l'ouest du pays. "Votre vie est un don précieux de Dieu. En la préservant, vous pourrez continuer de vous battre légitiment en faveur des minorités ethniques qui ont été expulsées de la vallée a-t-il ajouté.
Bulletin EDA n° 439 du 16/04/2006
Le 5 avril dernier, la police religieuse d'Arabie saoudite a arrêté à Riyad un prêtre catholique indien, de rite syro-malabar. Le prêtre avait été surpris dans un appartement où il célébrait la messe. Retenu en garde à vue durant quatre jours, il a ensuite été expulsé et renvoyé en Inde, sans avoir à payer d'amendes ou être condamné à un châtiment corporel, dans ce pays où la pratique de toute autre religion que l'islam est strictement interdite.
Bulletin EDA n° 439 du 16/04/2006
Le 4 avril dernier, à Djakarta, le procureur général d'Indonésie, Abdul Rahman Saleh, a déclaré que l'exécution des trois catholiques condamnés à mort par un tribunal de la province de Célèbes-Centre en 2001 (1) aurait sans doute lieu dans le courant du mois. Deux jours plus tard, une information - démentie peu après - a couru selon laquelle la Cour suprême d'Indonésie avait rejeté une demande de réouverture du procès des trois hommes. Ces informations, ajoutées à celle connue le 3 avril selon laquelle de hauts responsables de l'appareil judiciaire s'étaient réunis à Palu, à Célèbes-Centre, pour discuter avec les autorités provinciales des modalités de l'exécution, ont suscité l'indignation des milieux qui sont mobilisés, depuis plusieurs mois, pour obtenir la révision du procès ayant abouti à la condamnation à mort des trois catholiques. En mars dernier, le pape Benoît XVI avait envoyé un message de compassion aux trois hommes (2).
Bulletin EDA n° 439 du 16/04/2006
L'armée et la police ont été placées en état d'alerte le 12 avril dernier, à Karachi, la mégalopole du sud du Pakistan, au lendemain de la mort d'au moins 57 personnes lors du pire attentat à la bombe commis au Pakistan depuis près de vingt ans. Alors que s'organisaient les funérailles des victimes, et notamment celles des leaders musulmans sunnites tués par l'explosion lors d'une cérémonie rassemblant des milliers de fidèles, la police tentait d'identifier le présumé kamikaze qui s'est fait exploser près de l'estrade où siégeaient les leaders. "L'armée est en alerte et peut être mobilisée en quelques minutes en cas de troubles a affirmé à Salahuddin Haider, porte-parole du gouvernement de la province du Sind dont Karachi est la capitale (1).