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Bulletin EDA n° 428 du 01/11/2005
Les représentants des quatre principales religions présentes au Bangladesh se sont rencontrés récemment, une journée entière, pour voir comment la foi des croyants pouvait contribuer à prévenir la propagation du virus du sida. Ils étaient une trentaine de religieux représentant le bouddhisme, le christianisme, l'hindouisme et l'islam à s'être réunis pour mettre sur pied une stratégie préventive en lien avec la morale et les directives de chacune de leurs religions respectives. Cette journée du 12 octobre, intitulée : "Dialogue interreligieux sur les problèmes du sida (HIV/sida) au Bangladesh avait été organisée, en lien avec les Nations Unies, par le Conseil des mosquées du Bangladesh et l'Agence gouvernementale contre le sida (1). Le président du Conseil national des mosquées, le Maulana Abul Kalam Azad, présidait la rencontre qui s'est tenue au Palais des congrès Spectra de Dacca.
Bulletin EDA n° 428 du 01/11/2005
A l'occasion des quarante ans de présence au Bangladesh de la YMCA (Young Men's Christian Association), des responsables politiques et religieux de Dacca ont tenu à faire l'éloge de l'association d'inspiration protestante pour ses actions dans les domaines éducatif ou social. Le maire de la capitale, Sadek Hossain Khoka, et l'archevêque catholique de Dacca, Mgr Paulinus Costa, les deux invités d'honneur, se sont adressés au millier d'adhérents et amis rassemblés pour cette occasion, le 14 octobre dernier, à Dacca.
Bulletin EDA n° 428 du 01/11/2005
Catholiques et protestants se sont rencontrés pour une semaine de prière à Mandalay pour demander la réconciliation et la paix dans le monde (1). Trois rencontres centrées sur le thème : "S'aimer les uns les autres" se sont tenues entre le 28 septembre et le 4 octobre dernier dans deux églises protestantes et à la cathédrale catholique du Sacré Cour de Mandalay, la seconde ville la plus importante du Myanmar. D'après le P. George Khin Mg Htwe, curé de la cathédrale, cette semaine de prière annuelle était inspirée de la rencontre des représentants de grandes religions du monde à Assise, en Italie, en octobre 2000, autour du pape Jean Paul II pour prier pour la paix. Le 4 octobre est le jour de la fête de St François d'Assise, apôtre du dialogue et de la paix face à la violence et à la guerre, a souligné le prêtre.
Bulletin EDA n° 428 du 01/11/2005
Le 23 octobre dernier, place Saint-Pierre, le pape Benoît XVI a concélébré avec les Pères synodaux la messe de clôture du Synode des évêques sur l'Eucharistie et l'année dédiée à ce sacrement. A cette occasion, le pape a tenu publiquement, avec les Pères synodaux et au nom de tout l'épiscopat, à "envoyer un salut fraternel aux évêques de l'Eglise en Chine". En référence aux quatre évêques chinois invités au Synode qui n'ont pas été autorisés par les autorités chinoises à quitter leur pays pour se rendre à Rome (1), "nous avons ressenti avec beaucoup de peine, a-t-il dit, [leur] absence. Mais je tiens cependant à assurer tous les prélats chinois que, par la prière, nous étions près d'eux, de leurs prêtres et de leurs fidèles. Le douloureux cheminement des communautés qui leur sont confiées est présent dans notre cour. Parce qu'il participe au mystère pascal, à la gloire du Père, ceci ne restera pas sans porter de fruits."
Bulletin EDA n° 428 du 01/11/2005
A Rome, le 25 octobre dernier, en réponse à des questions de journalistes lors de l'inauguration du Centre de conférence Matteo Ricci de l'université pontificale grégorienne (1), le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d'Etat du Saint-Siège, a réaffirmé que le Saint-Siège était prêt à rompre les relations diplomatiques entretenues avec Taiwan, à fermer "dès ce soir" la représentation diplomatique qu'il entretient à Taipei et à la transférer à Pékin une fois que la Chine aura établi des relations diplomatiques avec le Vatican. La seule condition pour cela, a insisté le cardinal Sodano, est que la République populaire montre envers le Saint-Siège le même respect qu'elle accorde aux autres Etats et respecte la liberté de religion.
Bulletin EDA n° 428 du 01/11/2005
Pour le diocèse de Wanxian (Wanzhou), situé sur le territoire de la municipalité de Chongqing, le P. Paul He Zeqing a été ordonné évêque auxiliaire, le 18 octobre dernier. Le nouvel évêque, âgé de 37 ans, vient aider l'évêque "officiel" du diocèse, Mgr Joseph Xu Zhixuan, âgé de 89 ans. La cérémonie d'ordination a eu lieu non dans la cathédrale du diocèse, à Wanxian, mais dans la ville nouvelle de Longbao, située à une demi-heure en voiture, où se trouve l'église du Sacré-Cour, plus accessible aux personnes âgées. Mgr Joseph Xu, qui présidait la messe d'ordination, était assisté de Mgr Anicetus Wang Chongyi, 87 ans, évêque "officiel" du diocèse de Guiyang, et de Mgr Tan Yanchuan, 43 ans, évêque "officiel" de Nanning. Selon des sources ecclésiales locales, le nouvel évêque auxiliaire a vu sa nomination à la fois reconnue par Rome et approuvée par les autorités chinoises. Après l'ordination d'un évêque auxiliaire pour le diocèse de Shanghai en juin dernier (1) puis celle d'un évêque auxiliaire pour le diocèse de Xi'an en juillet dernier (2), c'est donc la troisième ordination épiscopale en l'espace de quatre mois pour laquelle les diocèses en question obtiennent que le candidat, choisi localement puis désigné par la Conférence épiscopale "officielle", soit en même temps nommé par Rome.
Bulletin EDA n° 428 du 01/11/2005
Mgr Petrus Zhang Boren (Chang Bai Ren) est décédé le 13 octobre dernier à l'âge de 91 ans. Très affaibli depuis un an, il souffrait de problèmes de santé liés au diabète et est mort d'une défaillance cardiaque. Evêque "clandestin" du diocèse de Hanyang, l'un des trois diocèses, avec Hankou et Wuchang, qui forment la ville de Wuhan, au confluant des fleuves Han et Yang-Tsé (Yangzi Jiang), Mgr Petrus Zhang était l'une des personnalités marquantes de l'Eglise "clandestine" dans la province du Hubei. Ayant passé vingt-quatre ans en prison pour son refus d'adhérer à l'Association patriotique des catholiques chinois, il était connu pour son absolue fidélité au Saint Père et à celle qu'il appelait sa "Sainte Mère l'Eglise" (1). Dans les années 1990, il n'avait pas hésité à aller vivre dans le presbytère d'une église "officielle" de la ville de Wuhan pour participer à la réconciliation des parties "clandestine" et "officielle" des diocèses de Hanyang et de Hankou. Pour ses obsèques, qui ont été célébrées dans son village natal de Zhangjiazhuang, situé près de la ville de Xiantao, les récits divergent quant aux difficultés créées par les autorités politiques, mais il semble qu'elles se soient déroulées en présence d'une foule importante de fidèles.
Bulletin EDA n° 428 du 01/11/2005
Le 5 août 2005, un hôpital, dont le nom coréen "Hôpital populaire de la ville de Rason" et le nom anglais "Rason International Catholic Hospital" sont inscrits sur le bâtiment, a ouvert ses portes à Rason (Rajin), ville située dans la zone franche industrielle de Rajin-Sobong, à proximité de la frontière avec la Chine et la Russie. En Corée du Nord, c'est le premier hôpital qui est ainsi construit depuis la guerre de Corée (1950-53) en étant financé par des organisations catholiques étrangères. Réunis au sein de l'ICCMS (International Cooperation of Catholic Medical Service), ce sont les moines bénédictins de St-Ottilien, en Allemagne, et les missionnaires bénédictines de Tutzing, également en Allemagne, qui sont à l'origine de cette initiative.
Bulletin EDA n° 428 du 01/11/2005
Le 19 octobre dernier, le président de la République Roh Moo-hyun s'est rendu sur le campus de l'Université nationale de Séoul pour inaugurer le tout nouveau Centre mondial des cellules souches. Encouragée par le gouvernement, financée en partie sur fonds publics, l'initiative visait à appuyer les travaux du professeur Hwang Woo-suk, un des leaders mondiaux de la recherche sur les cellules souches et le clonage d'embryon humain destiné à obtenir des lignées de ces cellules, utilisées pour mettre au point des thérapies pour des maladies jusqu'ici incurables. Pour l'Eglise catholique en Corée du Sud, les travaux du professeur Hwang et de ses équipes posent de graves problèmes éthiques dans la mesure où elles impliquent le clonage et la destruction d'embryons humains. Depuis plusieurs années (1), les évêques, notamment Mgr Nicholas Cheong Jin-suk, archevêque de Séoul, appellent à une prise de conscience quant aux problèmes éthiques induits par ces recherches. Au début de ce mois d'octobre, Mgr Nicholas Cheong a annoncé une série d'initiatives visant à promouvoir activement une "culture de la vie".
Bulletin EDA n° 428 du 01/11/2005
Pius Ko Dong-ju est âgé de 24 ans. Catholique, il est étudiant en sociologie à l'Université catholique de Corée, gérée par l'archidiocèse de Séoul. Depuis le 11 octobre dernier, jour théorique de son incorporation pour le service militaire obligatoire - d'une durée de deux ans -, il évite de fréquenter le campus par peur d'être interpellé et envoyé de force sous les drapeaux. Croyant et pratiquant, deuxième d'une famille de quatre enfants dont les parents sont aussi des catholiques fervents, Pius Ko justifie son refus du service national parce que, ainsi qu'il l'explique, l'entraînement qu'il recevrait à l'armée - "poignarder, tirer, lancer des grenades et d'autres formes de combat" - irait contre sa foi. La Bonne Nouvelle de Jésus étant l'amour du prochain, précise l'étudiant qui est membre de l'Association des étudiants catholiques de Séoul depuis 1999, revêtir l'uniforme militaire équivaut à tout le contraire : "La peur et la haine qui débouchent sur la guerre".