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Bulletin EDA n° 404 du 01/10/2004
Dans la nuit du 18 au 19 septembre dernier, le docteur Gani Mondol regagnait son domicile après avoir quitté son cabinet médical. Marchant dans la nuit, il a été attaqué et tué. L'incident s'est produit dans le district de Jamalpur, à 140 km. au nord de Dacca. Selon la presse locale, le mobile du crime est à rechercher du côté de la conversion, il y a quinze ans, du médecin : musulman, le docteur Gani Mondol s'était en effet converti au christianisme au sein d'une dénomination baptiste. Pour le Janakantha, quotidien en langue bengalie, le mode opératoire des assassins - le docteur est mort égorgé - est celui utilisé habituellement par ceux que le journal qualifie de "combattants islamiques".
Bulletin EDA n° 404 du 01/10/2004
Le 17 septembre dernier, peu avant minuit, une forte explosion a dévasté un immeuble d'habitations situé à Luxmibazar, quartier de la vieille ville de Dacca. Six personnes ont été blessées et l'une d'elle, le gardien de l'immeuble, un musulman, est mort de ses blessures deux jours plus tard. Selon la police, l'explosion trouve son origine dans une fuite de gaz. Selon des fonctionnaires de la municipalité et des sources au sein de l'Eglise catholique locale, ce sont des racketteurs cherchant à faire pression sur la petite minorité chrétienne de la ville qui sont derrière l'explosion.
Bulletin EDA n° 404 du 01/10/2004
Au grand séminaire du Shaanxi, installé à proximité de la ville de Xi'an, des religieuses suivent un cours de formation d'une durée de deux ans. Malgré des difficultés pour certaines d'entre elles à se réhabituer à un rythme d'études soutenu, elles y améliorent leur niveau général de formation. Le séminaire de Xi'an est le seul de tout le pays à offrir un tel programme et contribue ainsi à développer la vie religieuse féminine au sein de l'Eglise catholique de Chine. Ces dernières années, diverses études, menées notamment par des religieuses venues de Hongkong (1), avaient montré que, si les congrégations religieuses féminines étaient florissantes par la croissance du nombre de leurs membres, elles souffraient souvent d'un déficit dans le domaine de la formation.
Bulletin EDA n° 404 du 01/10/2004
Le débat qui occupe depuis plusieurs semaines la scène politique nationale à propos de l'abolition ou du maintien de la Loi sur la sécurité nationale provoque des remous jusqu'au sein de l'Eglise catholique. La loi, qui remonte à 1948 et qui a été amendée à plusieurs reprises depuis, stipule dans son article 7 qu'il est interdit aux Sud-Coréens "de louer, soutenir ou faire l'apologie d'une organisation anti-étatique". Après avoir servi de base légale à la répression menée par la dictature militaire contre différents secteurs de la société, elle est restée en vigueur jusqu'à ce jour. Le 26 août dernier, la Cour constitutionnelle a rendu un arrêt selon lequel la loi n'est pas anticonstitutionnelle. Quelques jours plus tard, le 6 septembre, le président de la République, Roh Moo-hyun, a appelé à la suppression de la loi, "héritage des dictatures militaires du passé".
Bulletin EDA n° 404 du 01/10/2004
Le 9 septembre dernier, l'Association des fondations pour l'enseignement catholique et trois organisations protestantes impliquées dans l'enseignement ont organisé un colloque pour étudier un projet de loi visant à réformer le mode de fonctionnement de l'enseignement privé. A l'issue du colloque, sept cents professionnels, catholiques et protestants, de l'éducation ont publié un communiqué pour dire leur opposition au projet de loi. Quelques jours auparavant, le 17 août, le Conseil coréen des responsables religieux, organisation réunissant sept religions (1), a critiqué le gouvernement et le parti Uri, majoritaire à la Chambre, pour utiliser "l'excuse de la corruption constatée au sein de quelques établissements scolaires privés" pour faire passer ce projet de loi.
Bulletin EDA n° 404 du 01/10/2004
Le 11 septembre dernier à Séoul, à l'occasion de son quarantième anniversaire, la Fondation de recherche sur l'histoire de l'Eglise en Corée a organisé un colloque. Réunissant environ 300 personnes, des évêques, des universitaires, des prêtres, des religieuses et des laïcs, ce colloque avait pour thème : "Comment étudier l'histoire de l'Eglise ?" Le P. John Byeon Woo-chan, vice-directeur de la Fondation, a déclaré à cette occasion que d'ici la fin de l'année, allait commencer la rédaction d'une histoire complète de l'Eglise catholique de Corée, dont les débuts remontent à 220 ans (1). Le prêtre a précisé que la première phase du travail était désormais quasi achevée. Celle-ci a été difficile étant donné le manque de documents disponibles dans les archives de l'Eglise en Corée. Pour accéder aux documents originaux permettant de retracer les débuts de l'histoire de l'Eglise, il a fallu, a expliqué le P. John Byeon, que des chercheurs partent dans des pays tels que la France et les Etats-Unis d'où étaient partis nombre de missionnaires actifs en Corée. Dans les archives des bibliothèques nationales de ces pays et dans celles des sociétés missionnaires, telles les Missions Etrangères de Paris ou la société de Maryknoll, les chercheurs ont trouvé de quoi nourrir leurs travaux. Outre les documents relatant l'histoire proprement dite de l'Eglise, des livres de prière, des livrets de catéchisme, parfois écrits ou imprimés sur des supports en bois, ont été retrouvés et fournissent des informations précieuses sur le passé de l'Eglise de Corée. Selon le P. John Byeon, d'ici à la fin de l'an prochain, une histoire complète en trois volumes devrait finir d'être rédigée.
Bulletin EDA n° 404 du 01/10/2004
Ils sont 172 prêtres de l'archidiocèse de Séoul à avoir choisi de rejoindre l'évêque d'Uijongbu pour construire avec lui et servir le tout nouveau diocèse que Rome vient d'ériger près de la frontière nord-coréenne. "Pleins d'entrain et d'espérance, ces jeunes prêtres ont rejoint le diocèse d'Uijongbu où ils vont revivifier une région délaissée et des paroissiens trop isolés. Je les remercie d'avoir fait ce choix malgré notre grand dénuement". Telle a été la déclaration de Mgr Joseph Lee Han-taek faite au cours d'une messe d'action de grâce célébrée le 16 septembre dernier pour célébrer la fondation de son diocèse. Au-delà du relatif sous-développement économique de son diocèse, l'évêque a souligné que la richesse d'Uijongbu était inestimable : 172 prêtres dont la moyenne d'âge est de 36,7 ans.
Bulletin EDA n° 404 du 01/10/2004
Pour répondre au défi posé par le vieillissement de la population sud-coréenne dans son ensemble et de la population catholique en particulier, les évêques viennent d'ériger à l'échelon national un Conseil d'aide aux personnes âgées. Le lancement de ce Conseil a eu lieu à Taejon les 6 et 7 septembre derniers. Ce Conseil, placé sous l'autorité du Comité épiscopal pour l'action sociale et caritative, dépendra de la Caritas Corée (1). Francisco Xavier Kim Han-jong, élu à la présidence du Conseil, a dit son désir de "faire systématiquement bénéficier toutes les personnes âgées d'un service d'aide sociale soulignant le fait qu'à ce jour, les initiatives de l'Eglise catholique dans ce domaine existaient mais manquaient de coordination.
Bulletin EDA n° 404 du 01/10/2004
Moins d'un mois après l'assassinat du P. Chillitapilly (1), une autre affaire est venue mettre l'effervescence dans la communauté chrétienne du Kerala qui, le 26 septembre, a observé une journée consacrée à la prière à travers tout l'Etat pour marquer son émotion. La veille, cinq personnes non identifiées, armées de baguettes métalliques et de chaînes, ont attaqué des religieuses, Missionnaires de la Charité, en visite de routine dans un quartier pauvre près de Kozhikode (anciennement Calicut).
Bulletin EDA n° 404 du 01/10/2004
En réponse aux demandes des Eglises chrétiennes du Kerala, le ministre-président de l'Etat, Oomen Chandy, a créé le 15 septembre dernier, une équipe de police spécialement chargée de mener l'enquête au sujet du meurtre du P. Chillitapilly, découvert poignardé le 28 août dernier sous un porche adjacent à son église (1). Cette mesure du ministre-président, nommé à ce poste le 31 août, a mis fin aux protestations et manifestations des chrétiens qui avaient lieu dans l'Etat depuis plus de deux semaines. En effet, le jour même de l'annonce de la création de cette nouvelle équipe d'investigation, les dirigeants chrétiens ont demandé à leurs fidèles de cesser leurs protestations.