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Bulletin EDA n° 393 du 16/03/2004
Dans une déclaration en date du 10 mars dernier, le Vatican a publiquement demandé des explications à Pékin pour la récente arrestation d'un évêque de la partie "clandestine" de l'Eglise catholique en Chine. Joaqin Navarro-Valls, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, s'est exprimé au sujet de l'arrestation, le 5 mars, de Mgr Wei Jingyi, évêque "clandestin" du diocèse catholique de Qiqihar, dans la province du Heilongjiang. Il a fait part de "la tristesse et la préoccupation" du Vatican après l'arrestation de l'évêque, ajoutant : "S'il existe des chefs d'accusation contre l'évêque arrêté, alors ils devraient être rendus publics, comme c'est le cas dans tous les Etats de droit. Le Saint-Siège n'a pour sa part aucune raison de douter de l'innocence du prélat." Pour Anthony Lam Sui-ki, du Centre d'études du Saint-Esprit du diocèse de Hongkong, si les arrestations d'évêques et de prêtres "clandestins" ne sont pas rares en Chine, moins fréquente est la réaction publique du Saint-Siège. Il ajoute qu'il ne voit cependant pas de motivation particulière à la réaction du Saint-Siège, si ce n'est le souci du Vatican pour la sécurité de Mgr Wei Jingyi.
Bulletin EDA n° 393 du 16/03/2004
Le 2 mars dernier, à l'attention des médias locaux et étrangers, le ministère des Affaires étrangères chinois a organisé la visite du site où sera bientôt édifié un temple protestant. Conférence de presse à l'appui, les autorités chinoises ont expliqué que la capitale compterait avant Noël 2004 ou au plus tard à l'été 2005 deux nouveaux temples protestants, l'un dans le district de Chaoyang, dans la proche banlieue est de la ville, et l'autre dans le district de Fengtai, au sud-ouest de Pékin. Selon le China Daily, c'est la première fois depuis cinquante ans que de nouvelles églises chrétiennes vont être édifiées dans Pékin.
Bulletin EDA n° 393 du 16/03/2004
Le 26 février dernier, Phuntsog Nyidron, religieuse bouddhiste tibétaine âgé de 37 ans, a été libérée de la prison de Drapchi, à proximité de Lhassa, au Tibet. Figurant parmi les prisonniers politiques les plus connus du Tibet, elle est aussi la prisonnière tibétaine qui a passé le plus grand nombre d'années derrière les barreaux. Emprisonnée en 1989, elle devait être libérée en mars 2005 avant de bénéficier d'une libération anticipée d'un an pour avoir donné des "signes de repentance selon les termes utilisés par les autorités chinoises pour annoncer sa libération.
Bulletin EDA n° 393 du 16/03/2004
A l'issue d'une réunion tenue les 8 et 9 mars dernier, la Commission 'Justice et paix' de la Conférence des évêques catholiques de Corée a rendu public un message en vue des élections législatives du 15 avril prochain. Les catholiques sont invités à participer activement à la vie sociale et politique de la nation dans le but d'apporter le message et les valeurs de l'Evangile à la société coréenne. Les évêques les invitent à être "levain dans la masse". En rappelant les principes fondateurs de la doctrine sociale de l'Eglise, la Commission 'Justice et paix' s'inscrit à la suite des appels lancés par l'Eglise lors des précédentes élections. En mars 2000, la même Commission avait publié un message pour les élections législatives du 13 avril 2000, demandant aux catholiques de choisir leurs candidats sur la base du respect "de la vie, de la vérité et de la charité" (1
Bulletin EDA n° 393 du 16/03/2004
A l'occasion du départ en retraite du dernier missionnaire étranger, le diocèse de Chongju prend conscience de sa responsabilité missionnaire et veut s'engager davantage dans la mission "ad exteros". "Nous devons payer nos dettes aux missionnaires qui ont travaillé pour notre diocèse a déclaré le 12 février dernier Mgr Gabriel Chang Bong-hun, évêque de Chongju, au cours d'une messe célébrée à l'occasion du départ en retraite du P. Robert M. Lilly, prêtre américain de la Société de Maryknoll.
Bulletin EDA n° 393 du 16/03/2004
La dissolution du parlement fédéral indien, le 6 février dernier, six mois avant la fin du mandat électif de cinq ans des députés, a amené le gouvernement à proclamer la tenue de nouvelles élections législatives. Destinées à choisir des députés pour les assemblées législatives des Etats comme pour le parlement fédéral, elles se dérouleront sur tout le territoire du pays, le 20 avril, le 26 avril, le 5 mai et le 10 avril en fonction des divers Etats. Divers observateurs ont expliqué que le parti au pouvoir, le Bharatiya Janata Party (Parti du peuple indien, BJP) a proposé la dissolution de l'Assemblée en exercice, poussé par la conviction que les bonnes récoltes agricoles et les résultats économiques satisfaisants de cette année feront pencher la balance électorale du côté de la majorité sortante. A cette occasion, la Conférence épiscopale a rédigé un document intitulé : "Appel de la Conférence épiscopale à l'électorat". Les chrétiens ainsi que les citoyens indiens "de bonne volonté" y sont appelés à apporter un soin particulier, cette année, à l'exercice de leur droit électorat et à tenir le plus grand compte du profil général du candidat pour lequel ils se déterminent.
Bulletin EDA n° 393 du 16/03/2004
La mort d'une adolescente de 13 ans dans un local d'une mission catholique du Madhya Pradesh met aujourd'hui toute la communauté chrétienne et ses responsables dans une situation très difficile et l'oblige à soutenir un véritable siège face à une foule de manifestants. Le corps de la jeune fille, Geeta Saket, a été trouvé sans vie, le 3 mars dernier, dans un foyer où elle était pensionnaire. Le foyer était géré par l'Eglise dans le village de Devsar, district de Siddhi. Une femme de ménage l'a trouvée suspendue au chambranle de la salle de bain. L'autopsie pratiquée immédiatement sur le corps a apporté la preuve irréfutable que l'adolescente s'était suicidée. Cependant, un certain nombre de militants hindouistes ont organisé sur les lieux une série de manifestations successives, rejetant les conclusions de la police et prétendant que la fillette a été violée puis tuée avec la complicité des responsables religieux.
Bulletin EDA n° 393 du 16/03/2004
La Commission pour le développement socio-économique de la Conférence des évêques catholiques d'Indonésie a cette année organisé la campagne de carême autour du thème de la fraternité et de la prévention des conflits. Dans un livret tiré à 6 000 exemplaires et distribué dans toutes les paroisses du pays, les catholiques sont invités à réfléchir sur les conflits qui ont déchiré leur pays depuis 1997. Intitulé "Faire face au conflit par la fraternité pour parvenir au bien-être de tous le livret suggère des lignes de conduite pour faire face aux situations de conflit en étant fidèle à la foi catholique et des actions concrètes pour préserver la dignité de la personne humaine et construire une culture de la non-violence par le jeûne et la prière. Pâques étant célébré cette année le 11 avril et les élections législatives étant programmées pour le 5 avril, un certain nombre d'évêques ont associé, dans leurs lettres pastorales respectives, les deux événements.
Bulletin EDA n° 393 du 16/03/2004
Selon un rapport publié au début du mois de février dernier par Crisis Group (ICG) et rédigé par Sidney Jones, spécialiste reconnu des milieux islamistes indonésiens, les violences qui ont visé au mois d'octobre dernier la communauté chrétienne de Poso, sur l'île de Célèbes (1), permettent de mieux apprécier la nature et la portée de la menace terroriste existant en Indonésie. Selon ce rapport, intitulé : "A l'arrière-plan indonésien : le djihad à Célèbes-Centre" (2), la Jemaah Islamiah, réseau terroriste à qui sont imputés les attentats commis à Bali en octobre 2002 et à l'hôtel Marriott de Djakarta en août 2003, est traversée de tensions et est divisée en factions. Certaines d'entre elles prônent une action rapide et violente contre le gouvernement indonésien, la présence occidentale en Indonésie et les chrétiens indonésiens, assimilés à l'Occident.
Bulletin EDA n° 393 du 16/03/2004
Malgré les violences commises par la secte Aum, dite de la "Suprême Vérité dont le gourou, Sholo Asahara, a été condamné à mort le 27 février dernier pour différents crimes dont l'attaque au gaz sarin de 1995 dans le métro de Tokyo qui causa la mort de dix-neuf personnes, la secte existe toujours. Réapparue quelques mois après l'attentat de 1995 sous le nom d'"Aleph elle regroupe, selon la police, au moins 2 000 fidèles. Pour les experts de l'étude des sectes au Japon, dans une société de plus en plus matérialiste et sans points de repère, une partie des Japonais se sentent toujours aussi attirés aujourd'hui qu'avant 1995 par les promesses de soutien spirituel que leurs font miroiter les sectes (1).