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BIRMANIE - Le service en langue birmane de Radio Veritas fête ses vingt-cinq ans d'existence

Radio Veritas qui émet à partir des Philippines en direction de plusieurs pays d'Asie a célébré le 11 janvier dernier le vingt-cinquième anniversaire de son service en langue birmane. Ce jour-là, près de cinq cents auditeurs se sont réunis dans les locaux de la Conférence épiscopale de Rangoun pour fêter l'événement. La veille, une messe anniversaire présidée par l'archevêque de Rangoun, Mgr Bo, avait été concélébrée par les onze évêques de Birmanie et dix-neuf prêtres. Dans son homélie, Mgr Bo a fait l'éloge de Radio Veritas Asia (RVA), qui émet depuis Manille (1) et joue un rôle important d'évangélisation "au milieu d'une profusion de stations de radio, de chaînes de télévision, de satellites d'information et de sites Internet". Certaines d'entre elles, dont RVA, sont "salutaires pour le public a-t-il affirmé, "mais d'autres sont mauvaises et mêmes dangereuses". Il a félicité RVA pour ses programmes propres à promouvoir le "développement spirituel, physique et psychologique des auditeurs ». Ces émissions de radio sont précieuses "là où les gens sont isolés, sans journaux, sans prêtres ni catéchistes". Des personnes qui travaillent au service d'autres Eglises et des moines bouddhistes, a encore assuré l'archevêque, apprécient et utilisent les programmes de RVA. RVA "est un intermédiaire entre l'amour de Dieu et l'homme qui, lui-même, a besoin de l'amour de Dieu a conclu Mgr Bo.

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BIRMANIE - L'archidiocèse de Rangoun veut s'impliquer davantage dans la formation des enfants et des jeunes

Mgr Charles Maung Bo, archevêque de Rangoun, est membre de la congrégation des salésiens et, en fils spirituel de Don Bosco, est particulièrement sensible aux problèmes des jeunes. A ce titre, il a récemment mis sur pied un plan de soutien spirituel, d'enseignement, d'orientation professionnelle et de soins médicaux s'adressant aux jeunes. Le taux de mortalité infantile en Birmanie étant très élevé, il souligne que le diocèse va établir de nouveaux centres de soins au service des enfants à risque et s'engager dans la lutte contre la malnutrition, un problème majeur dans le pays (1). Arrivé à la tête de l'archevêché de Rangoun en mai 2003 (2), Mgr Bo a aussi le désir d'ouvrir des centres de formation professionnelle pour donner aux jeunes une formation débouchant sur un emploi. Le projet prévoit, en outre, l'ouverture d'écoles primaires dans les régions isolées et la création de jardins d'enfants.

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CHINE - Les petits séminaires représentent un élément important du recrutement et de la formation des futurs prêtres de l'Eglise catholique

Réapparus au début des années 1980 alors même que l'Eglise catholique retrouvait un certain droit de cité après les années de tourmente de la Révolution culturelle, les petits séminaires sont aujourd'hui au nombre d'une vingtaine à travers le pays. Selon les évêques et les prêtres qui en ont la charge, ils représentent un élément important de la formation des futurs prêtres. Recrutant des jeunes âgés de plus de 16 ans, ayant le plus souvent entre 18 et 28 ans, les petits séminaires remplissent un rôle essentiel dans la mesure où ils permettent à de jeunes hommes, surtout issus des campagnes, d'acquérir une formation intellectuelle et spirituelle indispensable avant une éventuelle entrée au grand séminaire. Selon différents responsables de petits séminaires, ces structures restent toutefois fragiles faute de ressources financières suffisantes.

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CHINE - Selon un quotidien de Hongkong, la campagne anti-corruption menée par les autorités chinoises a poussé au suicide 1 252 membres du Parti communiste

Dans son édition datée du 29 janvier dernier, le Wen Wei Po, quotidien de Hongkong réputé proche de Pékin, rapporte que la campagne anti-corruption menée par les autorités chinoises en 2003 a été à l'origine du suicide de plus de 1 200 membres du Parti communiste, 1 252 très exactement, durant les six premiers mois de l'année 2003. Le journal ajoute qu'en outre, 8 371 membres du Parti ont fui leur pays durant cette même période et 6 528 autres sont portés manquant. En l'absence de statistiques portant sur les années précédentes, il n'est pas possible de dire si ces chiffres s'inscrivent ou non à la hausse ; ils peuvent seulement être mis en lien avec la campagne anti-corruption lancée par les plus hauts dirigeants chinois. Ces dernières années, la direction du Parti communiste chinois a dit à plusieurs reprises que le Parti allait à sa perte s'il ne parvenait pas à endiguer la corruption, un fléau à l'origine de la chute de plusieurs dynasties dans l'histoire de la Chine impériale. Le président de la République populaire de Chine, Hu Jintao, qui a pris la direction du Parti communiste en novembre 2002 et celle de l'Etat en mars 2003, a annoncé à plusieurs reprises son intention de lutter contre la corruption. Le 13 janvier dernier, la Commission centrale pour le contrôle et la discipline du Parti a approuvé de nouvelles règles visant à restaurer l'ordre et l'honnêteté dans le Parti.

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CHINE - Réalisées à partir de croquis dessinés par des missionnaires européens, des sculptures célèbres venues du Palais d'été de Pékin ont été exposées à Hongkong

Quatre sculptures qualifiées de "trésors nationaux" par la Chine, des têtes d'animaux en bronze réalisées pour la cour impériale à partir de dessins de missionnaires catholiques du XVIIIe siècle, ont été exposées à Hongkong à l'occasion du Nouvel an lunaire. Il s'agit des têtes d'un porc, d'un singe, d'un bouf et d'un tigre qui ornaient l'horloge à eau d'une des fontaines du Palais d'été à Pékin. Elles ont été exposées au Musée du patrimoine de Hongkong à Shatin, dans les Nouveaux Territoires, du 10 au 25 janvier dernier. L'exposition, intitulée : "Quatre têtes d'animaux en bronze du Yuanmingyuan", était organisée par les services de la Culture et des Loisirs de Hongkong, le Musée des arts de Pékin et l'Association pour la culture et les arts chinois de Macao. Elle a attiré des milliers de visiteurs durant les fêtes du Nouvel an, célébré cette année le 22 janvier. Les quatre têtes faisaient partie de l'ensemble des douze signes du zodiac chinois, d'après lesquels les douze années du cycle calendaire chinois traditionnel sont nommées. Les missionnaires européens qui résidaient à la cour impériale de la dynastie des Qing (1644-1911) en avaient réalisé les dessins. Ces derniers furent ensuite utilisés par les artisans de la cour pour sculpter et couler dans le bronze les statues. Les douze têtes ont été perdues lors du sac du Palais d'été par les troupes françaises et anglaises en 1860. En 2000, le Musée des arts de Pékin a pu acquérir les têtes du singe, du bouf et du tigre, rachetées à des collectionneurs privés vivant hors de Chine lors de deux ventes aux enchères organisées à Hongkong. Les bronzes représentant le rat et le lièvre sont à Paris tandis que celui du cheval est à Taiwan. Les têtes du chien, du bélier, du coq et du serpent n'ont pas été retrouvées.

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INDE - Madhya Pradesh : les troubles de Jhabua amènent les évêques catholiques de la région à appeler les chrétiens à réorienter leur travail apostolique chez les minorités ethniques

Alors que les attaques dirigées contre les chrétiens de diverses minorités ethniques de l'intérieur du Madhya Pradesh continuent et se multiplient, les évêques des neuf diocèses catholiques de l'Etat se sont réunis le 27 janvier dernier dans la capitale, Bhopal, sous la direction de l'archevêque du lieu, Mgr Paschal Topno, président du Conseil épiscopal de l'Etat. Lors de leur réunion, les évêques ont exprimé leur intention de recommander à toutes les autres dénominations chrétiennes de concentrer leurs efforts sur le travail de développement plus que sur les conversions. A cet effet, ils ont décidé d'inviter les responsables des autres Eglises chrétiennes à une réunion commune avec les évêques catholiques pour que ceux-ci leur fassent part de leurs préoccupations actuelles.

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INDE - La communauté sikh de l'Inde proteste auprès du Saint-Siège et des Nations Unies contre l'obligation faite aux écoliers sikhs en France d'abandonner leur turban

Les adeptes du sikhisme en Inde ont été profondément troublés par l'incompréhension dont semble faire preuve le gouvernement français au sujet du turban, une part essentielle de leur identité culturelle et religieuse. Les dirigeants de cette religion en Inde, où se trouve son origine, ont fait part de cette émotion au pape Jean-Paul II ainsi qu'au secrétaire général des Nations Unies, leur demandant de faire respecter leurs droits religieux dans les nations occidentales. Cette réaction a été provoquée par le soutien apporté au mois de décembre 2003 par le président français Jacques Chirac à un projet de loi devant interdire le port du voile musulman, de la croix chrétienne et d'autres symboles religieux ostensibles dans les écoles publiques, projet de loi adopté à une large majorité le 10 février dernier par les députés français. Cette interdiction a été très mal reçue par la petite communauté sikh vivant en France pour qui le port du turban fait partie de la pratique religieuse ordinaire.

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INDE - Bihar : les bouddhistes reprochent au gouvernement d'exploiter les cendres de Bouddha à des fins mercantiles

Les cendres de Bouddha continueront d'être conservées dans un musée de l'Etat du Bihar, malgré les objections de nombreux pèlerins bouddhistes réclamant que ces restes sacrés soient déposés dans un temple. C'est pour des raisons de sécurité que les autorités de l'Etat ont décidé de maintenir l'urne contenant les cendres du Gautama au musée de Patna, la capitale de l'Etat. De nombreuses protestations continuent pourtant de s'élever venant des religieux et de pèlerins, demandant que les restes soient transférés au temple de Mahabodhi, à Bodh Gaya (1), temple situé sur les lieux où, selon la tradition, Bouddha a connu l'illumination.

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INDE - Assam : un diocèse catholique mobilise ses fidèles pour lutter contre les effets néfastes de l'excès de fluorure de sodium dans l'eau potable

La présence élevée de fluorure de sodium dans l'eau potable pose un problème médical grave en Inde. Il en résulte un apport excessif en minéraux produisant des effets néfastes sur les os et les dents et entraînant une maladie appelée fluorose, qu'une mauvaise alimentation et un manque de calcium et de vitamines ne peuvent manquer d'aggraver. La fluorose sévit plus particulièrement dans une région de l'Etat de l'Assam, plus précisément dans les deux districts de Karbi-Anglong et de North Cachar Hills qui correspondent au diocèse catholique de Diphu. Dans cette région, la population de 90 000 habitants, appartenant pour leur majorité à des ethnies pauvres, est gravement affectée par la fluorose.

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INDONESIE - Moluques : les responsables civils et religieux de la province affirment ensemble que la réconciliation entre musulmans et chrétiens passe par la reconstruction économique et sociale

"Nous, les représentants des diverses traditions religieuses, organismes publics et organisations civiles [des Moluquesréaffirmons notre engagement très ferme en faveur du processus de réconciliation dans les îles Moluques et entendons adopter toutes les mesures à notre disposition pour renforcer la paix, la stabilité, l'amitié réciproque, la confiance et le respect entre les deux communautés, musulmane et chrétienne, aux Moluques." Tels sont les termes du communiqué publié à l'issue d'une rencontre organisée à Londres, au Royaume-Uni, du 19 au 28 janvier dernier, entre les principaux responsables civils et religieux des Moluques. Pour ces responsables, il s'agit, près de deux ans après la signature, en février 2002, du traité de paix entre musulmans et chrétiens qui a mis fin aux combats ayant ravagé cette province de janvier 1999 à janvier 2002, de consolider la paix en ancrant la réconciliation sur la reconstruction tant sociale qu'économique de la province.

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