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Bulletin EDA n° 361 du 16/10/2002
La participation des laïcs et l'inculturation font certes partie du quotidien de l'Eglise du Bangladesh mais l'esprit du Concile de Vatican II a encore besoin d'être approfondi, estime le P. Gabriel Corraya, supérieur de l'unique grand séminaire du Bangladesh, le séminaire du Saint Esprit à Dacca. Dans un entretien accordé à l'agence Ucanews (1), le prêtre a esquissé un bilan de l'après-Vatican II pour son Eglise, quarante ans après l'ouverture du concile (1962-1965).
Bulletin EDA n° 361 du 16/10/2002
Dans une région isolée de la partie nord du pays, l'influence du christianisme s'étend peu à peu. L'attitude bienveillante des chrétiens à l'encontre des communautés aborigènes défavorisées provoque la sympathie de ces dernières et les oriente vers la foi. C'est ce qu'a confié Poresh Lakra, un aborigène du village de Tengrachala, en déclarant : "Nous avons reçu le Christ, la lumière de la vie et nous sommes maintenant certains d'aller au Ciel." Lakra raconte que lui et ses amis se sont rendu compte que les prêtres catholiques s'occupaient d'eux, ce qui, a-t-il dit, n'était pas le cas des prêtres hindous avant leur conversion au christianisme : "Nous devions donner de l'argent et des cadeaux au clergé (hindou) pour les '(cérémonies du culte). Maintenant, les prêtres catholiques viennent nous voir et nous demandent de quoi nous avons besoin."
Bulletin EDA n° 361 du 16/10/2002
Une semaine après le décès du cardinal Wu (1), Mgr Joseph Zen Ze-kiun, en compagnie de Mgr John Tong, respectivement évêque et évêque auxiliaire du diocèse catholique de Hongkong, ont tenu une conférence de presse le 30 septembre dernier. Retransmise en directe sur Hong Kong Cable Television, la conférence était pour les deux responsables de l'Eglise catholique la première occasion formelle de s'exprimer depuis la mort du cardinal. Mgr Zen a réaffirmé qu'il suivrait l'exemple du cardinal Wu dont la devise était "la vérité dans la charité" et que, si par le passé il avait été pressé de dire la vérité, il placerait désormais la charité en premier lieu. Ceci étant dit, il a souligné que "la vérité sera la base" sur laquelle il appuiera son action à la tête du diocèse.
Bulletin EDA n° 361 du 16/10/2002
A l'issue d'un nouveau procès qui aura duré deux jours seulement, cinq responsables protestants, membres de l'Eglise du sud de la Chine, qui avaient été dans un premier temps condamnés à mort (1), ont vu leurs sentences commuées en peines de prison. Lors du premier procès, en décembre 2001, ils avaient été reconnus coupables "de viol, d'agression et d'avoir utilisé un culte afin d'empêcher l'application de la loi par un tribunal de Jingmen, dans la province du Hubei. Le 22 septembre dernier, selon le Centre d'information sur les droits de l'homme et la démocratie, organisation basée à Hongkong, la Haute Cour de la province du Hubei a annulé ces verdicts pour "insuffisance de preuve et faits non qualifiés". Les sentences prononcées au cours du nouveau procès, qui s'est déroulé les 9 et 10 octobre derniers, vont de la prison à perpétuité à plusieurs années de détention.
Bulletin EDA n° 361 du 16/10/2002
Selon certaines informations en provenance de milieux catholiques chinois, Mgr Wei Jingyi, évêque "clandestin" du diocèse catholique de Qiqihar, dans la province du Heilongjiang, a été libéré le 2 octobre dernier. On se souvient (1) que Mgr Wei avait été arrêté par la Sécurité publique le 9 septembre dernier. On disposait de très peu d'éléments d'information quant au motif de son interpellation et à celui de son maintien en détention. Rien non plus n'a filtré quant aux raisons de sa remise en liberté. Certains observateurs ont pensé que, son arrestation ayant trouvé un certain écho à Hongkong, aux Etats-Unis et dans les pays occidentaux, sa libération s'inscrivait dans le contexte de la prochaine visite du président Jiang Zemin aux Etats-Unis, du 22 au 25 octobre prochains (2). Les dirigeants chinois tiennent par un certain nombre de "gestes" à ne pas donner des arguments aux critiques de leur politique religieuse.
Bulletin EDA n° 361 du 16/10/2002
L'Eglise catholique en Corée du Sud critique un projet de loi gouvernemental autorisant, dans certaines limites, la recherche sur les embryons humains et permettant également au président d'autoriser le clonage de ces mêmes embryons. Dans une déclaration datée du 26 septembre, les Comités de bioéthique de la Conférence des évêques catholiques sud-coréens et de l'archidiocèse de Séoul accusent "le projet de loi sur l'éthique de la vie pourtant destiné, selon ses rédacteurs, à empêcher le clonage des cellules humaines, de vouloir l'autoriser.
Bulletin EDA n° 361 du 16/10/2002
Les administrateurs catholiques de deux hôpitaux sud-coréens ont été vivement critiqués pour avoir autorisé une intervention de la police et permis l'arrestation de plus de 500 grévistes parmi le personnel de santé. Le 11 septembre dernier, 3 000 policiers sont en effet venus arrêter 326 membres du personnel soignant de l'hôpital St. Mary, de Kangnam, et 165 autres du Centre médical universitaire de Kyung-hee, l'un et l'autre situés à Séoul. Le 19 septembre, tous, sauf sept responsables, avaient été relâchés. Le personnel de santé affirme qu'il était "illégal" de la part de la puissance publique de prendre de telles mesures contre leurs responsables syndicaux. Le personnel de santé était en grève depuis le 23 mai pour demander des augmentations de salaires et une amélioration des conditions de travail.
Bulletin EDA n° 361 du 16/10/2002
Le P. Bartholomew Heo Keun, alcoolique lui-même pendant plus de dix ans et que son alcoolisme avait conduit à être hospitalié, est convaincu que "l'Eglise devrait aider les alcooliques, non seulement physiquement mais spirituellement". Ainsi, a confié ce prêtre de 50 ans, un ministère spécialisé devrait proposer une pastorale adaptée pour les alcooliques. L'Eglise peut les aider à développer une relation personnelle avec Dieu, a-t-il expliqué, en leur faisant prendre conscience que Dieu veut les aider parce qu'ils ont été créés à son image et à sa ressemblance. D'après ce prêtre, l'alcoolisme est largement répandu en Corée. Il cite une étude du ministère de la Santé et de l'Aide sociale, parue en 2000, qui indique que 3,3 millions de personnes, soit 7 % de la population, étaient alcooliques et nécessitaient des soins mais que 6 000 d'entre elles seulement étaient en traitement.
Bulletin EDA n° 361 du 16/10/2002
Le gouverneur du Tamil Nadu, P.S. Ramamohan Rao, a promulgué, le samedi 5 octobre 2002, une ordonnance rendant illégales les conversions religieuses obtenues par la force. Bien que des réglementations sur la conversion soient en vigueur dans certains Etats, c'est la première fois, en Inde, qu'une ordonnance est adoptée à ce sujet. Le texte précise que "personne ne peut convertir ou essayer de convertir une autre personne d'une religion à une autre, directement ou autrement, par la force, la séduction ou par un autre moyen déloyal Le nouveau texte juridique prévoit également que toutes les conversions religieuses doivent être déclarées aux magistrats du district. A propos de ceux qui changent volontairement de religion, il spécifie : "Quiconque se convertit volontairement d'une religion à une autre ou quiconque participe à des conversions en tant que prêtre devra, dans un délai à déterminer, en informer les magistrats locaux." Des peines d'emprisonnement pouvant atteindre trois ans et de lourdes amendes de 50 000 roupies sanctionneront les contrevenants. La détention pourra se prolonger cinq ans et l'amende s'élever jusqu'à 100 000 roupies si le converti est mineur, de sexe féminin ou encore appartient à une basse caste, à une ethnie minoritaire.
Bulletin EDA n° 361 du 16/10/2002
A l'issue du quatrième et dernier scrutin des élections législatives dans l'Etat de Jammu et Cachemire qui a eu lieu le 8 octobre dernier, les responsables chrétiens ont exprimé leur soulagement en même temps qu'une certaine satisfaction. Mgr Peter Celestine Elampassery, l'évêque catholique du diocèse de Jammu-Srinagar qui s'étend sur tout le territoire de l'Etat dont la population s'élève à dix millions d'habitants, s'est même déclaré étonné du succès remporté par ces élections. Le responsable du diocèse a relevé en premier lieu le taux de participation plus élevé que d'habitude. Au total 44 % de l'électorat s'est rendu aux urnes. Ce quatrième scrutin régional qui se déroulait dans le district de Doda, place forte des partis musulmans séparatistes qui avaient réclamé l'abstention, a même connu une affluence record, puisque le taux de participation au vote a été de 52 %. Autre sujet de contentement pour les responsables religieux du Cachemire, l'absence de fraudes et de litiges au cours des élections. Le porte-parole du diocèse, Joseph Dhar a déclaré ne pas avoir entendu parler de fraudes ou de pressions exercées sur les électeurs alors que des fraudes massives avaient entaché les précédentes consultations électorales. Cette constatation a été confirmée par bon nombre d'observateurs occidentaux qui estiment que dans l'ensemble les élections ont été équitables. Seul point noir dans cet ensemble de raisons de se réjouir, mais de taille, c'est la violence qui une fois de plus s'est donné libre cours au cours des derniers mois. Depuis l'annonce des élections au mois d'août jusqu'au dernier scrutin du 8 octobre dernier, l'Etat a déploré plus de 800 victimes du terrorisme aveugle, tombées lors d'attentats ou d'affrontements entre la guérilla islamiste pro-pakistanaise et les forces gouvernementales. Mais de l'aveu de Mgr Elampassery, surtout pour le dernier scrutin, on craignait que la violence soit encore plus présente, dans un Etat où depuis 1989, date du début de la rébellion armée musulmane, elle a fait pas moins de 70 000 victimes.