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Bulletin EDA n° 329 du 16/04/2001
Le diocèse de Mawlamyine (Moulmein), situé dans le sud de la Birmanie, a célébré l'ordination de son premier prêtre huit ans après sa fondation, le 22 mars 1993. En présence d'environ 3 500 personnes, venues de tout l'Etat Mon dont Mawlamyine est la capitale et de l'Etat Karen voisin, l'évêque de Mawlamyine, Mgr Raymond Saw Po Ray, a ordonné prêtre le P. Myo Lwin, le 25 mars dernier, dans l'église St Patrick. Vingt-et-un prêtres de l'archidiocèse de Rangoun dont le territoire, à l'époque, avait été divisé pour donner naissance au nouveau diocèse de Mawlamyine, s'étaient joints à la cérémonie.
Bulletin EDA n° 329 du 16/04/2001
Selon des informations transmises par l'Eglise catholique locale au début du mois de mars dernier, le couvent des sœurs du Sacré Cœur de Jésus à Harbin a été dissous en janvier 2001. La dissolution de ce couvent de religieuses catholiques "officielles", situé dans la capitale du Heilongjiang, à l'extrémité nord-est de la Chine, a été prononcée par l'Association patriotique des catholiques de Harbin après que le Bureau local des Affaires religieuses (BAR) eut expulsé une partie des religieuses.
Bulletin EDA n° 329 du 16/04/2001
"C'est une grande joie pour nous tous de voir devant nous notre première église depuis des décennies", s'est exclamé Mgr Joseph Wang Dianduo, évêque de Heze, diocèse de l'Eglise catholique situé dans l'ouest de la province du Shandong. Mgr Joseph Wang a prononcé ces paroles à Noël dernier lors de l'inauguration de l'église du Rosaire devant une foule de fidèles d'environ 1 700 personnes, en grande partie des paysans. Selon Mgr Wang, Noël 2000 a été l'occasion, pour de nombreux catholiques, d'assister pour la première fois à cette cérémonie dans une véritable église. Auparavant, le seul lieu de culte du diocèse était un bâtiment de briques, une ancienne étable reconvertie en église et pouvant accueillir une centaine de fidèles, située dans la ville de Heze. Les catholiques avaient l'habitude de se réunir chez les uns ou les autres pour les offices religieux, rapporte Mgr Wang.
Bulletin EDA n° 329 du 16/04/2001
Il est bien connu qu'au sein de l'Eglise catholique en Chine, le clergé comprend soit des prêtres âgés (de 70 ans et plus), soit des prêtres jeunes (entre 25 et 40 ans), l'absence de prêtres d'âge intermédiaire étant dû à la fermeture des séminaires durant presque trente ans. De ce fait, il n'est pas rare de voir des diocèses dirigés par des évêques fort âgés, de 90 ans et plus, ainsi que des prêtres tout aussi âgés mais pourtant actifs dans leur ministère. La vision d'un évêque de 99 ans allant de par les routes tous les dimanches célébrer la messe dans trois paroisses différentes, distantes de 10 ou 15 kilomètres chacune, n'est cependant pas courante. C'est cependant le cas de Mgr Joseph Meng Ziwen, évêque de Nanning, dans la province du Guangxi.
Bulletin EDA n° 329 du 16/04/2001
Les collaborateurs du cardinal Varkey Vithayathil, archevêque majeur de l'Eglise syro-malabar, viennent d'annoncer la mise en application de nouveaux statuts, signés le 31 mars dernier. Remplaçant d'anciens statuts qui dataient de 1989, ils sont destinés à donner un nouvelle jeunesse à l'Eglise de rite oriental. Aussi bien l'évêque auxiliaire de l'archidiocèse d'Ernakulam-Angamaly où les nouveaux règlements s'appliqueront à partir du 1er mai, que le P. Jose Chiramel, secrétaire du Comité ayant mis au point le projet des nouveaux statuts, ont exprimé leur satisfaction devant le changement radical que ces nouvelles directives allaient introduire dans la pastorale et dans l'administration du diocèse. "Elles permettront, a dit le P. Jose Chiramel, de mettre les domaines spirituels, juridiques et administratifs de l'Eglise en accord avec les changements de notre temps". Selon un prêtre du diocèse, le contenu des nouveaux statuts, fondés sur les enseignements de Vatican II et le Code 1990 des canons des Eglises orientales, est un harmonieux mélange de spiritualité et de droit.
Bulletin EDA n° 329 du 16/04/2001
Depuis 1989, date à laquelle les violences dues aux mouvements indépendantistes ou irrédentistes se sont à nouveau déchaînées après une période d'apaisement, l'Etat de Jammu-et-Cachemire a connu une profonde altération du tissu social de sa population et un changement radical dans son style de vie, aussi bien dans la façon de voyager et de se promener de ses habitants que dans la manière de célébrer les mariages. Dans cet Etat de près de huit millions d'habitants, où la population est en majorité musulmane (70 % de musulmans et environ 28 % d'hindous), les hostilités et les heurts se poursuivent dus à l'affrontement de trois grandes tendances. Certains musulmans demandent la séparation d'avec l'Union indienne et le rattachement au Pakistan ; des nationalistes réclament l'indépendance, ou tout au moins un statut de large autonomie vis-à-vis des deux puissances voisines tandis que le gouvernement de New Delhi, s'appuyant sur la volonté d'une partie des habitants de la vallée, mais surtout des hindous du Gamma et des bouddhistes du Lanka, fait tout pour maintenir le statu quo. Cette guerre intérieure chronique aurait fait, au total, 25 000 morts selon les sources officielles. D'autres estimations mentionnent quelque 60 000 morts, ce qui correspond à un nombre de pertes plus élevé que celui qui est déploré par l'Inde après trois guerres avec le Pakistan. Depuis le mois de janvier 2001, le chiffre des morts s'élève déjà à 676. Une série de statistiques sombres accompagne encore ce nombre de décès. Selon le Children Fund, une organisation dont le siège est au Royaume Uni, 8 % des morts du fait des hostilités ont entre 15 et 30 ans. La guerre intérieure a déjà fait 20 000 orphelins et 16 000 veuves.
Bulletin EDA n° 329 du 16/04/2001
Une forme de prostitution à peine déguisée est encore en usage aujourd'hui dans de nombreux temples hindous du sud de l'Inde. Des jeunes filles, appelées "jogins" ou "devdasis", sont attirées par les prêtres dans les temples, à leurs dires, pour servir de compagnes aux dieux, en fait, pour la récréation sexuelle de riches paysans, commerçants ou politiciens de la région. Selon le correspondant en Inde du South China Morning Post, comme c'était l'usage autrefois, une nouvelle recrue d'un temple de l'Andhra Pradesh, Arundhuti Kulari, 28 ans, a été le mois dernier promenée en char à bœufs dans toute la ville de Palepally et exposée à la vue de tous comme pour une espèce de présentation.
Bulletin EDA n° 329 du 16/04/2001
"Notre société traverse de profondes et grandes difficultés. Nous nous trouvons dans une situation d'urgence qui appelle une réponse immédiate et adéquate ainsi que des actions menées en commun. Si rien n'est fait, les dommages deviendront si graves qu'ils seront irrémédiables". Tel est le sévère verdict que dressent les évêques catholiques indonésiens dans la lettre pastorale qu'ils viennent de publier pour Pâques. Présentée à la presse le 4 avril, longue de 26 pages, elle s'intitule : "Demeurer fermes dans l'espérance Eduquer le sens moral de la nation" ; elle est signée de Mgr Julius Darmaatmadja, cardinal-archevêque de Djakarta, et de Mgr Ignatius Suharyo, ar-chevêque de Semarang, respectivement président et secrétaire général de la Conférence épiscopale (1).
Bulletin EDA n° 329 du 16/04/2001
Selon le Service jésuite des réfugiés (Jesuit Refugee Service), les conditions de vie, tant au plan sanitaire, alimentaire que médical, se dégradent nettement dans les camps de réfugiés est-timorais au Timor occidental. Interrogé par téléphone depuis la ville de Kupang, chef-lieu de la province du Timor occidental, le P. Edi Mulyono fait état d'une épidémie meurtrière de dysenterie. D'autre part, alors qu'il est question que diverses ONG reviennent dans un proche avenir au Timor occidental pour venir en aide à ces réfugiés, il semble que la sécurité dans les camps commence à être mieux assurée. En effet, et toujours selon le P. Mulyono, les forces armées indonésiennes ne laisseraient désormais plus agir à leur guise les milices composées d'Est-Timorais hostiles à l'indépendance du Timor-Oriental qui contrôlent toujours les camps. Le P. Mulyono, jésuite, est le directeur de l'antenne du JRS sur place.
Bulletin EDA n° 329 du 16/04/2001
Après les sanglants affrontements qui ont opposé au cours du mois de février dernier Dayaks et Madurais dans la province de Kalimantan-Centre (1), les évêques catholiques des quatre provinces de la partie indonésienne de l'île de Bornéo ont publié le 21 mars un communiqué commun où ils appellent les autorités indonésiennes à s'attaquer aux racines du conflit (2). Le gouvernement doit faire de "sérieux et réels efforts" pour assurer le respect de la dignité des Dayaks qui ont, pendant des décennies, été marginalisés et victimes d'injustices. Selon les évêques, ce n'est qu'à cette condition que la paix et la réconciliation entre communautés seront réelles et durables.