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Asie du Sud

Un geste en faveur des moins favorisés

Inde 01/09/1990

Les dirigeants de toutes les Eglises chrétiennes ont été sensibles à la décision gouvernementale du 7 août 1990 - dix jours avant la grande manifestation des chrétiens à Delhi (10) - de porter à 49,5% le pourcentage d'emplois réservés dans l'administration aux classes culturellement et socialement défavorisées: "Dalits" et basses castes qui, ensemble, forment près de 50% de la population. Celles-ci, dans l'intention originelle de la Constitution, devaient être "identifiées pour que leurs difficultés soient écartées et leur situation améliorée", a rappelé M. Vishwanath Pratap Singh, en soulignant que c'était "une négation des fondements mêmes de notre Constitution que cette obligation-là n'ait pas été remplie à ce jour".

Rassemblement de masse en faveur des "intouchables"

Inde 01/09/1990

Venus de tous les Etats et Territoires de l'Union indienne, plus de 100 000 manifestants, chrétiens pour la plupart, se sont réunis à Delhi le 17 août 1990 pour réclamer "une législation immédiate" permettant aux gens des basses castes convertis au christianisme de profiter des avantages que réserve la Constitution à leurs semblables hindous, sikhs et bouddhistes. La manifestation était organisée par la Conférence épiscopale indienne et le Conseil national des Eglises. Elle était le résultat d'une série de consultations tenues au cours de ces dernières années.

Campagnes d'alphabétisation

Inde 01/09/1990

"L'année 1990 a été déclarée par les Nations Unies "Année internationale de l'alphabétisationremarque le P. Cyriac Thundiyil, directeur de l'Institut pour la Communication et le développement à Cochin. Et il précise sa préoccupation: "Actuellement, plus de 55% des analphabètes du monde entier vivent en Inde. C'est une honte pour notre pays. On estime qu'en l'an 2000, il y aura sur la planète environ un milliard d'analphabètes, et 650 millions d'entre eux seront des Indiens. Cette prédiction n'est-elle pas au déshonneur de notre nation ?" Aussi son organisation s'attache-t-elle à promouvoir l'enseignement de la lecture et de l'écriture surtout dans les zones rurales, où l'instruction en général est la moins avancée. L'opinion publique est mobilisée à travers tout le pays pour faire en sorte que les prévisions des experts soient démenties et que, en fin de siècle, il n'y ait plus d'analphabète en Inde.

Femmes victimes

Bangladesh 01/09/1990

On sait que l'industrie du vêtement, au Bangladesh, est l'une des plus florissantes du pays, et qu'elle constitue une de ses principales sources de devises étrangères. Trop souvent on ignore à quel prix pour celles - la main-d'oeuvre y est essentiellement féminine - qui y sont employées. Les ouvrières y sont réduites en effet à une sorte de servage ; c'est ce qui ressort d'une enquête réalisée par le Comité de coordination pour les droits de l'homme au Bangladesh, qui regroupe une trentaine d'organisations non gouvernementales présentes dans le pays. Son directeur, M. Philip Gain, en a livré dernièrement les résultats, montrant que les quelque 300 000 travailleuses réparties dans les 750 établissements relevant de cette industrie forment probablement une des catégories de personnes les plus exploitées.

Une solution fédérale ?

Sri Lanka 16/08/1990

Est-ce un effet de l'appel du 12 juillet 1990, lancé par Mgr Peiris au nom de la Commission "Justice et paix" srilankaise (4) ? Voici qu'à leur tour, des personnalités du diocèse de Jaffna interviennent pour que les combattants arrêtent les hostilités et se donnent un temps de réflexion. Avec la bénédiction de leur évêque, Mgr J.B. Deogupillai, elles ont adressé, dès le 15 juillet, un pressant message au président Premadasa, pour qu'une trève soit conclue au plus tôt entre l'armée nationale et les "Tigres" insurgés, pour épargner les vies humaines et faire cesser cette "furieuse guerre où les droits fondamentaux de l'homme, tels qu'ils sont reconnus par la loi, ne sont pas plus respectés d'un côté que de l'autre

L'impatience des oulémas...

Pakistan 16/08/1990

Les oulémas sont mécontents : on entend trop de critiques relatives au projet, qui a tout leur appui, d'imposer la "Charia" comme unique référence pour tout le système législatif pakistanais. Conscient des difficultés qui pourraient surgir s'il était voté par le Parlement, le gouvernement n'avançait dans cette voie qu'à petits pas prudents (3). Il était à craindre en effet que l'adoption, sur le plan civil, de la loi islamique donnant tous pouvoirs aux religieux musulmans, surtout dans le domaine judiciaire, ne se ferait pas sans mettre en péril la paix sociale.

Un verdict qui satisfait les chrétiens

Inde 16/08/1990

Le 13 juillet 1990, la Haute Cour de l'Etat du Kerala cassait un ordre du gouvernement local, émis trois mois plus tôt, et selon lequel les écoles privées, pour procéder à la nomination d'un nouveau directeur, devaient s'en tenir strictement au rang d'ancienneté. Cette mesure avait été ressentie par les Eglises, tout comme par d'autres groupes, comme une tentative de mainmise des autorités marxistes sur les établissement privés, chrétiens en particulier.

Entre l'interdiction et la réautorisation du Nouveau Testament

Bangladesh 16/08/1990

"Pourvu que ça dure !" aurait-on pu dire lorsque la version populaire du Nouveau Testament, interdite en mars 1990 parce qu'elle avait trop de succès en certains milieux musulmans, avait été réautorisée le mois suivant devant les protestations des chrétiens (1).

Liberté ?

Népal 01/08/1990

Le parti du Congrès népalais, qui est au pouvoir depuis la révolution du début de l'année, a décidé que, tout en respectant la liberté de religion, le pays devait garder son caractère hindou.

Prostitution enfantine

Sri Lanka 01/08/1990

Elle atteint des proportions monstrueuses dans le pays. C'est du moins ce qu'affirmait Mme Maureen Seneviratne, au cours d'une conférence internationale à laquelle elle participait, en mai 1990, à Chiang Mai, en Thaïlande. Membre d'un comité national où se retrouvent des représentants de plusieurs organisations non-gouvernementales, elle a rassemblé, au cours d'une enquête, une documentation détaillée sur la prostitution des jeunes garçons au Sri Lanka. Et elle s'est aperçue qu'il n'existe, dans le pays, aucune organisation gouvernementale spécialisée dans la lutte contre la prostitution enfantine ou s'occupant des victimes des pédophiles étrangers de passage. Selon elle, la violence qui sévit dans l'île depuis 6 ans ne les empêche pas d'y venir comme "touristes-du-sexe". Et elle cite la popularité dont jouit auprès d'eux la région de Hikkaduwa, dans le sud. "A l'ouest et au sud du pays, dit-elle, des villages entiers sont affectés. On y assiste à la désintégration de la société et de l'environnementNagombo, sur la côte ouest, à quelques kilomètres de l'aéroport international de Colombo, a vu surgir une chaîne d'hôtels et de maisons d'accueil destinée au tourisme du sexe.