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Asie du Sud

L'impact du christianisme

Inde 16/09/1990

Ceux qui lui sont opposés ont plaisir à présenter le christianisme comme complètement étranger à la culture indienne. C'est là "un conte à dormir debout" dont on rebat les oreilles de ceux qui n'ont pas eu l'occasion de prendre contact avec les chrétiens eux-mêmes; ces derniers ont pourtant participé, particulièrement dans le sud du pays, et singulièrement au Kerala, puis plus tard au Tamil Nadu, au déroulement de l'histoire de l'Inde. C'est ce qu'a voulu mettre en valeur le symposium qui, le 14 août 1990, se tint au centre de la YMCA - association chrétienne des jeunes gens - à l'occasion de l'ouverture, à Delhi, d'un bureau de liaison du collège épiscopal syro-malabar.

Pour l'abolition des "privilèges"

Inde 16/09/1990

Il s'agit des "privilèges" accordés par la Constitution aux classes désavantagées et qu'une récente décision gouvernementale a largement augmentés (2), suscitant une vague de récriminations dans les milieux qui ne sont pas susceptibles d'en profiter. Les manifestations contre ces mesures continuent un peu partout, et singulièrement au Bihar, où la vie sociale s'en trouve troublée, ainsi qu'à Delhi. Des hommes politiques de différents partis - et notamment de ceux qui soutiennent en principe le premier ministre - se sont élevés contre la mesure que celui-ci décrivait comme "une importante décision de justice sociale", qu'eux-mêmes qualifient de funeste. D'aucuns assurent que la priorité pour l'emploi et les autres facilités accordées à certaines catégories de citoyens ne devraient prendre en compte que leur situation économique réelle, et non leur appartenance à telle ou telle caste défavorisée. Elles ne devraient plus être attribuées aux familles qui ont déjà vu leur situation s'améliorer, tandis que d'autres, d'origine moins humble, et qui vivent dans une vraie misère, devraient au contraire en recevoir le bénéfice. La difficulté d'une telle solution réside dans le fait que, si l'on peut aisément découvrir les "antécédents ethniques" des individus, établir avec certitude le niveau de leurs ressources nécessite des recherches beaucoup plus compliquées.

Exercices oecuméniques

Bangladesh 16/09/1990

Le diocèse de Mymensingh, dont le siège épiscopal, près de Nasirabad, se situe à 125 km au nord de Dacca, s'est distingué durant le mois d'août 1990 par ses efforts pour amener les différentes familles chrétiennes à mieux se comprendre et à travailler ensemble. Il a suivi en cela l'exemple de la capitale (1).

Instruire sans baptiser

Népal 01/09/1990

Telle est actuellement la formule adoptée par l'Eglise catholique en attendant que la situation soit éclaircie au point de vue religieux. C'est le P. Anthony Sharma, s.j., le plus haut responsable sur place, qui préconise cette façon de faire. Dans le passé, aussi insistante qu'ait été la demande, on n'était autorisé ni à administrer le baptême ni à enseigner le catéchisme, sauf aux enfants de chrétiens: la législation alors en vigueur ne laissait pas d'autre possibilité. Pour le moment les changements en cours ne permettent pas de prévoir avec certitude ce que réserve l'avenir, l'hindouisme largement majoritaire tendant toujours à freiner l'évolution déclenchée au début de cette année (12).

Des femmes mécontentes

Pakistan 01/09/1990

Les représentantes de plusieurs mouvements féminins se sont rencontrées le 7 août 1990 à Karachi, au lendemain de l'éviction du premier ministre Mme Benazir Bhutto, pour protester contre "la manière inconstitutionnelle et antidémocratique" dont elle avait été démise de ses fonctions (13).

Un geste en faveur des moins favorisés

Inde 01/09/1990

Les dirigeants de toutes les Eglises chrétiennes ont été sensibles à la décision gouvernementale du 7 août 1990 - dix jours avant la grande manifestation des chrétiens à Delhi (10) - de porter à 49,5% le pourcentage d'emplois réservés dans l'administration aux classes culturellement et socialement défavorisées: "Dalits" et basses castes qui, ensemble, forment près de 50% de la population. Celles-ci, dans l'intention originelle de la Constitution, devaient être "identifiées pour que leurs difficultés soient écartées et leur situation améliorée", a rappelé M. Vishwanath Pratap Singh, en soulignant que c'était "une négation des fondements mêmes de notre Constitution que cette obligation-là n'ait pas été remplie à ce jour".

Rassemblement de masse en faveur des "intouchables"

Inde 01/09/1990

Venus de tous les Etats et Territoires de l'Union indienne, plus de 100 000 manifestants, chrétiens pour la plupart, se sont réunis à Delhi le 17 août 1990 pour réclamer "une législation immédiate" permettant aux gens des basses castes convertis au christianisme de profiter des avantages que réserve la Constitution à leurs semblables hindous, sikhs et bouddhistes. La manifestation était organisée par la Conférence épiscopale indienne et le Conseil national des Eglises. Elle était le résultat d'une série de consultations tenues au cours de ces dernières années.

Campagnes d'alphabétisation

Inde 01/09/1990

"L'année 1990 a été déclarée par les Nations Unies "Année internationale de l'alphabétisationremarque le P. Cyriac Thundiyil, directeur de l'Institut pour la Communication et le développement à Cochin. Et il précise sa préoccupation: "Actuellement, plus de 55% des analphabètes du monde entier vivent en Inde. C'est une honte pour notre pays. On estime qu'en l'an 2000, il y aura sur la planète environ un milliard d'analphabètes, et 650 millions d'entre eux seront des Indiens. Cette prédiction n'est-elle pas au déshonneur de notre nation ?" Aussi son organisation s'attache-t-elle à promouvoir l'enseignement de la lecture et de l'écriture surtout dans les zones rurales, où l'instruction en général est la moins avancée. L'opinion publique est mobilisée à travers tout le pays pour faire en sorte que les prévisions des experts soient démenties et que, en fin de siècle, il n'y ait plus d'analphabète en Inde.

Femmes victimes

Bangladesh 01/09/1990

On sait que l'industrie du vêtement, au Bangladesh, est l'une des plus florissantes du pays, et qu'elle constitue une de ses principales sources de devises étrangères. Trop souvent on ignore à quel prix pour celles - la main-d'oeuvre y est essentiellement féminine - qui y sont employées. Les ouvrières y sont réduites en effet à une sorte de servage ; c'est ce qui ressort d'une enquête réalisée par le Comité de coordination pour les droits de l'homme au Bangladesh, qui regroupe une trentaine d'organisations non gouvernementales présentes dans le pays. Son directeur, M. Philip Gain, en a livré dernièrement les résultats, montrant que les quelque 300 000 travailleuses réparties dans les 750 établissements relevant de cette industrie forment probablement une des catégories de personnes les plus exploitées.

Une solution fédérale ?

Sri Lanka 16/08/1990

Est-ce un effet de l'appel du 12 juillet 1990, lancé par Mgr Peiris au nom de la Commission "Justice et paix" srilankaise (4) ? Voici qu'à leur tour, des personnalités du diocèse de Jaffna interviennent pour que les combattants arrêtent les hostilités et se donnent un temps de réflexion. Avec la bénédiction de leur évêque, Mgr J.B. Deogupillai, elles ont adressé, dès le 15 juillet, un pressant message au président Premadasa, pour qu'une trève soit conclue au plus tôt entre l'armée nationale et les "Tigres" insurgés, pour épargner les vies humaines et faire cesser cette "furieuse guerre où les droits fondamentaux de l'homme, tels qu'ils sont reconnus par la loi, ne sont pas plus respectés d'un côté que de l'autre