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Asie du Sud - Pakistan

Des femmes mécontentes

Pakistan 01/09/1990

Les représentantes de plusieurs mouvements féminins se sont rencontrées le 7 août 1990 à Karachi, au lendemain de l'éviction du premier ministre Mme Benazir Bhutto, pour protester contre "la manière inconstitutionnelle et antidémocratique" dont elle avait été démise de ses fonctions (13).

L'impatience des oulémas...

Pakistan 16/08/1990

Les oulémas sont mécontents : on entend trop de critiques relatives au projet, qui a tout leur appui, d'imposer la "Charia" comme unique référence pour tout le système législatif pakistanais. Conscient des difficultés qui pourraient surgir s'il était voté par le Parlement, le gouvernement n'avançait dans cette voie qu'à petits pas prudents (3). Il était à craindre en effet que l'adoption, sur le plan civil, de la loi islamique donnant tous pouvoirs aux religieux musulmans, surtout dans le domaine judiciaire, ne se ferait pas sans mettre en péril la paix sociale.

Bons et mauvais détenus

Pakistan 01/07/1990

Un groupe oecuménique de la région de Multan, au Pendjab, assure que, dans les établissements pénitentiaires de cet Etat, les "pensionnaires" qui suivent des cours coraniques et passent leurs examens avec succès voient leur peine abrégée de deux ans, tandis que leurs collègues chrétiens qui réussissent une épreuve similaire pour des études bibliques ne bénéficient d'aucune faveur de même nature. Journellement, les prisonniers musulmans ont trois heures et demi de leçons de religion: c'est ce qu'a décidé de longue date le ministre-président de cet Etat, M.Nawaz Sharif, et ce n'est que depuis le 29 mai 1990 que les Eglises chrétiennes ont été autorisées à pourvoir d'elles-mêmes à un enseignement religieux pour leurs ressortissants privés de liberté. Jusqu'à présent, aucune nomination de responsable n'a donc été faite du côté chrétien, tandis que les autorités publiques organisent elles-mêmes les classes pour musulmans: les détenus appartenant aux minorités religieuses doivent s'en référer à leurs propres organismes qui disposent d'un permis de visite. Ceux-ci n'ont pas toujours les moyens de satisfaire aux demandes, et des observateurs se demandent pourquoi, sur ce point, le gouvernement ne traite pas tous les prisonniers de la même façon.