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Asie du Sud - Pakistan

Qui blasphème mourra

Pakistan 16/12/1990

La commission "Justice et paix" des religieux du Pakistan s'inquiète. Un tribunal fédéral vient en effet de décider que la peine de mort doit être appliquée dans tous les cas de "blasphèmes contre le Prophète".

L'Eglise fait le point sur la situation politique

Pakistan 16/12/1990

Le 8 novembre 1990, à Faisalabad, évêques et supérieurs religieux du Pakistan ont fait le point sur la situation politique dans le pays.

Boucs émissaires...

Pakistan 01/12/1990

25 000 personnes sont descendues dans la rue à Faisalabad le 21 novembre 1990. Les écoles ont été fermées et les syndicats ont appelé à la grève générale le même jour. Il s'agissait de réagir contre la profanation de l'église catholique St-Jean par des étudiants musulmans, le 10 novembre, à Peshawar. Ceux-ci protestaient ainsi contre les événements d'Ayodhia, en Inde, où des fondamentalistes hindous avaient tenté de détruire une mosquée qui, selon eux, aurait été construite sur le site d'un temple hindou ancien (8).

4 chrétiens dans le nouveau parlement

Pakistan 16/11/1990

Deux protestants et deux catholiques ont été élus à la nouvelle Assemblée nationale. La loi électorale pakistanaise ne permet pas aux chrétiens d'être membres du corps électoral ordinaire. Cependant, ils peuvent choisir quatre députés à l'intérieur de leur communauté.

Animateurs de "Caritas" à l'écart de la campagne électorale

Pakistan 16/10/1990

Lors des dernières élections, en 1988, les trois candidats qui avaient été soutenus par la "Caritas Pakistan" avaient enlevé leur siège avec une confortable majorité. Or, la "Caritas", sur le plan national, dépend de la Commission mise sur pied par la Conférence épiscopale pour la paix, la justice et le développement. Entre-temps, les évêques ont décidé d'interdire de candidature non seulement le clergé, d'une manière absolue, mais aussi les membres du personnel d'Eglise, à moins qu'ils n'aient reçu le "nihil obstat" de l'évêché (28).

Les chrétiens et les élections

Pakistan 01/10/1990

Les minorités, qui représentent 3,3% de la population, et tout spécialement les chrétiens qui, avec leurs 1,5%, en forment près de la moitié, se préparent activement aux élections programmées pour le 24 octobre 1990 (2).

Encore des mosquées...

Pakistan 16/09/1990

Il ne semble pas que les événements du Golfe, avec la menace de guerre planant au-dessus de l'Arabie Saoudite, ait de quelque manière restreint le zèle missionnaire du souverain de ce pays. En effet l'hebdomadaire "Muslim World News" - "Nouvelles du monde musulman" - publié à La Mecque, annonçait ces jours-ci le lancement d'une opération voulue par le roi Fahd sous le titre "50 mosquées pour le Pakistan", et qui en principe devrait être réalisée en l'espace d'un an.

Des femmes mécontentes

Pakistan 01/09/1990

Les représentantes de plusieurs mouvements féminins se sont rencontrées le 7 août 1990 à Karachi, au lendemain de l'éviction du premier ministre Mme Benazir Bhutto, pour protester contre "la manière inconstitutionnelle et antidémocratique" dont elle avait été démise de ses fonctions (13).

L'impatience des oulémas...

Pakistan 16/08/1990

Les oulémas sont mécontents : on entend trop de critiques relatives au projet, qui a tout leur appui, d'imposer la "Charia" comme unique référence pour tout le système législatif pakistanais. Conscient des difficultés qui pourraient surgir s'il était voté par le Parlement, le gouvernement n'avançait dans cette voie qu'à petits pas prudents (3). Il était à craindre en effet que l'adoption, sur le plan civil, de la loi islamique donnant tous pouvoirs aux religieux musulmans, surtout dans le domaine judiciaire, ne se ferait pas sans mettre en péril la paix sociale.

Bons et mauvais détenus

Pakistan 01/07/1990

Un groupe oecuménique de la région de Multan, au Pendjab, assure que, dans les établissements pénitentiaires de cet Etat, les "pensionnaires" qui suivent des cours coraniques et passent leurs examens avec succès voient leur peine abrégée de deux ans, tandis que leurs collègues chrétiens qui réussissent une épreuve similaire pour des études bibliques ne bénéficient d'aucune faveur de même nature. Journellement, les prisonniers musulmans ont trois heures et demi de leçons de religion: c'est ce qu'a décidé de longue date le ministre-président de cet Etat, M.Nawaz Sharif, et ce n'est que depuis le 29 mai 1990 que les Eglises chrétiennes ont été autorisées à pourvoir d'elles-mêmes à un enseignement religieux pour leurs ressortissants privés de liberté. Jusqu'à présent, aucune nomination de responsable n'a donc été faite du côté chrétien, tandis que les autorités publiques organisent elles-mêmes les classes pour musulmans: les détenus appartenant aux minorités religieuses doivent s'en référer à leurs propres organismes qui disposent d'un permis de visite. Ceux-ci n'ont pas toujours les moyens de satisfaire aux demandes, et des observateurs se demandent pourquoi, sur ce point, le gouvernement ne traite pas tous les prisonniers de la même façon.