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Asie du Sud - Népal

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Continuatrice de l'ouvre de Mère Teresa, Sour Nirmala s'est rendu à Katmandou pour une visite difficile [ Bulletin EDA n° 434 ]

01/02/2006

La première visite de la supérieure générale des Missionnaires de la Charité (MC) à Katmandou, Sr Nirmala Joshi - qui a succédé à la fondatrice de cette congrégation, la bienheureuse Mère Teresa -, n'a pas été de tout repos. Mauvais temps, couvre-feu, attentats à la bombe et retards en tout genre ne lui ont pas été épargnés.

Venue d'Inde, Sr Nirmala, 72 ans, est arrivée au Népal, le 13 janvier dernier, pour une visite de deux semaines, afin d'évaluer le travail des Missionnaires de la Charité, présentes au Népal depuis 1988. Pour cause de brouillard et de mauvais temps, les vols ayant été supprimés, Sr Nirmala et les quatre religieuses qui l'accompagnaient ont dû parcourir 650 km. en fourgonnette jusqu'à Katmandou. Des explosions et une attaque dans la soirée, apparemment due à la guérilla maoïste où douze policiers ont été tués, près de l'entrée ouest de la ville, ont déclenché immédiatement l'imposition d'un couvre-feu. Ce n'est que le lendemain après-midi, 15 janvier, que les religieuses ont pu entrer dans la ville, escortées par la police (1). A leur arrivée à la maison des MC, des jeunes filles hindoues, pensionnaires pour la plupart d'un centre voisin consacré au service des victimes du trafic des femmes, ont accueilli Sr Nirmala, avec bannières, bouquets de fleurs, guirlandes et "khata l'écharpe traditionnelle de cérémonie.

Enseignant à la retraite, Surendra Joshi, le plus jeune frère de Sr Nirmala - qui parle elle-même le népali -, a souligné que ce jour était un jour historique pour la famille Joshi. Une bonne partie des dix frères et sours de Sr Nirmala, accompagnés de leurs enfants, étaient présents à la rencontre. Née en Inde de parents népalais et hindous, Kushum Joshi, devenue Sr Nirmala, est la seule catholique de sa famille, à l'exception d'une de ses sours, convertie au catholicisme et entrée en religion sous le nom de Sr Marie Therese (elle est aujourd'hui supérieure provinciale pour l'Inde de la province nord des carmélites apostoliques). Dans la soirée, le P. Pius Perumana, pro-préfet de l'Eglise catholique au Népal, a célébré l'eucharistie et, un peu plus tard, les enfants ont donné un spectacle.

Le 17 janvier, Sr Nirmala s'est rendue à Pokhara, à 210 km. de Katmandou, pour voir le terrain prévu pour une nouvelle maison destinée aux Missionnaires de la Charité. L'acquisition de ce terrain est due au P. Akijiro Oki, jé-suite japonais, curé de la paroisse de Pokhara. Les démarches auprès de Mgr Anthony Sharma, le préfet aposto-lique du Népal, pour obtenir l'autorisation de fonder une nouvelle maison des MC ont aussitôt été entreprises.

En 1988, Sr Nirmala avait déjà résidé à Katmandou comme religieuse de la branche contemplative des Missionnaires de la Charité. C'est elle qui permit l'ouverture d'un ermitage pour les MC à Pokhara, l'année suivante. Lorsqu'elle fut élue pour succéder à Mère Teresa, en mars 1997, six mois avant la mort de la fondatrice, elle était responsable de la branche contemplative des Missionnaires de la Charité à Calcutta (Kolkata).

Notes

(1)La tension règne à Katmandou depuis que, le 20 janvier dernier, le gouvernement a imposé un couvre-feu de 6 heures du soir à 8 heures du matin, après que sept partis politiques aient déclaré vouloir organiser une manifestation pour l'anniversaire de l'accession au pouvoir du roi Gyanendra Shah, le 1er février. Le gouvernement a justifié sa décision par la crainte que les rebelles maoïstes, qui se battent depuis 1996 pour l'établissement d'une république, profitent de la situation pour lancer des attaques sur la capitale népalaise. Auparavant, Gyanendra Shah, avait destitué le gouvernement élu l'an dernier, supprimé la liberté de la presse et suspendu un certain nombre de droits civils. Plusieurs responsables politiques sont en prison et leurs partis politiques dissous. La violence s'est intensifiée dans l'ensemble du Népal, après les quatre mois d'un cessez-le-feu unilatéral proclamé par les maoïstes et qui a pris fin le 3 janvier dernier. Le nombre des morts jusqu'à maintenant serait de 11 000. Des élections municipales doivent se tenir le 8 février. Voir EDA 276, 312, 332, 343, 366, 388, 396 et 418<br />