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Asie du Sud - Inde

Un "Appel à la nation" au nom de la Conférence épiscopale

Inde 01/11/1990

Le Bureau permanent de la Conférence épiscopale a réuni ses 31 membres les 14 et 15 septembre 1990 à Bangalore pour traiter les affaires courantes et procéder à un examen de la situation dans le pays. Un communiqué a été rendu public le 21 septembre. La majeure partie du document traite des événements relatifs au décret gouvernemental du 7 août dernier à propos des "réservations" (3).

Plusieurs rites, une seule foi

Inde 16/10/1990

Le Collège épiscopal du Kerala, qui réunit les évêques de cet Etat appartenant aux trois rites qui y cohabitent - latin, syro-malabar et syro-malankar - semble avoir éprouvé dernièrement certaines difficultés à propos de la destination du séminaire pontifical St-Joseph à Alwaye, tout particulièrement en ce qui concerne son caractère pluraliste.

D'évidentes disproportions

Inde 16/10/1990

Répondant aux diverses critiques et aux manifestations violentes suscitées par la décision gouvernementale de hausser le pourcentage de faveurs accordées aux castes les plus démunies (15), M. Chhotebhai, président national de l'Union catholique panindienne, vient de présenter des statistiques destinées à faire mieux percevoir le bien-fondé de la mesure prise à leur égard pour rétablir la justice.

Les minorités et les "réservations"

Inde 16/10/1990

Après les basses castes et les "dalits" (11), c'est maintenant au tour des minorités religieuses de réclamer une "discrimination positive".

Stérilisation forcée ?

Inde 01/10/1990

Les chrétiens de l'Etat de Maharashtra sont gravement troublés par une proposition de loi, déposée sur le bureau de l'Assemblée législative locale par un groupe de parlementaires; il s'agirait d'imposer la stérilisation aux couples après la naissance du deuxième enfant. L'ancien ministre de la Santé, le Dr Baliram Hiray, est l'auteur de cette proposition qui a pour but d'enrayer, dit-il, les progrès insensés de la surpopulation.

MEMORANDUM AU PREMIER MINISTRE

Inde 16/09/1990

Cette rencontre et ce rassemblement d'aujourd'hui où quelque 100 000 personnes sont venues manifester leur soutien à la demande de droits égaux pour les chrétiens de basse extraction, sont une démonstration historique de l'unité de toutes les "dénominations" chrétiennes, de toutes leurs organisations, de toutes leurs associations, comme de leur détermination à lutter pour obtenir justice pour ceux des leurs qui souffrent d'exclusion. Avec l'appui et la participation de nombreux groupes et de personnalités bien connues du public, et qui ne font pas partie de la communauté chrétienne, cet événement exceptionnel a pris ce matin le départ sous la forme d'un défilé pacifique dans les rues de la capitale, suivi d'un moment de prière au Seigneur pour lui rendre grâce en célébrant sa justice et son message à l'égard de tous ceux qui sont pauvres, exclus et captifs.

L'impact du christianisme

Inde 16/09/1990

Ceux qui lui sont opposés ont plaisir à présenter le christianisme comme complètement étranger à la culture indienne. C'est là "un conte à dormir debout" dont on rebat les oreilles de ceux qui n'ont pas eu l'occasion de prendre contact avec les chrétiens eux-mêmes; ces derniers ont pourtant participé, particulièrement dans le sud du pays, et singulièrement au Kerala, puis plus tard au Tamil Nadu, au déroulement de l'histoire de l'Inde. C'est ce qu'a voulu mettre en valeur le symposium qui, le 14 août 1990, se tint au centre de la YMCA - association chrétienne des jeunes gens - à l'occasion de l'ouverture, à Delhi, d'un bureau de liaison du collège épiscopal syro-malabar.

Pour l'abolition des "privilèges"

Inde 16/09/1990

Il s'agit des "privilèges" accordés par la Constitution aux classes désavantagées et qu'une récente décision gouvernementale a largement augmentés (2), suscitant une vague de récriminations dans les milieux qui ne sont pas susceptibles d'en profiter. Les manifestations contre ces mesures continuent un peu partout, et singulièrement au Bihar, où la vie sociale s'en trouve troublée, ainsi qu'à Delhi. Des hommes politiques de différents partis - et notamment de ceux qui soutiennent en principe le premier ministre - se sont élevés contre la mesure que celui-ci décrivait comme "une importante décision de justice sociale", qu'eux-mêmes qualifient de funeste. D'aucuns assurent que la priorité pour l'emploi et les autres facilités accordées à certaines catégories de citoyens ne devraient prendre en compte que leur situation économique réelle, et non leur appartenance à telle ou telle caste défavorisée. Elles ne devraient plus être attribuées aux familles qui ont déjà vu leur situation s'améliorer, tandis que d'autres, d'origine moins humble, et qui vivent dans une vraie misère, devraient au contraire en recevoir le bénéfice. La difficulté d'une telle solution réside dans le fait que, si l'on peut aisément découvrir les "antécédents ethniques" des individus, établir avec certitude le niveau de leurs ressources nécessite des recherches beaucoup plus compliquées.

Un geste en faveur des moins favorisés

Inde 01/09/1990

Les dirigeants de toutes les Eglises chrétiennes ont été sensibles à la décision gouvernementale du 7 août 1990 - dix jours avant la grande manifestation des chrétiens à Delhi (10) - de porter à 49,5% le pourcentage d'emplois réservés dans l'administration aux classes culturellement et socialement défavorisées: "Dalits" et basses castes qui, ensemble, forment près de 50% de la population. Celles-ci, dans l'intention originelle de la Constitution, devaient être "identifiées pour que leurs difficultés soient écartées et leur situation améliorée", a rappelé M. Vishwanath Pratap Singh, en soulignant que c'était "une négation des fondements mêmes de notre Constitution que cette obligation-là n'ait pas été remplie à ce jour".

Rassemblement de masse en faveur des "intouchables"

Inde 01/09/1990

Venus de tous les Etats et Territoires de l'Union indienne, plus de 100 000 manifestants, chrétiens pour la plupart, se sont réunis à Delhi le 17 août 1990 pour réclamer "une législation immédiate" permettant aux gens des basses castes convertis au christianisme de profiter des avantages que réserve la Constitution à leurs semblables hindous, sikhs et bouddhistes. La manifestation était organisée par la Conférence épiscopale indienne et le Conseil national des Eglises. Elle était le résultat d'une série de consultations tenues au cours de ces dernières années.