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Asie du Sud - Bangladesh

Par crainte d'actions terroristes, il n'y aura pas de messe de minuit à Noël dans la plus grande paroisse catholique de Dacca

Bangladesh 16/12/2005

La plus grande paroisse de l'archidiocèse de Dacca n'aura pas de messe de minuit, ni à Noël ni au jour de l'An. C'est ce qu'a annoncé le P. A. Jyoti Gomes, curé de la paroisse du Saint Rosaire, lors des messes dominicales du 4 décembre dernier. Pour des raisons de sécurité, a-t-il précisé, la célébration de la veillée de Noël aura lieu tôt, dans la journée du 24 décembre. Il n'y aura également pas de messe de minuit pour la solennité de Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier. La paroisse du Saint Rosaire est située dans le quartier de Tejgaon, au centre-ville de Dacca (1). Par ailleurs, le P. Gomes a demandé à ses paroissiens de ne pas prendre de sacs avec eux pour aller à l'église et leur a demandé d'être attentifs aux inconnus ayant un comportement suspect dans les locaux paroissiaux. Il a précisé qu'il avait récemment trouvé un homme errant autour de l'église.

Les catholiques de la tribu des Santal observent fidèlement les rites funéraires de leur ethnie

Bangladesh 16/11/2005

Chrétiens ou non, tous les membres de l'ethnie aborigène Santal (1) partagent la croyance selon laquelle les morts ont la vie éternelle. A l'occasion de la Toussaint et du jour des défunts célébré par les catholiques le 2 novembre, un laïc santal et un prêtre catholique ont fait état à des journalistes de l'agence Ucanews de la façon dont se vivaient la mort et les rites qui l'accompagnent chez les Santal. Chez les chrétiens Santal comme chez les chrétiens de par le monde, le 2 novembre est le jour où l'on se rend sur la tombe de ses défunts pour la nettoyer, l'orner de fleurs, de bougies et de bâtonnets d'encens. Selon le Santal Benjamin Soren, 40 ans, « pour les membres de la communauté Santal, tout décès est triste mais, assure-t-il, "tous croient qu'à travers la mort un Santal franchit le fleuve qui le sépare de la vie éternelle".

Des responsables politiques et religieux de Dacca fêtent les quarante ans de présence du YMCA, association protestante au service des jeunes et à vocation ocuménique

Bangladesh 01/11/2005

A l'occasion des quarante ans de présence au Bangladesh de la YMCA (Young Men's Christian Association), des responsables politiques et religieux de Dacca ont tenu à faire l'éloge de l'association d'inspiration protestante pour ses actions dans les domaines éducatif ou social. Le maire de la capitale, Sadek Hossain Khoka, et l'archevêque catholique de Dacca, Mgr Paulinus Costa, les deux invités d'honneur, se sont adressés au millier d'adhérents et amis rassemblés pour cette occasion, le 14 octobre dernier, à Dacca.

Inquiets face à la progression du sida, les représentants des différentes confessions religieuses se rencontrent pour parler de prévention

Bangladesh 01/11/2005

Les représentants des quatre principales religions présentes au Bangladesh se sont rencontrés récemment, une journée entière, pour voir comment la foi des croyants pouvait contribuer à prévenir la propagation du virus du sida. Ils étaient une trentaine de religieux représentant le bouddhisme, le christianisme, l'hindouisme et l'islam à s'être réunis pour mettre sur pied une stratégie préventive en lien avec la morale et les directives de chacune de leurs religions respectives. Cette journée du 12 octobre, intitulée : "Dialogue interreligieux sur les problèmes du sida (HIV/sida) au Bangladesh avait été organisée, en lien avec les Nations Unies, par le Conseil des mosquées du Bangladesh et l'Agence gouvernementale contre le sida (1). Le président du Conseil national des mosquées, le Maulana Abul Kalam Azad, présidait la rencontre qui s'est tenue au Palais des congrès Spectra de Dacca.

Dans un village du nord-ouest du pays, au sein de la communauté catholique, ce sont les hommes du village qui récitent la prière du rosaire

Bangladesh 16/10/2005

Chaque semaine, dans un village du nord-ouest du Bangladesh, un groupe de catholiques se rassemble pour réciter la prière du rosaire. La scène n'aurait rien d'exceptionnel, à ceci près que les catholiques en question sont tous des hommes. Chaque vendredi soir, une vingtaine d'hommes prient et discutent ensemble. Ils sont du village d'Uttar Gosaipur, situé près de Dinajpur, un village fondé il y a seize ans, où vivent seize familles d'origine aborigène et sept familles bengalies, toutes catholiques.

Un manuel de formation commun à tous les diocèses est mis à la disposition des responsables des groupes de préparation au mariage

Bangladesh 01/10/2005

Rendu public à la fin du mois d'août dernier, un nouveau manuel de formation devrait aider les responsables des groupes de préparation au mariage des diocèses à mieux coordonner leur travail auprès des jeunes couples catholiques en instance de mariage. Ce nouveau manuel rappelle le point de vue catholique sur le mariage et la vie de famille et entend ainsi aider les responsables de la préparation au mariage dans les paroisses (1). Lors de la première session de formation autour de ce manuel, organisée à Dacca du 24 au 26 août dernier, trente-trois couples de formateurs étaient présents, accompagnés de religieuses et de prêtres venus des diverses paroisses de l'archidiocèse.

Suite aux attentats à la bombe du 17 août dernier, les responsables des communautés chrétiennes ont adressé une lettre ouverte au Premier ministre

Bangladesh 16/09/2005

Publiée le 4 septembre dernier dans les colonnes du Bangladesh Observer, quotidien de langue anglaise, une lettre ouverte, signée de huit responsables des communautés catholiques et protestantes du pays, demande au Premier ministre Khaleda Zia de mettre un frein à la violence et d'assurer la paix et la sécurité du pays (1). "Nous désirons profondément et prions pour que tous les peuples de ce pays vivent en paix et en sécurité. C'est pourquoi nous vous demandons humblement de prendre toutes les mesures nécessaires pour créer une atmosphère de paix et de stabilité dans le pays et les religieux d'ajouter : "Nous sommes profondément inquiets après les récents conflits et les violences qui ont abouti à des attaques et des tueries un peu partout, y compris dans nos petites communautés chrétiennes."

Caritas Bangladesh participe à la reconstruction chez des aborigènes bouddhistes des maisons et du temple détruits en 2003 par des pillards bengalis

Bangladesh 16/07/2005

Dans les Chittagong Hill Tracts, Caritas Bangladesh participe à la reconstruction des habitations et du lieu de culte de communautés aborigènes de religion bouddhiste attaquées, il y a deux ans, par des pillards bengalis. Soutenue par le Programme des Nations Unies pour le développement (UNDP), le programme de la branche locale de la Caritas a déjà permis la reconstruction de plus de trois cents habitations et d'un temple. Le 17 mai dernier, Mgr Patrick D'Rozario, évêque du diocèse catholique de Chittagong, au nom de Caritas, a ainsi offert un chèque de 150 000 takas (1 900 euros) au responsable du temple bouddhiste Tri-ratna du village de Lemuchari, dans le district de Khagrachari, à environ 275 km. au sud-est de la capitale Dacca.

Le "Forum uni hindou-bouddhiste-chrétien" a mené une journée d'action nationale pour demander l'abolition des amendements qui ont changé le caractère laïque de la Constitution

Bangladesh 01/07/2005

Comme chaque année depuis 1988, le "Forum uni hindou-bouddhiste-chrétien" a organisé une journée d'action nationale. Le 9 juin dernier, le Forum a mobilisé ses partisans dans les 64 districts du pays pour protester contre le maintien du Cinquième et du Huitième amendement à la Constitution et demander le retour aux fondements laïques du texte constitutionnel (1). Les manifestants, qui étaient au nombre d'un millier dans la capitale, ont mis en avant que le Bangladesh indépendant, lorsqu'il s'est défait de la tutelle du Pakistan occidental, lors de la guerre de libération de 1971, était pensé comme "une terre de paix où les minorités hindoue, chrétienne et bouddhiste, face à la majorité (83 %) musulmane, pourraient vivre sans crainte. Les manifestants ont rappelé que les minorités avaient combattu aux côtés de la majorité musulmane lors de cette guerre de libération et qu'elles avaient donc toutes leur place dans la société d'aujourd'hui, une place, ont souligné les responsables du Forum, mise à mal par la radicalisation des luttes politiques ces derniers temps.

Même si la culture du jaquier (l'arbre à pain) est florissante, les paysans ne connaîtront la prospérité que s'ils savent s'organiser en coopératives et se doter d'un crédit mutuel

Bangladesh 16/06/2005

Cette année encore, grâce aux jaquiers qui poussent par milliers dans la région du Savar, les cultivateurs, catholiques pour la plupart, peuvent espérer un relativement bon revenu. Tel n'a cependant pas toujours été le cas. Il y a une cinquantaine d'années, ce sont des catholiques pauvres qui ont quitté Dacca pour venir s'installer au Savar, une région de collines située à 30 km. au nord-ouest de la capitale du Bangladesh. La culture des jaquiers, plus connus sous le nom d'arbres à pain, a rapidement permis à ces cultivateurs de manger à leur faim. A tel point que, dans ces familles catholiques, le menu traditionnel, fait de riz au curry, était remplacé par des jacquiers, matin, midi et soir. Les paysans donnaient le surplus à plus pauvre qu'eux.