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Asie du Sud - Bangladesh

Une militante catholique des droits de l'homme critique la tradition de la dot en usage dans les mariages chrétiens

Bangladesh 01/06/2001

La tradition de la dot en usage parmi les communautés chrétiennes du Bangladesh est contraire à l'enseignement de l'Eglise sur l'égalité des droits de tous en matière d'héritage, affirme Rosaline Costa, militante catholique des droits de l'homme. Rosaline Costa, coordinatrice du groupe catholique Hotline Bangladesh qui lutte en faveur des droits de l'homme, a regretté devant des journalistes qu'un certain nombre de communautés chrétiennes aient adopté certaines pratiques en usage chez les hindous. D'après ce système emprunté à la tradition hindoue, une femme n'a pas accès à l'héritage de la terre mais reçoit à la place de l'or, de l'argent et autres valeurs qui deviendront sa dot de mariage.

Des catholiques demandent qu'un règlement pacifique soit trouvé au conflit frontalier qui oppose l'Inde à leur pays

Bangladesh 01/06/2001

Des responsables catholiques bangladais, inquiets après l'incident de frontière qui a fait 19 morts en avril dernier, ont lancé un appel pour que soit trouvé un règlement pacifique au conflit qui oppose l'Inde et le Bangladesh. Nirmal Rozario, secrétaire général de la Ligue des coopératives de crédit du Bangladesh et membre de la Caritas locale, a demandé que les deux pays ouvrent une enquête et prennent des mesures pour que de tels incidents ne se renouvellent pas. Selon lui, "tous les problèmes doivent pouvoir se régler par le dialogue et non par les armes". D'après les informations publiées dans les journaux locaux, un incident s'est produit en territoire bangladais, le 18 avril, près de la ville de Rowmari, au nord du district de Kurigram. Les médias rapportent que 16 gardes indiens des Forces de sécurité aux frontières et 3 soldats bangladais ont été tués au cours d'un échange de coups de feu.

La visite de Jean-Paul II à la mosquée des Omeyyades en Syrie est plutôt bien perçue par les milieux musulmans mais une visite du pape dans une mosquée locale reste impensable

Bangladesh 01/06/2001

Selon Majid Mallik, de confession musulmane et directeur du Caritas Bangladesh Development Institute, la visite historique du pape à la mosquée des Omeyyades le 6 mai dernier à Damas, en Syrie, a été plutôt bien perçue par les milieux musulmans du pays. "Sa visite en Syrie et dans cette mosquée est un exemple pour le dialogue interreligieux", a-t-il estimé, ajoutant que son geste ne pouvait que renforcer le dialogue, la tolérance et le respect entre les différentes religions. Cependant, ce responsable de la Caritas locale pense que, dans l'hypothèse où Jean-Paul II se rendrait au Bangladesh, les fondamentalistes musulmans du pays empêcheraient certainement toute visite du pape dans une mosquée.

Un diocèse catholique dont les fidèles sont en majorité issus de populations aborigènes inaugure sa nouvelle cathédrale

Bangladesh 16/05/2001

Au nord du Bangladesh, le diocèse catholique de Mymensingh, dont les fidèles sont en grande partie issus des populations aborigènes, vient d'inaugurer sa cathédrale bâtie pour remplacer l'ancienne, devenue trop exiguë. Les paroissiens et les prêtres emplissaient la nouvelle cathédrale, dédiée à St Patrick, le jour de son inauguration, le 20 avril dernier. Le diocèse, créé en 1987 d'une partition de l'archidiocèse de Dacca, est situé à 120 km au nord de la capitale.

Des aborigènes protestent contre l'installation sur leurs terres d'un parc naturel qu'ils craignent de voir se transformer en zoo humain

Bangladesh 16/05/2001

Les aborigènes du nord-est du Bangladesh protestent contre l'installation d'un "parc naturel à vocation écologique" où, disent-ils, ils seront exposés à la curiosité du public "comme les animaux d'un parc zoologique". Le 15 avril à Muraichara, dans le comté de Sylhet, à environ 200 km au nord-est de Dacca, plus de 2 000 aborigènes Garo et Khasi ont manifesté. Cinq prêtres et quatre religieuses catholiques s'étaient joints à eux. Le même jour, Syeda Sazeda Chowdhury, la ministre de l'Environnement et des Forêts, inaugurait officiellement un autre parc de 600 hectares, celui de Madhabkunda, également dans le comté de Sylhet, et s'adressait à un auditoire de Bengalis. Par la suite, Mme Chowdhury ne consacra que 5 minutes à Muraichara où elle ne prononça pas de discours. Un grand nombre de policiers avaient été mobilisés mais les protestataires gardèrent leur calme et la ministre put rencontrer quatre de leurs chefs coutumiers dans le jardin d'un salon de thé.

La récente décision de la Haute Cour de justice instaurant une hiérarchie entre les fatwas des religieux musulmans et le droit de l'Etat provoque de violentes manifestations à travers le pays

Bangladesh 16/02/2001

Grève générale, manifestations violentes, arrestations de dirigeants politiques et religieux : l'agitation que connaît le Bangladesh depuis une quinzaine de jours trouve son origine dans la décision du 1er janvier dernier de deux juges de la Haute Cour de justice du pays, décision établissant que les fatwas des responsables religieux musulmans doivent être soumises à la norme juridique de l'Etat (1). Selon les sources, entre six et onze personnes sont mortes lors de ces violences, dont un policier, battu à mort dans une mosquée par de jeunes extrémistes musulmans.

Dans un récent jugement, la Haute Cour signifie que les fatwas des responsables religieux musulmans doivent être soumises au système judiciaire de l'Etat

Bangladesh 16/01/2001

Dans un jugement en date du 1er janvier 2001, deux juges de la Haute Cour du Bangladesh se sont prononcés sur la valeur des fatwas (décrets) et autres décisions juridiques islamiques prises en dehors du système juridique normal. Ils les ont déclarées nulles et illégales. Selon le Daily Star, ces deux juges, Golam Rabbani et Nazmun Ara Sultana, ont déclaré que "le système juridique au Bangladesh donne aux seuls tribunaux le pouvoir de se prononcer sur les questions relatives au droit pour les musulmans". Le jugement de la Haute Cour arrêt a été accueilli comme un pas en avant "historique" par plusieurs organisations de défense des droits de l'homme au Bangladesh.

Publication du Catéchisme de l'Eglise catholique en bengali

Bangladesh 16/12/2000

L'Eglise catholique au Bangladesh vient de lancer une édition du Catéchisme de l'Eglise catholique en bengali. "Ce que nous croyons est dorénavant écrit noir sur blanc et il nous faut maintenant le mettre en pratique pour qu'il devienne réalité", a déclaré Mgr Michael Rosario, archevêque de Dacca, au cours de la cérémonie de lan-cement, le 30 novembre dernier, à Dacca. L'archevêque a remercié Mgr Patrick D'Rozario, évêque de Chittagong, les traducteurs, les éditeurs et « tous ceux qui ont travaillé pour faire de ce livre un résumé complet de notre foi".

Des chrétiens estiment que les lois régissant la famille chrétienne doivent être réformées

Bangladesh 01/12/2000

Plusieurs groupes civils et religieux du Bangladesh ont fondé un comité pour proposer d'amender l'ensemble des lois qui régissent les familles chrétiennes, lois qui ont été promulguées il y a plus d'un siècle, à l'époque de l'empire colonial britannique. Au cours d'une rencontre le 12 novembre dernier, les représentants de ces groupes ont fait remarquer que les lois qui régissaient toujours les familles chrétiennes au Bangladesh avaient été promulguées par les Britanniques, soucieux à l'époque de laisser à chaque peuple, ethnie ou groupe, l'initiative de ses propres lois et coutumes. Beaucoup de ces lois et décrets ne sont plus compatibles avec le droit canon et ne répondent pas aux problèmes des familles d'aujourd'hui, ont insisté les intervenants, soulignant entre autres l'augmentation du nombre de femmes victimes de violences domestiques.

Les aborigènes protestent contre la lenteur de la réforme agraire

Bangladesh 01/12/2000

Différents groupes aborigènes ont exprimé leur sentiment de frustration face à la lenteur de la mise en place de la réforme agraire qui leur avait été promise lors du traité de paix de 1997. Shantu Larma, président du Conseil régional des zones des collines du Chittagong (CHT), affirme que le gouvernement n'a pas tenu ses promesses de rendre la terre aux "adivasis » (aborigènes) du sud-est du pays. Au contraire, affirme-t-il, 17 500 hectares ont été illégalement loués, principalement à des Bengalis. Shantu Larma souligne également qu'il s'agit là d'une grave violation de l'accord de paix de 1997 qui clôturait 22 années de lutte armée de la Shanti Bahini ('armée de la paix') pour obtenir l'autonomie des CHT. S'adressant à une assemblée composée et de Bengalis le 30 octobre dernier, Shantu Larma, ancien dirigeant de la Shanti Bahini, a prévenu que les adivasis étaient prêts à reprendre les armes pour défendre leurs droits. Il a de même accusé les représentants élus des communautés adivasis de vivre dans le luxe et de ne pas travailler pour leurs peuples, ajoutant : "Ils ont trahi le peuple des collines ».