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Asie du Sud - Bangladesh

Après la large victoire remportée par la coalition dominée par le BNP de Khaleda Zia, le nou-veau cabinet compte deux ministres issus du principal parti islamiste local, le Jamaat-e-Islami

Bangladesh 16/10/2001

Mardi 9 octobre, les 191 députés élus sous la bannière du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) ont prêté serment en l'absence de leurs collègues de l'opposition. Ces derniers, partisans du Premier ministre sortant, Mme Hasina Wajed, chef de la ligue Awami, contestent les résultas des élections législatives du 1er octobre dernier (1), élections qu'ils estiment gravement entachées d'irrégularités. Selon le P. Patrick Gomes, secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques catholiques du Bangladesh, les résultats des élections ont constitué "une surprise" pour l'une et l'autre des parties en présence et les soupçons de fraude sont importants. "S'il peut être prouvé que des pratiques illégales ont eu lieu durant les opérations électorales, de nouvelles élections doivent être organisées", a-t-il estimé.

Des responsables d'associations représentant les minorités religieuses du pays appellent leurs membres à ne pas se laisser intimider par les violences dont elles sont victimes

Bangladesh 01/10/2001

"J'ai demandé aux hindous, aux chrétiens, aux bouddhistes et aux membres des autres minorités de se rendre en groupe dans les bureaux de vote le jour des élections afin de dissuader toute attaque éventuelle contre eux", a déclaré quelques jours avant les élections législatives du 1er octobre Chitta Ranjan Dutta, président d'une association composée des différentes minorités religieuses du pays. Il a ajouté que les violences qui ont récemment endeuillé les communautés hindoues et chrétiennes n'ont "pour seul objet que de nous maintenir à l'écart des opérations de vote". Au Bangladesh, dont 87 % des 130 millions d'habitants sont musulmans, les hindous représentent 12 % de la population, les bouddhistes 0,6 % et les chrétiens 0,3 %. Lundi 1er octobre, 75 millions d'électeurs sont appelés aux urnes afin de choisir, parmi 2 000 candidats, leurs 300 futurs députés dans ce qui constitue les huitièmes élections générales depuis l'indépendance du pays en 1971.

Des travailleurs sociaux catholiques incitent les femmes aborigènes exploitées au travail à défendre leurs droits

Bangladesh 01/09/2001

Les jeunes femmes aborigènes qui travaillent dans les grands centres urbains et sont exploitées par leurs employeurs peuvent tenter d'améliorer leur condition en se faisant connaître des paroisses catholiques situées près de leur lieu de travail et en s'affiliant aux associations de bienfaisance des aborigènes. Tel est le message qu'a tenu à faire passer Rosaline Costa, coordinatrice de Hotline Bangladesh, un centre d'assistance juridique mis en place par l'Eglise catholique dans ce pays. Rosaline Costa s'était rendue le 18 juillet dernier dans une maison d'accueil pour jeunes femmes aborigènes Mandi tenue par des religieuses de la paroisse de Jalchatra, dans le diocèse de Mymensingh.

A l'approche des élections législatives du 1er octobre 2001, l'Eglise catholique appelle au calme et au renforcement des mesures de sécurité pour limiter les violences électorales

Bangladesh 01/09/2001

"Pour que les élections législatives soient un succès, le pays a surtout besoin du maintien de l'ordre et du respect du droit", a déclaré le 20 août dernier le P. Patrick Gomes, secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques catholiques du Bangladesh. A l'approche des élections du 1er octobre prochain où 75 millions d'électeurs choisiront les 300 députés du parlement, les violences pré-électorales dont ce pays est coutumier n'ont pas manqué : depuis le mois de juillet dernier, 50 personnes sont mortes, des bombes ont explosé et 58 000 personnes ont été interpellées. Selon le P. Gomes, l'Eglise catholique est "confiante" à propos de ces élections mais "les bombes et les meurtres, jusque dans une église catholique," (1) sont des facteurs de "découragement pour tout le pays".

Caritas Bangladesh lance une campagne de prévention contre la traite des femmes et des enfants

Bangladesh 01/07/2001

Pour sa campagne nationale de mobilisation sur le problème de la traite des femmes et des enfants (1), Caritas Bangladesh vient de distribuer des milliers d'affiches et de tracts dans tout le pays. "Chaque année, de plus en plus de femmes et d'enfants sont exportés du Bangladesh vers d'autres pays par des bandes organisées", dénonce Benedict Alo D'Rozario, directrice de Caritas Bangladesh pour la gestion et l'aménagement des catastrophes. 20 000 tracts et 10 000 affiches ont été distribués aux 250 antennes locales de la Caritas Bangladesh à travers tout le pays pour lutter contre ce trafic et inviter les gens à en parler, a-t-elle précisé. Ni les paroisses ni les lieux où des projets de Caritas sont en voie de réalisation n'ont été oubliés. Les affiches représentent deux mains noires, symboles des trafiquants, dirigées vers deux enfants, un garçon et une fille, et une femme sous lesquelles on peut lire en bengali le slogan suivant : "Sauvons les enfants et les femmes des mains des trafiquants".

Des enfants manifestent contre l'utilisation de jeunes garçons comme jockey dans des courses de chameaux aux Emirats Arabes Unis

Bangladesh 16/06/2001

Des centaines d'écoliers bangladais, dont certains ont été des victimes du trafic, ont manifesté contre l'utilisation d'enfants comme jockey dans des courses de chameaux aux Emirats arabes unis (UAE). Ils s'étaient joints aux membres d'organisations de défense des droits des enfants, des droits de l'homme et de l'environnement, le 16 mai, pour présenter un mémorandum à l'ambassadeur des UAE et demander la fin de ces pratiques.

Un attentat meurtrier dans une église catholique sème la consternation

Bangladesh 16/06/2001

Dimanche 3 juin, l'explosion d'une bombe dans une église catholique a semé la consternation dans le pays. Non revendiqué, l'attentat a coûté la vie à 10 personnes et fait 26 blessés, dont plusieurs grièvement. L'explosion s'est produite à 7h 20 dans une église catholique de Baniarchor, ville située dans le district de Gopalganj, dans le diocèse de Khulna. L'église était pleine à ce moment ; 400 personnes environ y étaient rassemblées pour la messe de Pentecôte. Le choc créé dans le pays par l'attentat a été d'autant plus grand que l'Eglise catholique n'a, ces dernières années, jamais été prise pour cible. Les médias locaux ont largement couvert l'événement, appelant les autorités à rapidement trouver les coupables et à faire cesser la violence contre les minorités religieuses du pays. Le 8 juin, le Premier ministre Sheikh Hasina, originaire de Gopalganj, s'est rendu sur place pour exprimer ses condoléances aux familles des victimes. Elle a déclaré que les responsables de l'attentat seraient trouvés et jugés, non seulement les auteurs de l'attentat mais aussi ceux qui ont "inspiré" ces derniers.

Une militante catholique des droits de l'homme critique la tradition de la dot en usage dans les mariages chrétiens

Bangladesh 01/06/2001

La tradition de la dot en usage parmi les communautés chrétiennes du Bangladesh est contraire à l'enseignement de l'Eglise sur l'égalité des droits de tous en matière d'héritage, affirme Rosaline Costa, militante catholique des droits de l'homme. Rosaline Costa, coordinatrice du groupe catholique Hotline Bangladesh qui lutte en faveur des droits de l'homme, a regretté devant des journalistes qu'un certain nombre de communautés chrétiennes aient adopté certaines pratiques en usage chez les hindous. D'après ce système emprunté à la tradition hindoue, une femme n'a pas accès à l'héritage de la terre mais reçoit à la place de l'or, de l'argent et autres valeurs qui deviendront sa dot de mariage.

Des catholiques demandent qu'un règlement pacifique soit trouvé au conflit frontalier qui oppose l'Inde à leur pays

Bangladesh 01/06/2001

Des responsables catholiques bangladais, inquiets après l'incident de frontière qui a fait 19 morts en avril dernier, ont lancé un appel pour que soit trouvé un règlement pacifique au conflit qui oppose l'Inde et le Bangladesh. Nirmal Rozario, secrétaire général de la Ligue des coopératives de crédit du Bangladesh et membre de la Caritas locale, a demandé que les deux pays ouvrent une enquête et prennent des mesures pour que de tels incidents ne se renouvellent pas. Selon lui, "tous les problèmes doivent pouvoir se régler par le dialogue et non par les armes". D'après les informations publiées dans les journaux locaux, un incident s'est produit en territoire bangladais, le 18 avril, près de la ville de Rowmari, au nord du district de Kurigram. Les médias rapportent que 16 gardes indiens des Forces de sécurité aux frontières et 3 soldats bangladais ont été tués au cours d'un échange de coups de feu.

La visite de Jean-Paul II à la mosquée des Omeyyades en Syrie est plutôt bien perçue par les milieux musulmans mais une visite du pape dans une mosquée locale reste impensable

Bangladesh 01/06/2001

Selon Majid Mallik, de confession musulmane et directeur du Caritas Bangladesh Development Institute, la visite historique du pape à la mosquée des Omeyyades le 6 mai dernier à Damas, en Syrie, a été plutôt bien perçue par les milieux musulmans du pays. "Sa visite en Syrie et dans cette mosquée est un exemple pour le dialogue interreligieux", a-t-il estimé, ajoutant que son geste ne pouvait que renforcer le dialogue, la tolérance et le respect entre les différentes religions. Cependant, ce responsable de la Caritas locale pense que, dans l'hypothèse où Jean-Paul II se rendrait au Bangladesh, les fondamentalistes musulmans du pays empêcheraient certainement toute visite du pape dans une mosquée.