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Asie du Sud - Bangladesh

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Les organisations catholiques et protestantes se mobilisent pour venir en aide aux victimes du cyclone Sidr [ Bulletin EDA n° 474 ]

01/12/2007

Après le passage du plus violent cyclone depuis une décennie, le 15 novembre dernier, sur les côtes et l’intérieur d’une grande partie du pays, l’aide humanitaire s’organise pour enrayer la famine et les maladies qui mettent désormais en danger des dizaines de milliers d’habitants. Pour leur part, les communautés catholiques et protestantes se sont mobilisées à travers Caritas Bangladesh et l’organisation World Vision Bangladesh pour joindre leurs efforts à ceux de l’aide internationale.

« Le défi qui se présente au pays est énorme et l’ampleur des dégâts immense », a expliqué Elgin Saha, président du Conseil national des Eglises du Bangladesh. Il a affirmé que plus de 4 000 personnes avaient péri et que 2 000 étaient portées disparus, ajoutant que le cyclone avait rasé et inondé des milliers de maisons, jetant à la rue plus de 25 millions de personnes. Pour les autorités gouvernementales, le nombre de morts pourrait atteindre les 10 000 personnes, essentiellement parmi les paysans, les pêcheurs et les travailleurs journaliers.

Selon Alo Benedict D’Rozario, directeur exécutif de Caritas, « le manque de logements et de nourriture est énorme dans la région sinistrée ». Pour le P. Silvano Garello, missionnaire xaviérien à Dacca, « l’urgence première est l’eau potable : il n’existe pas de puits et la population utilisait des étangs ou des containers pour recueillir l’eau de pluie qui sont désormais détruits ou remplis d’eau salée. Des millions de personnes risquent de mourir, après l’impact immédiat du désastre, à cause des conséquences indirectes du cyclone : la faim, la soif et les épidémies qui éclatent facilement dans ces cas », a-t-il confié à l’agence Fides. Caritas s’est occupée de planifier toutes les aides qu’offrent les paroisses, les associations et les communautés missionnaires, mais aussi de coordonner les différentes estimations par zone notamment celle au sud de Dacca.

World Vision Bangladesh (WVB), la branche bangladaise de l’ONG humanitaire protestante World Vision, s’est organisée pour subvenir aux besoins de 20 000 familles dont les maisons ont été détruites et s’occupe de distribuer des colis de nourriture et de médicaments à la semaine au plus grand nombre de victimes.

Quelques jours avant l’arrivée du cyclone, les membres de Caritas et WVB s’étaient joints aux autres membres d’ONG et de responsables gouvernementaux locaux pour mettre en garde la population à l’aide de porte-voix et l’aider à s’installer dans les abris anticycloniques qui ont contribué à « minimiser » le nombre de décès, selon Elgin Saha. Ces abris surélevés et disposés le long des régions côtières ont contribué à sauver la vie de milliers de personnes, a-t-il expliqué. Après le cyclone de 1991 qui avait tué 143 000 personnes dans tout le pays, Caritas Bangladesh avait entrepris, conjointement avec les autorités locales, la construction de ces abris de deux étages sur pilotis, capables de résister à des vents de plus de 240 km/h (1). « Trente d’entre eux abritent actuellement des milliers de personnes où des maladies contagieuses peuvent se propager », confie le P. Mrityunjoy Dafadar, curé de Shelabunia, une paroisse catholique de la côte, avant d’ajouter qu’il espère que le gouvernement va rapidement apporter de l’aide à tous les survivants.

Notes

(1) Au sujet de la mobilisation de Caritas Bangladesh pour la construction d’abris anticycloniques, voir EDA 138