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Asie du Sud-Est - Timor-Oriental

"L'Indonésie n'est pas un ennemi," déclare "Xanana" Gusmao en visite à Djakarta

Timor-Oriental 16/12/1999

Au cours d'une visite de quatre jours à Djakarta, Jose Alexandre "Xanana" Gusmao, dirigeant historique de la résistance est-timoraise, a rencontré le président indonésien, Abdurrahman Wahid, afin de poser les bases des relations futures entre l'Indonésie et le Timor-Oriental. Le dirigeant est-timorais est arrivé dans la capitale indonésienne le 29 novembre à l'invitation du président indonésien. Il était accompagné de Jose Ramos Horta, co-lauréat du prix Nobel de la paix, de Mari Alkatari, un musulman est-timorais, et de Tarnat Samuel, représentant de l'ONU.

"IL EST TRES MOTIVANT DE COMMENCER UNE CONSTRUCTION A PARTIR DE RIEN."

Timor-Oriental 01/12/1999

Monseigneur, au cours des jours qui ont suivi le référendum et le choix du peuple de Timor-Oriental pour l'indépendance, beaucoup de vos amis ont eu peur pour votre sécurité, en particulier quand les informations sur les exactions de l'armée et des milices pro-indonésiennes ont commencé à circuler.

Mgr Belo reproche à certaines communautés religieuses de différer leur retour au Timor-Oriental

Timor-Oriental 01/12/1999

Mgr Carlos Filipe Ximenes Belo, administrateur apostolique de Dili, a reproché à un certain nombre de communautés religieuses de différer leur retour au Timor-Oriental. "Je regrette l'attitude de ces communautés qui ne reprennent pas le travail à Timor-Oriental sous prétexte que leur maison de communauté n'est pas restaurée ou que leurs ordinateurs ont été volés par les milices pro-indonésiennes durant les émeutes de septembre dernier," a-t-il déclaré le 18 novembre. Mgr Belo indique qu'un certain nombre de religieuses lui ont déclaré qu'elles ne retourneraient travailler à l'ouest du district de Covalima que si leur maison de communauté était réparée. "Je leur ai répondu que si elles attendaient jusque-là, le travail missionnaire risquerait d'attendre lui aussi jusqu'à la fin du 21ème siècle". Il a rappelé aux religieuses le rude travail accompli jadis par leurs consours missionnaires et les fondatrices de leurs congrégations : "Les anciennes étaient animées d'un grand esprit de sacrifice. Elles avaient intériorisé la spiritualité de l'enracinement et de l'inculturation. De nos jours, beaucoup de congrégations religieuses cèdent à l'esprit de facilité". Mgr Belo a même confié qu'une religieuse lui avait annoncé qu'elle ne retournerait travailler à Dili que munie d'un ordinateur. On sait qu'ordinateurs et autres équipements ont été volés aux sours durant les pillages du mois de septembre (15).

Mgr Belo demande aux réfugiés de rentrer chez eux, appelle à l'unité de tous les Timorais de l'Est et plaide pour que le Timor-Oriental et l'Indonésie entretiennent de bonnes relations

Timor-Oriental 16/11/1999

Le 9 novembre, Mgr Belo a rendu publique une lettre pastorale par laquelle il invite les réfugiés à rentrer chez eux et à ne pas croire les fausses rumeurs faisant état de violences perpétrées par les soldats de l'Interfet, la force internationale déployée par l'ONU dans le territoire. Quelques jours auparavant Mgr Belo a enjoint tous les Timorais de l'Est à s'unir pour rebâtir la nation est-timoraise, insistant sur le fait que Timor-Oriental et l'Indonésie pouvaient entretenir de bonnes relations.

L'Eglise organise le retour des religieux dans le territoire

Timor-Oriental 01/10/1999

Après un accord avec l'armée indonésienne, l'Eglise est parvenue à obtenir le retour dans le territoire de religieux réfugiés au Timor occidental. Dans les derniers jours de septembre, l'armée a organisé deux vols entre Kupang et Dili pour rapatrier tous les membres des congrégations religieuses qui le souhaitaient.

Alors que les troupes de l'Interfet prennent peu à peu le contrôle du territoire, un groupe de religieux est assassiné dans une embuscade

Timor-Oriental 01/10/1999

Alors que les troupes de l'Interfet, la force multinationale sous commandement australien chargée par l'ONU de rétablir l'ordre au Timor Oriental, prennent peu à peu le contrôle du territoire, le retrait des forces armées indonésiennes et des milices s'opère lentement. La population timoraise, réfugiée dans les collines et les forêts, déplacée au Timor occidental, n'a pas encore regagné les villes et les villages, quittés au plus fort des violences qui ont éclaté juste après la proclamation des résultats du référendum du 30 août dernier. Référendum qui donnait presque 80 % des Timorais favorable à l'indépendance du territoire.

L'armée indonésienne et les milices ont atteint leur objectif : terroriser la population, dévaster le territoire et décapiter la petite élite de Timor Oriental

Timor-Oriental 16/09/1999

Cédant à la pression internationale, l'Indonésie a finalement accepté l'envoi au Timor Oriental d'une force des Nations Unies pour le rétablissement de la paix, mais l'objectif recherché par le pouvoir indonésien, ou tout au moins par une partie de celui-ci, est atteint : la destruction de Timor.

L'épiscopat indonésien appelle à l'arrêt des violences et recommande au gouvernement de respecter les résultats de la consultation

Timor-Oriental 16/09/1999

Le 7 septembre, 3 jours après la publication des résultats du référendum, au lendemain de l'établissement de la loi martiale, alors que les milices sous la protection de l'armée indonésienne faisaient régner la terreur parmi la population du Timor Oriental, en se rendant coupables de massacres et de déportations, le plus haut responsable de l'Eglise catholique en Indonésie, Mgr Josephus Suwatan, président de la Conférence épiscopale indonésienne, s'est prononcé sans ambiguïté aussi bien à propos des résultats sortis des urnes que sur le tragique développement d'un climat de violences d'une rare intensité sur l'ensemble du Timor Oriental.

Les deux évêques du Timor Oriental publient une lettre pastorale commune deux semaines avant le référendum du 30 août

Timor-Oriental 01/09/1999

A l'occasion de l'arrivée des observateurs de l'ONU appelés à superviser le référendum qui doit décider de l'autonomie ou de l'indépendance du territoire, les deux évêques du Timor oriental ont appelés les Timorais à voter selon leur conscience pour l'avenir de leur pays.

Mgr Carlos Ximenes Belo demande solennellement à Mme Megawati et à son parti de respecter les résultats éventuels du référendum

Timor-Oriental 01/09/1999

A la suite de sa rencontre, le 10 août, avec Mme Megawati Sukarnoputri , candidate à la présidence indonésienne, Mgr Carlos Felipe Ximenes Belo, administrateur apostolique de Dili, lui a solennellement demandé de respecter les résultats, quels qu'ils soient, du référendum populaire du 30 août à Timor Oriental : "Nous espérons que 'Ibu' Megawati et son parti respecteront les aspirations du peuple après le référendum du 30 août". Dans le même communiqué, l'évêque ajoute que Megawati devrait aussi "rechercher une solution politique satisfaisante pour les frères et soeurs d'Aceh et d'Irian Jaya