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Asie du Sud-Est - Timor-Oriental

Les milices pro-indonésiennes déclarent la fin de la lutte armée mais refusent de coopérer avec la commission d'enquête

Timor-Oriental 01/01/2000

Le chef des milices anti-indépendantistes soutenues par l'armée indonésienne avant et après le référendum historique du 30 août dernier, Joao da Silva Tavares, a demandé à ses troupes de se disperser et de rendre leurs armes. Le 13 décembre, au cours d'une cérémonie qui a rassemblé un millier de miliciens à Atambua, au Timor occidental, il a solennellement défait le foulard rouge et blanc, couleurs du drapeau indonésien, qu'il portait autour de la tête.

Mgr Belo demande aux responsables musulmans de rouvrir leurs écoles

Timor-Oriental 16/12/1999

Mgr Belo vient de demander aux responsables musulmans de Dili, capitale du Timor-Oriental, de rouvrir la "madrasah" (école islamique) pour les enfants musulmans. "J'ai demandé la réouverture de la madrasah afin de permettre aux enfants musulmans de reprendre leur scolarité," a déclaré l'administrateur apostolique de Dili, le 7 décembre. Il a également déclaré leur avoir suggéré de solliciter l'aide d'enseignants extérieurs en l'absence des maîtres habituels. Il a précisé aussi qu'il les avait encouragés à utiliser l'indonésien et le tetum (dialecte propre à la région de Dili) comme moyens d'expression dans l'éducation des enfants et conseillé fortement de les pousser à l'étude du portugais.

Les corps de trois prêtres sont exhumés d'une fosse commune

Timor-Oriental 16/12/1999

Les corps de trois prêtres tués au cours des massacres qui ont suivi le référendum du 30 août dernier ont été découverts parmi les 26 corps exhumés de trois fosses communes mises à jour dans un village situé au Timor occidental. La "Commission gouvernementale d'enquête sur le non-respect des droits de l'homme au Timor-Oriental" (KPPHAM) a exhumé, le 25 novembre, les corps de trois fosses communes situées sur le territoire du village d'Alas Satan, dans le district de Belu, à trois kilomètres à peine de la frontière du Timor-Oriental. Parmi les 26 corps exhumés, trois sont ceux des P.P. Tarcisius Dewanto, Hilario Madeira et Francisco Soares, indique un communiqué de presse de cette commission datée du 30 novembre. "Tous les corps n'ont pu être encore identifiés mais il y a parmi eux des femmes et des enfants," précise-t-il.

"L'Indonésie n'est pas un ennemi," déclare "Xanana" Gusmao en visite à Djakarta

Timor-Oriental 16/12/1999

Au cours d'une visite de quatre jours à Djakarta, Jose Alexandre "Xanana" Gusmao, dirigeant historique de la résistance est-timoraise, a rencontré le président indonésien, Abdurrahman Wahid, afin de poser les bases des relations futures entre l'Indonésie et le Timor-Oriental. Le dirigeant est-timorais est arrivé dans la capitale indonésienne le 29 novembre à l'invitation du président indonésien. Il était accompagné de Jose Ramos Horta, co-lauréat du prix Nobel de la paix, de Mari Alkatari, un musulman est-timorais, et de Tarnat Samuel, représentant de l'ONU.

"IL EST TRES MOTIVANT DE COMMENCER UNE CONSTRUCTION A PARTIR DE RIEN."

Timor-Oriental 01/12/1999

Monseigneur, au cours des jours qui ont suivi le référendum et le choix du peuple de Timor-Oriental pour l'indépendance, beaucoup de vos amis ont eu peur pour votre sécurité, en particulier quand les informations sur les exactions de l'armée et des milices pro-indonésiennes ont commencé à circuler.

Mgr Belo reproche à certaines communautés religieuses de différer leur retour au Timor-Oriental

Timor-Oriental 01/12/1999

Mgr Carlos Filipe Ximenes Belo, administrateur apostolique de Dili, a reproché à un certain nombre de communautés religieuses de différer leur retour au Timor-Oriental. "Je regrette l'attitude de ces communautés qui ne reprennent pas le travail à Timor-Oriental sous prétexte que leur maison de communauté n'est pas restaurée ou que leurs ordinateurs ont été volés par les milices pro-indonésiennes durant les émeutes de septembre dernier," a-t-il déclaré le 18 novembre. Mgr Belo indique qu'un certain nombre de religieuses lui ont déclaré qu'elles ne retourneraient travailler à l'ouest du district de Covalima que si leur maison de communauté était réparée. "Je leur ai répondu que si elles attendaient jusque-là, le travail missionnaire risquerait d'attendre lui aussi jusqu'à la fin du 21ème siècle". Il a rappelé aux religieuses le rude travail accompli jadis par leurs consours missionnaires et les fondatrices de leurs congrégations : "Les anciennes étaient animées d'un grand esprit de sacrifice. Elles avaient intériorisé la spiritualité de l'enracinement et de l'inculturation. De nos jours, beaucoup de congrégations religieuses cèdent à l'esprit de facilité". Mgr Belo a même confié qu'une religieuse lui avait annoncé qu'elle ne retournerait travailler à Dili que munie d'un ordinateur. On sait qu'ordinateurs et autres équipements ont été volés aux sours durant les pillages du mois de septembre (15).

Mgr Belo demande aux réfugiés de rentrer chez eux, appelle à l'unité de tous les Timorais de l'Est et plaide pour que le Timor-Oriental et l'Indonésie entretiennent de bonnes relations

Timor-Oriental 16/11/1999

Le 9 novembre, Mgr Belo a rendu publique une lettre pastorale par laquelle il invite les réfugiés à rentrer chez eux et à ne pas croire les fausses rumeurs faisant état de violences perpétrées par les soldats de l'Interfet, la force internationale déployée par l'ONU dans le territoire. Quelques jours auparavant Mgr Belo a enjoint tous les Timorais de l'Est à s'unir pour rebâtir la nation est-timoraise, insistant sur le fait que Timor-Oriental et l'Indonésie pouvaient entretenir de bonnes relations.

L'Eglise organise le retour des religieux dans le territoire

Timor-Oriental 01/10/1999

Après un accord avec l'armée indonésienne, l'Eglise est parvenue à obtenir le retour dans le territoire de religieux réfugiés au Timor occidental. Dans les derniers jours de septembre, l'armée a organisé deux vols entre Kupang et Dili pour rapatrier tous les membres des congrégations religieuses qui le souhaitaient.

Alors que les troupes de l'Interfet prennent peu à peu le contrôle du territoire, un groupe de religieux est assassiné dans une embuscade

Timor-Oriental 01/10/1999

Alors que les troupes de l'Interfet, la force multinationale sous commandement australien chargée par l'ONU de rétablir l'ordre au Timor Oriental, prennent peu à peu le contrôle du territoire, le retrait des forces armées indonésiennes et des milices s'opère lentement. La population timoraise, réfugiée dans les collines et les forêts, déplacée au Timor occidental, n'a pas encore regagné les villes et les villages, quittés au plus fort des violences qui ont éclaté juste après la proclamation des résultats du référendum du 30 août dernier. Référendum qui donnait presque 80 % des Timorais favorable à l'indépendance du territoire.

L'armée indonésienne et les milices ont atteint leur objectif : terroriser la population, dévaster le territoire et décapiter la petite élite de Timor Oriental

Timor-Oriental 16/09/1999

Cédant à la pression internationale, l'Indonésie a finalement accepté l'envoi au Timor Oriental d'une force des Nations Unies pour le rétablissement de la paix, mais l'objectif recherché par le pouvoir indonésien, ou tout au moins par une partie de celui-ci, est atteint : la destruction de Timor.