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Asie du Sud-Est - Timor-Oriental

Fondée sur la défense de la dignité de la personne humaine, la Constitution du Timor-Oriental, nouvellement adoptée, affirme le principe de la liberté religieuse

Timor-Oriental 01/04/2002

Après six mois de débats, les députés de l'Assemblée constituante du Timor-Oriental, élue le 30 août dernier (1), ont achevé leur tâche et ont signé le 22 mars dernier le texte qui va devenir la Constitution du nouvel Etat indépendant du Timor-Oriental, marquant ainsi un pas décisif dans le processus qui doit amener l'UNTAET, administration provisoire mise en place par l'ONU, à confier l'entière souveraineté du Timor-Oriental à son gouvernement en mai prochain. Selon le ministre en chef du gouvernement provisoire du pays, Mari Alkatiri, "le principe sacré qui a prévalu" tout au long du processus de rédaction de cette constitution a été "la défense de la dignité de la personne humaine", un principe dont le respect a cruellement fait défaut aux Est-Timorais tout au long des 24 années d'occupation indonésienne. Comme en écho au rôle de l'Eglise catholique dans le territoire depuis 1975 - un rôle de défenseur des droits de la personne humaine -, la Constitution inscrit sur le papier le principe d'égalité entre les groupes religieux, ethniques et sociaux. Le Timor-Oriental, peuplé de 850 000 habitants, est catholique à 85 %.

Le Timor-Oriental, à l'instar de l'Afrique du Sud, va être doté d'une Commission Vérité et Réconciliation'

Timor-Oriental 01/02/2002

Au début du mois de février 2002, le Timor-Oriental sera officiellement doté d'une Commission Vérité et Réconciliation. Similaire à la commission mise sur pied en Afrique du Sud pour documenter les crimes commis sous le régime de l'apartheid, cette instance, organisée par l'administration des Nations Unies au Timor-Oriental, aura pour tâche de faire la lumière sur les violations des droits de l'homme durant les années de l'occupation indonésienne, y compris au cours des événements dramatiques qui avaient suivi le référendum d'août 1999 (1), référendum par lequel les Timorais de l'Est ont finalement gagné leur indépendance.

Les membres d'un gang responsables d'un massacre commis en septembre 1999 ont été reconnus coupables de crimes contre l'humanité et condamnés à des peines de prison fermes

Timor-Oriental 16/12/2001

Le 11 décembre dernier, les trois juges du Tribunal spécial pour crimes graves, mis en place par l'administration transitoire des Nations Unies au Timor-Oriental, ont reconnu coupables de crimes contre l'humanité dix des membres d'un gang pour des crimes commis lors de la mise à sac du Timor-Oriental en septembre 1999. Il s'agit des premières condamnations pour crimes contre l'humanité prononcées en lien avec les violences qui avaient marqué ce territoire après le référendum du 30 août 1999 où les Timorais de l'Est avaient opté à une très large majorité pour l'indépendance. On se souvient que des milices à la solde de l'armée indonésienne avaient alors mis à feu et à sang le Timor-Oriental.

L'indépendance formelle du Timor-Oriental devrait être proclamée le 20 mai 2002

Timor-Oriental 01/11/2001

Lundi 22 octobre dernier, l'Assemblée constituante du Timor-Oriental, élue le 30 août dernier (1), a demandé aux Nations Unies qui gèrent le territoire depuis un peu plus de deux ans de "transmettre aux institutions gouvernementales timoraises élues la souveraineté [sur le Timor-Oriental] le 20 mai 2002". Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait approuver cette date d'ici à quelques jours. Cette date a été choisie, ont expliqué les 88 députés timorais à Dili, car elle correspond au 28e anniversaire de la fondation du premier parti politique est-timorais, l'Association social-démocrate timoraise, ancêtre du Fretilin. Le Fretilin (Front révolutionnaire pour un Timor-Oriental indépendant), parti héritier de la lutte contre l'occupant indonésien, est sorti vainqueur des élections du 30 août avec 57,3 % des voix et 55 députés. Selon Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, d'ici au mois de mai 2002, les "casques bleus" devraient être ramenés de 9 000 à 5 000 et le personnel civil international réduit de 75 %. Le nombre des soldats et des fonctionnaires internationaux qui demeureront dans le nouveau Timor-Oriental indépendant dépendra des progrès réalisés dans la mise en place des institutions locales, a encore précisé Kofi Annan. L'administration des Nations Unies a identifié environ "une centaine de fonctions essentielles au fonctionnement de l'Etat et à la stabilité de la nation pour lesquelles il n'existe pas encore de personnel local qualifié", a-t-il précisé. Sergio Viera de Mello, patron de l'UNTAET, l'administration des Nations Unies responsable de la transition du Timor-Oriental vers l'indépendance complète, a pour sa part mis en garde contre une réduction trop rapide des personnels de l'ONU, réduction qui pourrait ruiner "les énormes investissements consentis jusqu'ici".

Après le déroulement pacifique des élections du 30 août dernier, le retour des réfugiés est-timorais présents au Timor occidental s'accélère petit à petit

Timor-Oriental 01/10/2001

Rassurés par les élections législatives du 30 août dernier qui se sont déroulées dans un grand calme (1), les réfugiés est-timorais présents au Timor occidental depuis le référendum d'août 1999 et les violences qui ont suivi (2) regagnent peu à peu leur patrie. Le 14 septembre dernier, 961 d'entre eux ont rejoint leur village d'origine, à Ainaro, et le 19 septembre, c'était au tour de 253 autres de regagner leurs maisons dans le district de Covalima. A ces deux dates, Alexandre Xanana' Gusmao, futur président du nouvel Etat, et des représentants de l'UNTAET, l'organe des Nations Unies responsable de la transition du Timor-Oriental vers l'indépendance complète, ont accueilli les réfugiés en leur souhaitant : "Bienvenue sur votre terre natale".

Le Fretilin a remporté 55 des 88 sièges de l'Assemblée constituante lors des premières élections libres organisées dans le pays, élections qui se sont déroulées dans un grand calme

Timor-Oriental 16/09/2001

Selon tous les observateurs et les responsables de l'administration des Nations Unies pour le Timor-Oriental, les élections du 30 août dernier se sont déroulées dans un grand calme, les Timorais de l'Est faisant preuve d'une grande maturité citoyenne. Les électeurs est-timorais étaient appelés à désigner les 88 députés de leur Assemblée constituante, une étape décisive sur la voie de l'indépendance complète, prévue au printemps prochain. Le Fretilin (Front révolutionnaire pour un Timor-Oriental indépendant), le parti héritier de la lutte contre l'occupant indonésien, sort sans conteste grand vainqueur de ces élections, mais, avec 57,3 % des voix et 55 sièges, le parti de Mari Alkatiri n'a pas bénéficié du raz-de-marée qu'il escomptait. Cinq sièges lui manquant pour obtenir la majorité des deux tiers nécessaire pour adopter la future Constitution, il devra composer avec les partis plus petits, ce qui n'est pas pour déplaire tant aux responsables locaux de l'Eglise catholique qu'à ceux de l'ONU qui redoutaient la perspective de voir le Timor-Oriental, bientôt totalement indépendant, placé sous la domination d'un parti unique.

Les Timorais de l'Est devant élire les 88 députés de leur Assemblée constituante le 30 août, Mgr Belo appelle à un déroulement pacifique et juste des opérations électorales

Timor-Oriental 01/09/2001

"Chacun au Timor-Oriental est responsable du bon déroulement des élections, de leur déroulement pacifique, juste et honnête." Tel est le message que Mgr Carlos Felipe Ximenes Belo, évêque de Dili, a fait passer dans une lettre lue dans toutes les paroisses de la capitale du Timor-Oriental. "Nous devons élire des candidats capables de servir la cause de tous les Timorais et pas seulement celle de leurs propres familles", a-t-il ajouté à quelques jours des élections du 30 août par lesquelles un peu plus de 400 000 Timorais de l'Est vont désigner les 88 députés de l'Assemblée constituante du pays.

De retour d'une visite au Timor-Oriental, un responsable des réfugiés est-timorais au Timor occidental déclare souhaiter le retour rapide des réfugiés au Timor-Oriental

Timor-Oriental 16/07/2001

De retour d'une visite au Timor-Oriental, un responsable des réfugiés est-timorais au Timor occidental exhorte ses compagnons à revenir au pays, la sécurité s'y étant, selon lui, bien améliorée. Apolinario da Silva, qui commande une unité de police à Mota Ain, un village du district de Belu, proche de la frontière qui sépare les deux Timor, a conduit une "commission d'enquête" formée de huit ex-policiers est-timorais au Timor-Oriental du 12 au 19 juin dernier. Da Silva, ancien membre du Conseil consultatif de l'union des Est-Timorais pro-indonésiens, s'est adressé aux journalistes le 20 juin à Atambua pour leur dire: "La sécurité et la situation socio-politique sont bien meilleures là-bas. C'est pourquoi nous invitons tous les réfugiés à retourner au pays" (1). Il a déclaré avoir rendu compte de sa visite à l'évêque catholique d'Atambua, Mgr Antonius Pain Ratu, et avoir rencontré Mgr Carlos Filipe Ximenes Belo, administrateur apostolique de Dili, lors de son séjour au Timor-Oriental.

Jose Ramos-Horta et Mgr Belo expriment des doutes quant aux résultats du vote par lequel les réfugiés est-timorais au Timor occidental ont dit vouloir rester en Indonésie

Timor-Oriental 01/07/2001

"Je crois qu'il y a eu recours à l'intimidation pour que plus de 95 % des réfugiés [est-timorais présents au Timor occidental] choisissent de rester en Indonésie" (1Tels sont les propos que Mgr Belo, évêque catholique de Dili, a tenu le 12 juin dernier à Dili au journaliste du Suara Pembaruan ( La voix du renouveau'), un quotidien protestant de Djakarta. Dans la même édition de ce journal, Jose Ramos-Horta, co-lauréat en 1996 du prix Nobel de la paix avec Mgr Belo, a dit son étonnement devant le grand nombre de réfugiés est-timorais que ce vote a permis de dénombrer et l'importance de la proportion de ceux qui ont choisi de demeurer en Indonésie. Selon les deux hommes, contrairement aux résultats de cette consultation, la majorité des réfugiés est-timorais présents au Timor occidental souhaitent revenir au Timor-Oriental mais il est de l'intérêt de "certains groupes" de tout faire pour empêcher leur retour effectif.