EDA, Eglise d'Asie - Agence d'information des Missions étrangères de Paris EDA, Eglise d'Asie - Agence d'information des Missions étrangères de Paris

Vous êtes ici : Accueil Asie du Sud-Est Timor-Oriental

Rechercher

Recevoir gratuitement nos dépêches

Asie du Sud-Est - Timor-Oriental

Par le travail de la Commission pour la recherche de la vérité et la réconciliation, les Est-Timorais s'approprient peu à peu leur passé et les souffrances endurées

Timor-Oriental 01/12/2002

Mise en place en février 2002 par l'UNTAET, l'administration transitoire de l'ONU qui a accompagné la pleine accession à l'indépendance du Timor-Oriental, la Commission pour la recherche de la vérité et la réconciliation poursuit son travail (1). Les 11 et 12 novembre derniers, un millier de personnes sont venues écouter les témoignages de quatorze Est-Timorais, originaires des treize districts qui forment le pays, qui ont raconté comment leurs droits avaient été bafoués.

La très minoritaire communauté musulmane du pays a remercié Mgr Belo pour son aide au sujet du démenti apporté à certaines rumeurs ayant trait à l'attentat de Bali

Timor-Oriental 01/12/2002

Après l'attentat de Bali, en Indonésie, qui, le 12 octobre dernier, a causé la mort de près de 190 personnes (1), la tension est montée dans la capitale du Timor-Oriental, Dili, à cause de rumeurs faisant état de la présence de deux des responsables de l'attentat dans la mosquée de la ville. Cependant, avant que le mois du ramadan ne commence, le 6 novembre dernier, Mgr Carlos Filipe Ximenes Belo, administrateur apostolique du diocèse catholique de Dili, a rencontré les dirigeants de la communauté musulmane et, en leur présence, a déclaré publiquement qu'il ne croyait pas que les musulmans est-timorais se montreraient si "naïfs" au point de cacher des criminels dans leur lieu de culte. Mgr Belo a ajouté que les musulmans est-timorais pouvaient contribuer à l'harmonie entre les différentes religions dans le pays. "Montrez par votre vie de tous les jours que vous êtes bons, droits et justes afin que les gens sachent que les musulmans ne sont pas des terroristes a déclaré Mgr Belo.

Le pape a accepté la démission, pour raison de santé, de Mgr Belo, administrateur apostolique du diocèse de Dili, et a nommé Mgr do Nascimento comme son successeur

Timor-Oriental 01/12/2002

Par un communiqué en date du 26 novembre dernier, le Saint-Siège a fait savoir que le pape avait accepté la démission de Mgr Carlos Belo, administrateur apostolique du diocèse catholique de Dili, et avait nommé Mgr Basilio do Nascimento, actuel administrateur apostolique du diocèse de Baucau, comme son successeur (1). Mgr do Nascimento continue par ailleurs d'assumer la charge du diocèse de Baucau. Selon le communiqué du Vatican, la démission a été acceptée au titre de l'article 401, paragraphe 2, du Code de droit canon, qui autorise un évêque à démissionner pour raison de santé. A Dili, la nouvelle a été confirmée par Agio Pereira, chef de cabinet du président du Timor-Oriental, Xanana Gusmao, qui a déclaré que Mgr Belo avait publié un communiqué annonçant qu'il demandait au Saint-Siège d'accepter sa démission pour raison de santé. "J'ai besoin de repos et d'un traitement pendant un à deux ans", a expliqué en substance Mgr Belo.

Recevant les deux évêques du Timor-Oriental en visite ad limina, le pape Jean-Paul II estime que le peuple est-timorais doit faire ouvre de mémoire afin d'aller de l'avant

Timor-Oriental 16/11/2002

Le 30 octobre dernier, le pape Jean-Paul II a reçu les deux évêques catholiques du Timor-Oriental, Mgr Belo et Mgr do Nascimento, respectivement administrateurs apostoliques des diocèses de Dili et de Baucau, à l'occasion de leur visite ad limina à Rome. Déclarant que le temps était désormais venu de reconstruire "une nation fraternelle et prospère", le pape a invité les deux évêques à aider les catholiques à revenir à un rythme de vie normal et à témoigner de leur foi en encourageant la réconciliation.

ENTRETIEN AVEC Mgr BASILIO DO NASCIMENTO, EVEQUE DU DIOCESE CATHOLIQUE DE BAUCAU

Timor-Oriental 01/06/2002

Pendant deux ans et demi, les Nations Unies ont administré le territoire du Timor-Oriental. L'Autorité transitoire des Nations Unies au Timor-Oriental (UNTAET) a-t-elle posé de solides fondations pour que cette nouvelle nation puisse prendre un bon départ ?

Selon un prêtre catholique, vice-président de la commission pour la réconciliation et la vérité au Timor-Oriental, l'Indonésie doit être jugée devant un tribunal international

Timor-Oriental 01/06/2002

Le 17 mai dernier, le P. Jovito Rego de Jesus Araujo, vice-président de la commission pour la réconciliation et la vérité mise en place au début de cette année par l'UNTAET, l'administration transitoire mise en place par l'ONU (1), a déclaré que le jugement des autorités indonésiennes pour crimes de guerre devant un tribunal international était la seule façon d'établir la justice au Timor-Oriental. Selon le prêtre catholique, le gouvernement indonésien a été "le maître d'œuvre de toutes les atrocités" commises au Timor-Oriental entre 1975 et 1999 et doit donc être tenu pour responsable, tout comme doivent l'être "les forces externes qui ont donné l'opportunité [à l'Indonésie] de perpétrer des violations des droits de l'homme telles que l'Australie et les Etats-Unis qui "ont donné l'ordre à l'Indonésie d'envahir le Timor-Oriental". Etablie au début de cette année, la Commission pour la Recherche de la Vérité et de la Réconciliation au Timor-Oriental a pour tâche d'enquêter sur les abus des droits de l'homme commis entre 1974 et 1999, soit une période qui va de la guerre civile qui a eu lieu au Timor-Oriental lors du retrait du Portugal au référendum d'août 1999 à la mise à sac du territoire par l'armée indonésienne et les milices est-timoraises à sa solde.

Plus du quart de la population du nouvel Etat a assisté à la messe célébrée la veille de l'avènement officiel de l'indépendance du Timor-Oriental

Timor-Oriental 01/06/2002

200 000 personnes, soit plus du quart de la population du nouvel Etat, se sont rassemblées le 19 mai dernier, dimanche de Pentecôte, à Tasi Tolu, site où les cérémonies marquant l'avènement officiel de l'indépendance de la République démocratique de Timor-Oriental ont pris place dans la nuit du 19 au 20 mai 2002. Devant la foule réunie, là même où le pape Jean-Paul II avait célébré la messe lors de la visite dans le territoire en 1989, Mgr Carlos Belo, administrateur apostolique de Dili, a lu la lettre de félicitations envoyée par le pape pour l'occasion. La messe célébrée à 18 heures ce soir-là était prési-dée par Mgr Renato Martino, délégué personnel du Saint-Père et représentant permanent du Saint-Siège auprès de l'ONU, et concélébrée, outre Mgr Belo, de Dili, et Mgr Do Nascimento, de Bau-cau, par plusieurs cardinaux et évêques venus du monde entier, dont le cardinal-archevêque de Djakar-ta, Mgr Julius Darmaatmadja, et le nonce apostolique en Indonésie, Mgr Renzo Fratini. Le lendemain, lundi 20 mai, le Saint-Siège et le Timor-Oriental ont officiellement établi des relations diplomatiques.

Dans un Timor-Oriental officiellement indépendant depuis le 20 mai 2002, l'évêque catholique du diocèse de Dili affirme que l'Eglise restera une "voix morale" au service de ses habitants

Timor-Oriental 01/06/2002

Au cours d'une interview accordée à différents médias internationaux le 17 mai dernier, soit trois jours avant les cérémonies officielles marquant l'avènement de l'indépendance du nouvel Etat du Timor-Oriental, Mgr Carlos Belo, administrateur apostolique du diocèse catholique de Dili, a déclaré qu'à l'époque de l'occupation indonésienne, de 1975 à 1999, l'Eglise catholique avait sans relâche œuvré en étant la voix des sans voix. "L'Eglise était la seule institution indépendante qui a élevé la voix au nom du peuple (timorais) tandis que les autres voix étaient quasiment réduites à un silence complet", a-t-il affirmé. A l'avenir, a-t-il continué, "si quelque chose ne tourne pas rond, nous dirons que cela ne va pas. Si quelque chose est bon, nous dirons nos félicitations". Le prix Nobel de la paix 1996 - prix également co-décerné à Jose Ramos Horta - a poursuivi en ces termes : "Nous prendrons la parole pour éviter que la corruption ne se répande, pour appeler les Timorais de l'Est à travailler plus, pour maintenir la paix et la tranquillité".

La toute petite communauté musulmane du Timor-Oriental s'interroge sur les raisons qui ont présidé à son maintien à l'écart de la récente élection présidentielle

Timor-Oriental 01/05/2002

Après les événements d'août-septembre 1999 qui ont vu la fin de la domination indonésienne sur le Timor-Oriental, la communauté musulmane de ce pays n'a plus compté que quelques milliers de membres et il est généralement estimé que les musulmans représentent aujourd'hui à peine 2 % des près de 800 000 Est-Timorais, par ailleurs catholiques à 92 %. Pour être minoritaire, la communauté musulmane du Timor-Oriental n'en a pas moins continué à vivre et, même si les forces de l'ONU présentes dans le pays ont dû veiller à leur sécurité, elle n'a pas eu à déplorer d'actes de violence de la part de catholiques est-timorais désireux de se venger des années de l'occupation indonésienne et du saccage du territoire à l'issue du référendum d'août 1999 (1). Pourtant, à l'occasion des élections présidentielles du 14 avril dernier, les musulmans du village de Kampong Alor, situé dans le district de Dili, ont exprimé leur déception après avoir été empêchés de prendre part au scrutin par la Commission électorale indépendante.

PARDONNER - En Indonésie, des procès se sont ouverts devant une cour de justice des droits de l'homme, spécialement créée pour l'occasion, afin de juger quelques uns des responsables des atrocités commises au Timor-Oriental en 1999. Au Timor-Oriental, cer

Timor-Oriental 01/04/2002

Juana Dos Reis a dû se faire violence afin de surmonter le mouvement de répulsion qui l'a parcouru lorsqu'elle a étreint la femme dans ses bras. "Au fond de moi, je me sentais malade, mais j'ai pu pourtant me maîtriser", rapporte-t-elle, se remémorant la rencontre en février dernier dans un camp de réfugiés situé juste de l'autre côté de la frontière entre le Timor-Oriental et l'Indonésie, dans la province indonésienne du Timor occidental.