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Asie du Sud-Est - Timor-Oriental

Un camp de nuit au sommet du mont Matebian a permis à de jeunes catholiques de réfléchir sur les difficultés actuelles du pays et de s'investir en faveur de la paix

Timor-Oriental 16/10/2006

Matebian est un sommet escarpé, recouvert d'une forêt dense, qui domine le diocèse de Baucau, à 3 400 mètres d'altitude. Pour les Timorais, de tout temps, il a été un refuge en temps de crise. Son nom, qui signifie "Montagne de la mort rappelle les époques où il n'y avait de refuge nulle part. Des fragments rouillés de bombes en jonchent les pentes, restes des bombardements de l'aviation indonésienne durant les premières années de l'occupation (1975-1999), le terrain accidenté et la forêt faisant de Matebian une cache naturelle idéale pour la résistance armée.

Face à la reprise des hostilités et des intimidations, les réfugiés de Dili craignent de rentrer chez eux

Timor-Oriental 16/10/2006

Des milliers de réfugiés demeurent toujours dans des camps de fortune installés autour de Dili. Ils préfèrent encourir les risques de la maladie plutôt que la violence des rues de la capitale. Quatre mois après le début des hostilités, en mai dernier (1), les réfugiés attendent que les politiciens, les troupes internationales pour le maintien de la paix ainsi que les Nations Unies trouvent une solution aux divisions qui règnent dans ce petit pays majoritairement catholique d'à peine un million d'habitants. De récentes échauffourées entre gangs dans les rues de la capitale et l'évasion d'un chef militaire rebelle en août dernier n'ont fait qu'augmenter leurs craintes.

En vue des prochaines élections législatives, l'Eglise catholique et différentes organisations non gouvernementales ont été consultées au sujet de la future loi électorale

Timor-Oriental 16/09/2006

L'Eglise catholique du Timor-Oriental travaille avec des organisations non gouvernementales pour faciliter les débats autour de différentes propositions relatives à la future loi électorale, en vue des prochaines élections législatives - les premières depuis l'indépendance du pays, en mai 2002. Une trentaine de participants, issus de différents partis politiques et de différentes organisations ecclésiales ainsi que des membres du Parlement et de la société civile, ont participé aux débats qui se sont déroulés le 23 août dernier à Baucau.

Après la démission du Premier ministre, l'Eglise souligne la nécessité de développer le dialogue entre les différentes composantes de la société est-timoraise

Timor-Oriental 01/07/2006

Les rues de Dili envahies de manifestants en liesse après la démission du Premier ministre Mari Alkatiri, des responsables de l'Eglise catholique ont appelé à la justice et au dialogue. Selon le P. Apolinario Aparicio, vicaire général du diocèse de Dili, la décision du Premier ministre, annoncée le 26 juin dernier, est appréciée de l'Eglise, qui espère qu'elle permettra de trouver une "bonne issue" à la crise traversée par le pays depuis le mois de mai.

L'ONU APPELEE A LA RESCOUSSE POUR SORTIR LE PAYS DU CHAOS

Timor-Oriental 16/06/2006

Le travail des Nations Unies au Timor-Oriental de 1999 à 2002 était jusqu'à présent salué comme l'une des rares success story de l'organisation. L'ONU avait aidé à l'établissement des institutions de base du dernier né de la communauté internationale : justice, police, armée, système politique. Le regretté Sergio Viera de Mello avait, de l'avis général, exécuté un travail de grande qualité, alors même que l'ONU s'aventurait pour la première fois sur des terres en friches : la prise en charge totale d'un pays qui n'existait pas encore. Tout avait dû être mis en place, à partir des ruines fumantes laissées derrière elle par l'armée indonésienne, du système de facturation de l'électricité à la création d'une Banque centrale. Quatre ans après, l'immense espoir né avec l'accession officielle à l'indépendance du Timor Leste (nom officiel du pays) retombe dans le fracas des rafales d'armes automatiques et de brutaux affrontements intercommunautaires. Il serait sans doute facile de reprocher, a posteriori, à l'organisation onusienne de n'avoir pas fait ceci, d'avoir trop peu insisté sur cela. Mais les faiblesses et les manquements qui ont précipité le Timor-Oriental sont inhérents au pays. "Les problèmes sont entièrement des problèmes timorais nous dit Grover Joseph Rees, l'ambassadeur américain à Dili. Mais plus encore, ils sont typiques des pays très pauvres qui, martyrisés par un long conflit, tentent de gravir les premières marches d'un Etat de droit sous un régime démocratique. "Cette crise est tout à fait normale dans un pays en voie de transition, après vingt-quatre ans d'occupation étrangère et la tragédie de 1999 estime le ministre des Affaires étrangères et de la Défense du Timor-Oriental, José-Ramos Horta.

Les paroisses de Dili abritent un grand nombre de réfugiés et organisent des prières pour la paix

Timor-Oriental 01/06/2006

Lors des messes dominicales du 28 mai dernier, les paroisses catholiques de Dili ont prié pour la paix et continué à accueillir des réfugiés fuyant les violences et les scènes d'émeutes qui ont éclaté ces jours-ci dans les rues de la capitale est-timoraise. L'intervention de 2 250 soldats étrangers, venus d'Australie, mais aussi de Nouvelle-Zélande et de Malaisie, a permis un semblant de retour au calme, mais de nouveaux affrontements ont eu lieu entre gangs rivaux et les responsables politiques du pays n'ont pas - à ce jour - réglé le conflit qui est à l'origine des troubles, à savoir des différends entre déserteurs et troupes régulières au sein des modestes forces armées du pays (1). Au total, une vingtaine de personnes ont trouvé la mort dans la semaine du 21 au 27 mai.

L'Eglise catholique, qui a appelé au calme après les récentes émeutes de Dili, s'organise pour accueillir plusieurs milliers de personnes déplacées

Timor-Oriental 16/05/2006

L'Eglise catholique du Timor-Oriental, qui a lancé un appel au calme à tous les Est-Timorais, s'organise pour accueillir plusieurs milliers de réfugiés qui ont fui la capitale, en proie à des heurts qui ont éclaté les 28 et 29 avril derniers, entre les forces armées et 591 soldats, qui ont été limogés par le gouvernement en février dernier et se disent victimes de discriminations injustes.

A l'occasion du neuvième anniversaire de sa création, le diocèse de Baucau a lancé une radio diocésaine, Radio Fini Lorosae

Timor-Oriental 01/04/2006

Le 20 mars dernier, le diocèse de Baucau a fêté le neuvième anniversaire de sa création et, à cette occasion, a lancé une radio diocésaine, Radio Fini Lorosae. Selon Mgr Basilio do Nascimento, évêque du lieu, les fidèles du diocèse de Baucau, situé dans une région montagneuse aux infrastructures terrestres et téléphoniques peu développées, l'accès à l'information et aux moyens de communication reste difficile, et l'avènement de Radio Fini Lorosae leur permettra d'établir des liens supplémentaires et plus réguliers avec leur diocèse.

Deux prêtres italiens fidei donum contribuent à l'évangélisation d'une île isolée

Timor-Oriental 01/04/2006

Dans un Timor-Oriental catholique à 96 %, l'île d'Atauro, située au large de Dili, la capitale, présente la particularité d'être majoritairement protestante. Soixante pour cent de ses 8 664 habitants sont protestants, héritage de l'ouvre d'une mission calviniste hollandaise, venue au début du XXe siècle de l'île d'Alor, 45 km. plus à l'ouest. Le catholicisme n'est arrivé sur l'île que dans les années 1950, mais, de 1976 à 2004, aucun prêtre n'a vécu de façon permanente sur l'île. En 2004, deux prêtres italiens se sont installés sur l'île.

Après plusieurs jours de fortes tensions, le gouvernement a fini par céder sur la question de l'enseignement religieux à l'école et a signé un accord en ce sens avec l'Eglise catholique

Timor-Oriental 16/05/2005

Le 7 mai dernier, après plusieurs jours où d'importantes manifestations ont bloqué une partie de la capitale Dili et où la tension politique était devenue très forte, le gouvernement, dirigé par le Premier ministre Mari Alkatiri, lui-même musulman, et les deux évêques de l'Eglise catholique locale ont signé un accord. Paraphé en présence du président de la République, Alexandre 'Xanana' Gusmao, cet accord a mis fin à la dispute opposant l'Eglise et le gouvernement sur la place de l'enseignement religieux dans les écoles publiques. Au nom de la séparation des Eglises et de l'Etat, inscrite dans la Constitution, le ministre de l'Education avait mis en place, il y a quelques mois, une réforme visant à rendre optionnels les cours de religion, jusqu'ici obligatoires. L'Eglise catholique, dans ce pays où 96 % des habitants sont catholiques, avait vivement réagi, les évêques de Dili et Baucau allant jusqu'à réclamer la démission du Premier ministre (1).