EDA, Eglise d'Asie - Agence d'information des Missions étrangères de Paris EDA, Eglise d'Asie - Agence d'information des Missions étrangères de Paris

Vous êtes ici : Accueil Asie du Sud-Est Timor-Oriental

Rechercher

Recevoir gratuitement nos dépêches

Asie du Sud-Est - Timor-Oriental

Mgr Belo s'oppose à la venue du "Bateau de la paix"

Timor-Oriental 16/03/1992

Mgr Ximenes Belo, administrateur apostolique de Dili, a condamné l'entreprise du navire portugais "Lusitania Expresso", affrêté par des exilés politiques originaires de Timor Oriental, des militants de mouvements pacifistes internationaux, et des étudiants qui veulent accoster sur la côte timoraise pour une "Mission de paix". "Je connais la situation à Timor Oriental et je désapprouve cette initiative; le bateau n'amènera pas la paix mais le désordrea déclaré l'évêque, le 2 mars 1992.

Mgr Belo:"Le gouvernement indonésien doit nous accorder l'autonomie"

Timor-Oriental 16/03/1992

Le 28 février 1992, accordant une interview à une revue protestante de Jakarta "Suara Pembaruan" (La voix du renouveau), Mgr Ximenes Belo, administrateur apostolique de Dili, a clairement pris parti pour que l'Indonésie accorde une certaine autonomie à Timor Oriental: "On peut penser que ce que je dis ressemble à de la politique, mais je tiens à faire connaître ma conviction, à savoir que Timor Oriental devrait avoir le statut d'une région autonomea déclaré l'évêque.

L'Eglise catholique "réhabilitée" aux yeux des autorités indonésiennes

Timor-Oriental 01/02/1992

Le 13 janvier 1992, le général de brigade Theo Syafel, un musulman indonésien converti au protestantisme, prenait ses fonctions de commandant militaire de Timor Oriental, en remplacement du général Warouw, limogé quinze jours plus tôt (17). Il avait eu déjà l'occasion d'avoir une conversation privée avec l'administrateur apostolique Mgr Ximenes Belo.

L'islamisation ne progresse guère sur le territoire

Timor-Oriental 16/01/1992

D'ascendance arabe et de foi musulmane, un habitant de Timor Oriental, M. Arief Abdullah Shagram, membre de l'Association des intellectuels musulmans, considère que les essais d'islamisation du territoire, menés par des propagandistes originaires de Java, se sont soldés par un constat d'échec, qu'il attribue au "fanatisme" des catholiques. Mises à part quelques unités, déplore-t-il, on n'y a pas fait de progrès depuis l'annexion en 1976.

Mgr Ximenes Belo: un "Noël sombre"

Timor-Oriental 16/01/1992

Pour bien des familles de son diocèse, qui ont eu directement à souffrir des incidents sanglants du 12 novembre 1991 (10), ce sera cette année un "Noël sombre" a dit Mgr Belo aux journalistes qui l'interrogeaient à l'évêché, la veille même de la fête. Les préparatifs de celle-ci ont été faits à la hâte, bien plus tardivement que d'habitude, a-t-il remarqué, car "nous sommes tous bouleversés; nous vivons dans la crainte, pas dans la paix; nous souffrons, nous sommes pris de haine, nous pleurons et nous perdons espoir".

Un délégué du Saint-Siège en visite à Jakarta et Dili

Timor-Oriental 01/01/1992

Suite aux événements qui ont ensanglanté la ville de Dili, le 12 novembre 1991 (9), le pape Jean-Paul II a envoyé sur place Mgr Giovanni de Andrea avec mission d'apporter à l'Eglise locale "une aide fraternelle, de caractère purement ecclésial

Nouvelle lettre pastorale de Mgr Belo

Timor-Oriental 01/12/1991

Dans une nouvelle lettre pastorale publiée le 22 novembre 1991, 10 jours après le sanglant incident de Dili, Mgr Ximenes Belo, administrateur apostolique du diocèse, demande aux catholiques de respecter les lieux sacrés et d'éviter de les utiliser à des fins politiques.

Une nouvelle hécatombe ?

Timor-Oriental 01/12/1991

Tandis que les autorités indonésiennes admettent que 42 arrestations ont été opérées après les incidents meurtriers du 12 novembre 1991 à Dili (17), Tapol, une agence de défense des droits de l'homme, basée à Londres et généralement bien informée des affaires indonésiennes, n'a pas hésité à porter ce chiffre à 80, ajoutant que, dès le 15 novembre, des camions transportaient ces détenus en direction du village de Bemos, à une dizaine de kilomètres au sud de Dili. Là ils auraient été alignés au bord d'une fosse fraîchement creusée et exécutés à la mitrailleuse. Selon d'autres sources, proches du Fretilin, ce deuxième massacre aurait fait au moins 60 victimes.

L'armée sur le banc des accusés: création d'une commission d'enquête

Timor-Oriental 01/12/1991

Accusée d'être responsable de la fusillade de Dili (15), l'armée indonésienne rejette le blâme sur "les séparatistes de Timor Oriental", prétendant que sur les lieux mêmes de l'incident avaient été saisies des grenades à main, des carabines, des mitraillettes et des hachettes. Il s'agirait, d'après elle, d'une émeute orchestrée par le Fretilin.

Les impressions d'un observateur indonésien catholique

Timor-Oriental 16/11/1991

Un Indonésien catholique, qui travaille à Dili depuis 1980, a eu l'occasion de donner à l'hebdomadaire "Asia Focus", de Hongkong, quelques impressions d'un observateur extérieur sur la situation telle qu'elle se présente aujourd'hui, selon lui, dans l'ancien territoire portugais.