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Asie du Sud-Est - Timor-Oriental

Une statue du Christ de vingt-sept mètres de haut va être érigée à Dili par les autorités indonésiennes

Timor-Oriental 01/03/1993

Le gouvernement provincial de Timor Oriental, en collaboration avec la compagnie aérienne nationale indonésienne "Garuda", a décidé de construire une statue de Jésus-Christ haute de vingt-sept mètres près de la capitale Dili, à la pointe du cap Fatukama, face à la mer.

Nouvel appel de Mgr Ximenes Belo en faveur de l'autonomie de Timor Oriental

Timor-Oriental 01/03/1993

Parlant à des journalistes le 11 février 1993, Mgr Ximenes Belo, administrateur apostolique de Dili, a répété une fois encore que l'Indonésie doit accorder l'autonomie à Timor Oriental (18). L'évêque estime que c'est "la solution la plus réaliste" pour sortir de l'impasse actuelle. La communauté internationale en effet ne reconnaît pas l'annexion du territoire par l'Indonésie en 1975. Pour les Nations Unies, le Portugal reste le pouvoir de tutelle de Timor Oriental.

"Xanana" Gusmao sera jugé à Dili pour "possession illégale d'armes à feu" et non pour "subversion"

Timor-Oriental 01/02/1993

Le procureur général de l'Etat indonésien, le général Singgih, a annoncé le 6 janvier 1993 que "Xanana" Gusmao, chef du Fretilin arrêté le 20 novembre 1992 à Dili, ne serait pas inculpé de "subversion" mais de "possession illégale d'armes à feu" et de rébellion. Selon le général Singghi, il n'y a pas de crime de subversion, puisque le leader indépendantiste "a lancé ouvertement son mouvement séparatiste, et ses activités n'étaient pas clandestines même si elles étaient des actes de rébellion contre le gouvernement depuis 1976Par contre, ajoute le général, "partout où Xanana allait, il était armé

L'évêque de Dili donne des instructions aux curés de paroisse dans l'éventualité d'une reddition des maquisards du Fretilin dans leurs églises

Timor-Oriental 01/02/1993

Mgr Carlos Filipe Ximenes Belo, administrateur apostolique de Dili, a publié une lettre en huit points, datée du 19 décembre 1992, expliquant aux curés de paroisse la marche à suivre dans le cas où des maquisards du mouvement indépendantiste Fretilin se présenteraient dans les églises pour leur demander protection avant de se rendre à l'armée indonésienne. Eglises d'Asie a pu se procurer une copie du texte original en "bahasa Indonesia", langue nationale indonésienne, qui a été envoyé aussi au nonce apostolique de Jakarta et au commandant militaire indonésien de Timor oriental.

L'Eglise et l'appel de "Xanana" Gusmao à la reddition Un entretien avec Mgr Ximenes Belo, évêque de Dili

Timor-Oriental 01/01/1993

Le commandant militaire de Timor Oriental, le général Theo Syafei, a annoncé que les résistants pouvaient se rendre avec leurs armes dans 7 églises et que Mgr Belo, administrateur apostolique de Dili s'associait à l'appel à la reddition, préparant un message de Noël dans ce sens (selon le quotidien indonésien 'Jawa Post' et Reuter à Djakarta) (2). Mgr Belo dément l'information dans une interview reproduite ci-dessous et obtenue par le journal portugais 'Publico' (04.12.92). D'autres journaux et la 'Radio Renascença', radio appartenant à l'Eglise, ont obtenu des déclarations semblables (texte reproduit en français dans le bulletin de l'Association oecuménique "La paix est possible au Timor Oriental").]

Des rebelles du Fretilin auraient choisi une église pour abandonner publiquement le combat

Timor-Oriental 01/01/1993

Au cours d'une cérémonie quasi-religieuse célébrée dans une église catholique, 47 guérilleros du Fretilin auraient renoncé à leur combat pour l'indépendance et se seraient engagés à soutenir l'intégration de Timor oriental dans l'Indonésie.

Une personnalité politique recommande aux autorités la prudence dans l'affaire Gusmao

Timor-Oriental 01/01/1993

Après la capture du chef rebelle "Xanana" Gusmao par les forces indonésiennes, Francisco Lopes da Cruz, membre du conseil consultatif suprême et ancien vice-gouverneur de Timor oriental, invite le gouvernement indonésien à traiter l'affaire avec prudence (12).

L'évêque de Dili demande que l'armée indonésienne garantisse la sécurité des guérilleros qui se rendent

Timor-Oriental 16/12/1992

D'après le quotidien indonésien "Suara Pembaruan", Mgr Carlos Felipe Ximenes Belo, évêque catholique de Timor oriental, a exprimé le désir d'obtenir de l'armée indonésienne une garantie écrite de la sécurité des pro-indépendantistes qui acceptent de se rendre. Il est prêt, a-t-il dit, à lancer dans sa lettre pastorale de Noël un appel aux membres du Fretilin et à ceux qui le soutiennent pour qu'ils déposent les armes, mais à condition que le brigadier général Theo Syafei, commandant des opérations militaires à Timor oriental, prenne à leur égard un engagement écrit.

Au dire de villageois catholiques, l'armée indonésienne favoriserait les protestants

Timor-Oriental 16/11/1992

Dans les villages à majorité catholique du district d'Ambenu, des laïcs chefs de village affirment que les officiers de l'armée indonésienne favorisent le prosélytisme protestant. Près d'Oecussi, par exemple, les chefs des communautés catholiques de deux villages ont déclaré en septembre 1992 que l'armée indonésienne voulait affaiblir la majorité catholique en favorisant des projets protestants de construction de temples dans les villages.

Les observateurs s'interrogent sur la politique du nouveau gouverneur à l'égard du mouvement indépendantiste

Timor-Oriental 16/11/1992

M. Abilio Jose Osorio Soares, qui a pris ses fonctions de nouveau gouverneur de Timor oriental en septembre 1992 (13), fut dans les années 1970, à l'époque des Portugais, un membre influent du parti pro-indonésien "Apodeti" qui soutenait l'intégration de la province dans l'Indonésie (14). Depuis l'annexion de 1975, M.Soares, Timorais de forte carrure, les bras tatoués et le visage barré d'une forte moustache à la Pancho Villa, ne s'est pas fait la réputation d'un tendre comme maire de Dili puis préfet de Manatuto. Ses adversaires du Fretilin l'accusent d'avoir pratiqué la torture et le qualifient de "criminel". Aux yeux de certains observateurs, son arrivée au poste de gouverneur confirme la volonté de l'Indonésie d'en finir à tout prix avec les indépendantistes (15).