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Asie du Sud-Est - Timor-Oriental

Elu président, José Ramos-Horta souligne sa volonté d’entretenir des liens étroits avec l’Eglise catholique

Timor-Oriental 01/06/2007

Pour la cérémonie d’installation au poste de président du Timor-Oriental, José Ramos-Horta avait troqué le T-shirt arboré durant la campagne électorale et sur lequel figurait en grosses lettres le nom de « Jésus » pour un plus classique costume sombre. Le 20 mai dernier, à Dili, il s’est toutefois engagé à travailler en étroite collaboration avec l’Eglise catholique pour le bien commun des Est-Timorais. « Comme nous le savons tous, a-t-il notamment déclaré, l’Eglise catholique est avec le peuple de ce pays depuis des siècles. Elle y défend la formation de la personne et fait partie de notre culture. »

Le président Gusmao nomme le premier ambassadeur du Timor-Oriental près le Saint-Siège

Timor-Oriental 16/05/2007

Trois jours après le premier tour de l’élection présidentielle, le président sortant, ‘Xanana’ Gusmao, a invité le pape Benoît XVI à se rendre en visite au Timor-Oriental, comme l’avait fait Jean-Paul II en 1989, le pays étant alors occupé par l’Indonésie. Le président Gusmao a lancé cette invitation le 12 avril dernier à Dili, au cours d’une cérémonie où il a officiellement nommé Justino Maria Aparicio Guterres premier ambassadeur auprès du Saint-Siège. « Je saisis cette opportunité pour inviter le pape Benoît XVI à venir visiter le Timor-Oriental », a déclaré le président de ce pays d’un million d’habitants, catholiques à 96 %.

Arrivés en mai 2003 dans une région isolée du pays, les premiers missionnaires catholiques vietnamiens n’ont pas eu la vie facile

Timor-Oriental 16/05/2007

Quand les deux premiers jésuites vietnamiens sont arrivés à Audian, un village isolé de la partie sud-ouest du Timor-Oriental, la saison des pluies était bien avancée et ils n’ont rien trouvé pour s’abriter qu’une minuscule cabane couverte de hautes herbes coupées à la machette. C’était en mai 2003 et le P. Joseph Nguyen Thanh Phuong et le Frère Thasseus Dung Tha foulaient pour la première fois le sol de cette terre où ils étaient envoyés en mission. « J’ai construit une petite hutte faite de grosses herbes, raconte le P. Phuong, 48 ans, à l’agence Ucanews. Il n’y avait pas d’autre endroit pour se tenir, ni église, ni chapelle. » Les gens du village vivaient dans des cabanes recouvertes de tôle ondulée ou de palmes tressées. La plupart, des paysans, cultivaient du riz, du maïs et élevaient quelques poules et des chèvres.

Pour mettre fin aux tensions entre « ceux de l’ouest » et « ceux de l’est », l’Eglise catholique anime un programme de réconciliation entre jeunes

Timor-Oriental 16/04/2007

Pour mettre fin au conflit qui déchire le pays entre « ceux de l’ouest » et « ceux de l’est », l’Eglise catholique a lancé, pour une année, un programme de réconciliation en direction des jeunes du Timor Leste (Timor-Oriental), pour les faire se rencontrer. « L’action a commencé en janvier dernier (2007) et durera toute l’année », a expliqué le P. Martinho Germano da Silva Gusmao, responsable de la Commission ‘Justice et Paix’ du diocèse de Baucau. Elle consiste à faire se rencontrer des jeunes des diocèses de Dili et Baucau. Les deux diocèses se partagent et recouvrent respectivement les régions est et ouest du Timor-Oriental, les catholiques représentant 96 % de ce pays d’un million d’habitants. Trois rencontres ont déjà eu lieu.

Des familles s'inquiètent de la réforme de l'éducation qui entend faire du portugais la langue d'enseignement dans toutes les écoles du pays

Timor-Oriental 16/03/2007

Gil Paulino ne répond que par un haussement d'épaule lorsqu'on lui demande son avis sur la prochaine réforme de l'éducation qui vise à faire du portugais le medium de l'enseignement dans toutes les écoles du Timor Leste, le nom officiel portugais du Timor-Oriental. "Je n'empêche pas mes enfants d'apprendre le portugais, mais je suis inquiet pour leur avenir, commente ce père de cinq enfants. Où iront-ils pour poursuivre leurs études s'ils ne maîtrisent que le portugais ?" Trois enfants de Gil Paulino sont à l'école primaire de Dili, dirigée par les Sours de Canossa, qui enseignent en langue portugaise (1).

A l'approche des élections d'avril, dans un contexte tendu, le Premier ministre fait appel à l'Eglise catholique pour servir de médiateur entre le gouvernement et un soldat entré en rébellion

Timor-Oriental 16/03/2007

Le 12 mars dernier, le Premier ministre Jose Ramos-Horta a rencontré l'évêque du diocèse catholique de Dili, Mgr Alberto Ricardo da Silva, pour lui faire part de la position du gouvernement face au major Alfredo Alves Reinado, soldat entré en rébellion avec quelques dizaines de ses pairs, et demander la médiation de l'Eglise pour l'ouverture de négociations avec le militaire. "J'ai appris que le major Reinado avait exprimé le désir de discuter avec le gouvernement, pourvu que l'Eglise catholique soit le médiateur de ces contacts. J'ai donc rencontré Mgr Ricardo da Silva pour lui exposer la position du gouvernement à ce sujet a déclaré le lendemain Jose Ramos-Horta devant la presse à Dili, qui a précisé qu'à ce jour aucun contact n'avait été établi entre le gouvernement est-timorais et le major Reinado.

Reçu en audience par Benoît XVI, le Premier ministre Jose Ramos-Horta a invité le pape à se rendre en visite à Dili

Timor-Oriental 16/11/2006

Le 27 octobre dernier, Jose Ramos-Horta, Premier ministre du Timor-Oriental, a été reçu en audience par le pape Benoît XVI au Vatican. De retour à Dili, le 31 octobre, après avoir visité plusieurs pays européens, le Premier ministre a confirmé à la presse qu'il avait invité le pape à se rendre au Timor-Oriental. Il a suggéré que cette visite s'effectue à l'occasion d'une escale lors du voyage que le pape effectuera en juillet 2008 pour se rendre aux Journées mondiales de la jeunesse, qui auront lieu en Australie. "Le pape suit de près la situation de notre pays, mais il n'était pas en mesure de répondre dans l'instant à notre requête a indiqué Jose Ramos-Horta, qui a été lauréat du prix Nobel de la paix en 1996, en même temps que l'évêque d'alors du diocèse de Dili, Mgr Carlos Filipe Ximenes Belo.

Inquiet pour l'avenir, l'évêque de Dili demande que la nation toute entière accepte favorablement les conclusions à venir de la Commission d'enquête internationale

Timor-Oriental 01/11/2006

Appréhendant la publication prochaine des conclusions de la Commission d'enquête internationale sur les violences survenues au mois d'avril et de mai dernier dans le pays (1), l'évêque du diocèse de Dili a lancé un appel au calme. "Nous devrions accueillir les résultats de la commission d'enquête avec calme et sérénité parce qu'ils représentent un pas positif en direction de la vérité et de la justice a déclaré Mgr Alberto Ricardo da Silva en s'adressant aux journalistes, le 6 octobre dernier.

Un camp de nuit au sommet du mont Matebian a permis à de jeunes catholiques de réfléchir sur les difficultés actuelles du pays et de s'investir en faveur de la paix

Timor-Oriental 16/10/2006

Matebian est un sommet escarpé, recouvert d'une forêt dense, qui domine le diocèse de Baucau, à 3 400 mètres d'altitude. Pour les Timorais, de tout temps, il a été un refuge en temps de crise. Son nom, qui signifie "Montagne de la mort rappelle les époques où il n'y avait de refuge nulle part. Des fragments rouillés de bombes en jonchent les pentes, restes des bombardements de l'aviation indonésienne durant les premières années de l'occupation (1975-1999), le terrain accidenté et la forêt faisant de Matebian une cache naturelle idéale pour la résistance armée.

Face à la reprise des hostilités et des intimidations, les réfugiés de Dili craignent de rentrer chez eux

Timor-Oriental 16/10/2006

Des milliers de réfugiés demeurent toujours dans des camps de fortune installés autour de Dili. Ils préfèrent encourir les risques de la maladie plutôt que la violence des rues de la capitale. Quatre mois après le début des hostilités, en mai dernier (1), les réfugiés attendent que les politiciens, les troupes internationales pour le maintien de la paix ainsi que les Nations Unies trouvent une solution aux divisions qui règnent dans ce petit pays majoritairement catholique d'à peine un million d'habitants. De récentes échauffourées entre gangs dans les rues de la capitale et l'évasion d'un chef militaire rebelle en août dernier n'ont fait qu'augmenter leurs craintes.