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Asie du Sud-Est - Timor-Oriental

La conférence épiscopale indonésienne met en cause la politique indonésienne d'immigration à Timor Oriental

Timor-Oriental 01/10/1995

Réagissant aux violentes émeutes qui ont frappé plusieurs villes de Timor Oriental au cours du mois de septembre 1995 (12), la conférence épiscopale catholique indonésienne a publié, le 26 septembre 1995, un communiqué inhabituellement critique de la politique gouvernementale sur le territoire. Les évêques voient la cause des émeutes dans le sentiment de frustration entretenu chez les Timorais par la politique d'immigration du gouvernement indonésien.

A la suite des émeutes de septembre, des milliers d'immigrés musulmans ont quitté le territoire

Timor-Oriental 01/10/1995

Plusieurs centaines d'immigrés indonésiens ont fui le territoire à la suite des violentes émeutes du début du mois de septembre 1995 et des milliers d'autres se préparent à le faire (10). Selon des sources de Dili, capitale de Timor Oriental, ce sont deux-mille musulmans immigrés qui auraient quitté les villes de Dili et de Maliana depuis les événements. Il auraient pris la direction d'Atambua, dans le Timor occidental, en cars et en camions. Selon le quotidien local, Harian Kupang, citant des sources militaires, 650 d'entre eux environ sont arrivés dès le 14 septembre à Atambua.

A la suite de la disparition de 25 enfants, deux prédicateurs musulmans ont été arrêtés

Timor-Oriental 16/09/1995

Le 15 juillet 1995, la police de Dili a arrêté deux prédicateurs musulmans accusés d'avoir enlevé 25 enfants catholiques du village de Daisua après avoir imité la signature de leurs parents pour les mettre dans des écoles coraniques en dehors du territoire (15).

A la suite d'un incident provoqué par un musulman immigré, de violentes émeutes ont secoué Dili

Timor-Oriental 16/09/1995

Les 8 et 9 septembre 1995, de violentes émeutes ont secoué Dili, capitale du territoire. Un marché a été brûlé, la plupart des commerces tenus par des musulmans ont été détruits. Les émeutes ont eu lieu simultanément en six endroits de la ville. L'armée indonésienne a arrêté cinquante-deux jeunes gens. Seize d'entre eux sont toujours questionnés par les forces de sécurité. Selon un porte-parole officiel, deux commerçants musulmans auraient été poignardés et huit militaires blessés.

LA POLITIQUE GENERALE DE L'EGLISE CATHOLIQUE A TIMOR ORIENTAL

Timor-Oriental 01/07/1995

1- L'Eglise ne doit pas se confondre avec la société sous quelque forme que ce soit, ou être liée à quelque système politique que ce soit, mais elle doit sauvegarder la transcendance de l'être humain.

Le ministre indonésien des Affaires étrangères respecte la mission religieuse de Mgr Belo mais critique ses déclarations dites politiques

Timor-Oriental 01/07/1995

Au cours d'une réunion avec les hauts responsables de la section locale du Golkar, parti dirigeant indonésien, qui s'est tenue à Timor Oriental du 13 au 15 mai 1995, le ministre des Affaires étrangères de l'Indonésie, M. Ali Alatas, a porté un jugement à deux volets sur la personnalité et les prises de position de l'évêque salésien, Mgr Belo, administrateur apostolique de Dili. La critique du ministre concernant ce qu'il estime être les prises de position politiques de l'évêque a été tempérée par le grand respect qu'il a exprimé pour sa personnalité et son oeuvre religieuse.

La réunion de Schlaining a consacré la position incontournable de Mgr Belo dans les efforts de réconciliation entre les Timorais de l'intérieur et ceux de l'exil

Timor-Oriental 01/07/1995

Organisé à Schlaining, en Autriche, sous les auspices des Nations Unies, du 3 au 5 juin 1995, le dialogue entre Timorais de l'intérieur et ceux de l'exil n'a pas pu produire de résultat pratique significatif dans la mesure où l'Indonésie n'avait accepté le principe d'une telle réunion qu'à condition que le statut politique de Timor Oriental ne soit pas à l'ordre du jour (7).

L'Eglise catholique lance un appel à la communauté internationale : les enlèvements d'enfants timorais sont de plus en plus nombreux

Timor-Oriental 16/06/1995

Depuis la mi-avril 1995, cinquante-cinq enfants d'âge scolaire habitant les régions rurales de Timor oriental ont disparu de leurs familles et les premières enquêtes donnent à penser qu'ils ont été kidnappés. Ils ont été d'abord attirés à Dili par des promesses de bourses scolaires et d'admissions dans des pensionnats. Puis, ils ont été envoyés hors de Timor oriental.

Des cadres administratifs et des personnalités politiques dénoncent les atteintes aux droits de l'homme

Timor-Oriental 01/06/1995

Au dire d'un ancien chef du district de Covalina, Rui Emiliano Teixera Lopez, des officiers de sécurité étaient derrière les terroristes ninjas, ces individus en cagoules noires qui, à la fin de 1994 et au début de cette année, surgissaient la nuit en bandes dans les villes et les villages de la province, lançaient des pierres dans les fenêtres des maisons et rouaient les gens de coups (14). Les autorités militaires ont parlé d'agitateurs hostiles au gouvernement. Mais beaucoup de gens du pays pensent que les ninjas étaient en réalité aidés par les militaires. "Quand j'étais chef de district, raconte Lopez, un officier m'a demandé de favoriser le recrutement de ninjas chez les jeunes pour faire peur aux partisans de l'intégration et discréditer ainsi le Fretilin (15). J'ai rejeté cette méthode du 'diviser pour régner'. C'est la population qui est sacrifiée dans ces actions de vendetta

A la demande de l'Indonésie, la réunion de Salzbourg est reportée à une date ultérieure

Timor-Oriental 16/04/1995

La réunion de Salzbourg, qui devait rassembler du 24 au 26 avril, sous l'égide de l'ONU, toutes les parties impliquées dans le conflit de Timor Oriental (13), a été reportée à la demande du gouvernement indonésien, qui estime que tout n'est pas encore prêt pour de telles négociations.