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Asie du Sud-Est - Timor-Oriental

Les dirigeants indonésiens recherchent le dialogue mais n'ont pas encore franchi le seuil qui permettrait de véritables négociations

Timor-Oriental 15/07/1998

Même si certaines limites ne sont pas encore franchies, les nouveaux responsables indonésiens ont encore fait quelques pas en avant dans leur tentative de trouver une solution indonésienne à la question de Timor Oriental. Le 24 juin dernier, le président Habibie avait entretenu Mgr Belo, administrateur apostolique de Dili, de son projet d'un retrait progressif des forces armées indonésiennes hors du territoire contesté (9). Dans l'interview qu'il a accordée à des journalistes européens, samedi 11 juillet, le nouveau chef d'Etat indonésien a détaillé un plan global de solution, spécialement destiné à l'attention de la communauté internationale. Les limites de la nouvelle offre ont été précisées avec beaucoup de fermeté. L'ancienne colonie portugaise doit rester, selon le président Habibie, partie intégrante du territoire indonésien, ce qui reste pour la communauté internationale comme pour les dirigeants du mouvement d'indépendance largement inacceptable. Si ce postulat était accepté, dit le président, beaucoup d'autres points seraient négociables, en premier lieu, un statut d'autonomie semblable à celui dont jouissent certaines régions indonésiennes. L'autonomie proposée par le président ne concernerait pas les domaines de la politique étrangère, de l'économie et des finances.

Lors d'une rencontre avec Mgr Carlos Belo, le président Habibie promet un retrait graduel des troupes indonésiennes hors du territoire du Timor oriental

Timor-Oriental 01/07/1998

Au Timor oriental, les événements se précipitent. Ils ont culminé le 24 juin dans la rencontre à Jakarta entre le président Habibie et Mgr Carlos Belo, prix Nobel de la paix, évêque de Dili. La rencontre avait été officiellement annoncée dès le lundi 22, par la présidence. Elle avait été précédée, la veille, de bruyantes mais non-violentes manifestations dans les rues de Dili, où des milliers de personnes avaient défilé en réclamant le dialogue alors que les forces de police étaient pratiquement absentes.

Amnesty International ne constate aucune amélioration dans le respect des droits de l'homme

Timor-Oriental 16/03/1998

La situation des droits de l'homme au Timor Oriental ne montre aucun signe d'amélioration. Au contraire, les autorités indonésiennes semblent plutôt durcir leurs positions contre les dissidents. C'est ce qu'indique un rapport International publié la semaine dernière à Bangkok. Les trois pages du rapport disent que les forces de sécurité de l'Indonésie torturent les détenus et procèdent à des exécutions extra-judiciaires "dans une presque totale impunité. Les observateurs estiment que plus de 280 personnes, y compris des militants pacifistes, ont été soumis à des détentions arbitraire de courte durée au cours de l'année écouléesignale le rapport, qui ajoute que ce genre de détention est d'ordinaire "incommunicado"Le risque de torture et de mauvais traitements demeure quelque chose d'habituel au Timor Oriental, surtout durant la période de détention incommunicado

Mgr Belo demande au gouvernement indonésien d'ouvrir un dialogue avec un nouveau groupe pour la "réconciliation"

Timor-Oriental 16/01/1998

Mgr Carlos Ximenes Belo, administrateur apostolique de Dili, a demandé au gouvernement indonésien d'ouvrir un dialogue avec un groupe nouvellement établi de militants politiques pour la "réconciliation".

Après une fusillade qui a fait une quinzaine de blessés à l'université de Dili, Mgr Belo condamne "l'incroyable brutalité" des militaires

Timor-Oriental 01/12/1997

Le 14 novembre 1997, à la suite d'une querelle opposant des policiers en civil et des étudiants à l'intérieur de l'université Timor Timur de Dili, l'armée a pénétré sur le campus et ouvert le feu sur les étudiants. Selon Mgr Filipe Ximenes Belo, administrateur apostolique de Dili, une quinzaine de personnes auraient été blessées au cours des affrontements. Parlant à une radio portugaise, le prélat a qualifié l'intervention de l'armée indonésienne de "brutalité incroyablePlusieurs bâtiments ont été endommagés par les balles des militaires et des cailloux apparemment lancés par les étudiants.

La multiplication des incidents sanglants semble indiquer un regain de vigueur de la guérilla menée, jusqu'ici, par le Fretilin

Timor-Oriental 16/06/1997

Depuis le 27 mai 1997, à la veille des élections indonésiennes, les rebelles séparatistes de Timor Oriental semblent avoir lancé une nouvelle campagne de violences en s'en prenant directement aux forces armées indonésiennes cantonnées sur le territoire. Une série d'incidents ont opposé des rebelles en armes contre des unités de la police et de l'armée. On compte déjà plusieurs dizaines de morts, de nombreux blessés et plus de 130 arrestations ont été opérées par les autorités dans les milieux suspectés de sympathies séparatistes.

La statue du Christ-Roi de Dili attire un grand nombre de pèlerins et visiteurs

Timor-Oriental 01/06/1997

Depuis le début du mois de mai 1997, des milliers de catholiques venant du Timor oriental, mais aussi de certaines provinces d'Indonésie se rendent en pèlerinage auprès de la statue du Christ-Roi, inaugurée et bénite au mois d'octobre dernier près de Dili, ainsi que dans divers sanctuaires mariaux proches. Originaires de grandes villes comme Jakarta, Bandung, Surayaba et Denpasar, les pèlerins voyagent le plus souvent en groupes et se rassemblent aux pieds de la statue de 27 mètres qui se dresse aujourd'hui sur la montagne Fatucama à cinq kilomètres de la ville.

Mgr Belo publie un double recueil de ses lettres pastorales et de ses interventions

Timor-Oriental 16/04/1997

Les lettres pastorales de Mgr Carlos Filipe Ximenes Belo ainsi que les interventions prononcées par lui en diverses circonstances depuis son ordination épiscopale en 1988 sont aujourd'hui rassemblées dans deux livres. Le premier qui est écrit en indonésien s'appelle "En faveur de la justice et de la paixle second, rédigé en anglais, a pour titre: "La voix des sans-voixAu cours d'une conférence de presse tenue à l'occasion de leur parution, l'évêque de Dili a déclaré que ces ouvrages avaient pour principal objectif de rendre transparentes son attitude, ses opinions et ses vues concernant les questions pastorales et humaines auxquelles il doit faire face en tant que dirigeant spirituel d'une société troublée, celle du Timor oriental. Le prix Nobel de la paix espère que ces livres contribueront à donner à leurs lecteurs une vue objective sur le pays.

Violents affrontements entre la police et de jeunes Timorais à l'occasion de la visite d'un représentant de l'ONU

Timor-Oriental 01/04/1997

Des affrontements violents en plein centre de la ville de Dili ont opposé des centaines de jeunes Timorais aux forces de l'ordre indonésiennes, le samedi 22 mars. Les heurts ont commencé tôt dans la matinée du samedi lorsque des jeunes gens ont essayé en vain de rencontrer M. Jamsheed Marker, représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, envoyé en visite officielle sur le territoire. Plus tard, des centaines d'autres manifestants, porteurs de drapeaux timorais et de posters anti-indonésiens, les ayant rejoint, ils ont plusieurs fois essayé d'approcher l'hôtel du représentant de l'ONU et ont été repoussés à plusieurs reprises par la police.

Le nouvel évêque de Baucau a été installé au milieu d'une grande affluence de fidèles

Timor-Oriental 01/04/1997

Des milliers de personnes vêtues de l'habit traditionnel, massés tout au long des 115 km de route qui séparent Dili, capitale de Timor Oriental, de Baucau, ont acclamé Mgr Basilio Do Nascimiento qui se rendait au siège du nouveau diocèse récemment érigé par le pape (9), pour y être solennellement installé. Il était accompagné du prix Nobel de la paix, Mgr Belo qui, quelque temps auparavant, avait déclaré que la création d'un nouveau diocèse sur le territoire de Timor Oriental "n'avait pas pour but de diviser la communauté, mais au contraire de renforcer la foi et la spiritualité du peuple". Après une courte halte à mi-chemin, à la frontière du nouveau diocèse, où ils ont été accueillis par des chants, des danses et des discours, les deux évêques sont repartis vers Baucau. Une foule de 10 000 personnes les y attendait sur la place centrale de la ville. Le futur évêque s'est adressé à eux en tetum, leur langue : "A partir d'aujourd'hui, leur a-t-il dit, le peuple de Baucau est ma famille ..."