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Asie du Sud-Est - Thailande

La Commission du travail de l'épiscopat catholique aide les travailleurs migrants thaïlandais malades ou accidentés à retourner dans leur pays et à se réinsérer

Thailande 16/11/2005

La Commission du travail de l'épiscopat catholique thaïlandais vient en aide aux migrants thaïlandais malades ou accidentés à retourner dans leur pays et à se réinsérer. Selon le ministère du Travail thaïlandais, le nombre de Thaïlandais partis travailler à l'étranger, légalement ou non, s'élève à 320 000. La recherche d'un avenir professionnel et matériel meilleur motive la plupart d'entre eux qui quittent pays et famille pour aller travailler en Asie orientale ou ailleurs, où les conditions de travail qui les attendent sont souvent précaires, voire risquées.

THAILANDE DU SUD : L'APPROCHE SECURITAIRE PREND LE PAS SUR LA RECONCILIATION

Thailande 16/09/2005

Le décret sur l'administration gouvernementale sous état d'urgence a été adopté au lendemain d'une attaque spectaculaire des insurgés séparatistes contre la ville de Yala. Mais pour beaucoup, ce raid, qui a causé la mort de deux policiers, a servi de prétexte commode au gouvernement pour faire passer la pilule amère d'un décret prêt depuis deux mois. Malgré de très vives critiques du parti démocrate d'opposition et de la société civile, le décret a été entériné à la fin août 2005 par les deux chambres du Parlement, prenant ainsi force de loi. Cette législation permet entre autres d'arrêter et de détenir des suspects pendant trente jours sans qu'ils soient inculpés, de censurer la presse, de contrôler les communications téléphoniques et postales, d'interdire les réunions et les rassemblements, d'interdire aux gens de sortir de chez eux, d'expulser les étrangers et de détruire des bâtiments si la sécurité de l'Etat l'exige. La disposition la plus controversée est l'article 17 qui accorde une immunité juridique presque totale aux agents de l'Etat qui enfreindraient les lois ou bafoueraient les droits de l'homme dans l'exercice de leurs fonctions de maintien de la sécurité. La majorité des analystes s'accordent pour reconnaître que les lois existantes offraient déjà un arsenal juridique nettement suffisant pour faire face à la crise dans les trois provinces du Sud - Pattani, Yala et Narathiwat - en proie à des violences qui ont causé près de 900 mort depuis janvier 2004. "Le problème n'est pas la loi, mais l'incompétence de ceux qui l'appliquent est un refrain qui revient sans cesse dans les commentaires sur le décret.

Dans le Sud thaïlandais, le climat de violence pèse sur le fonctionnement des écoles, y compris les quelques écoles catholiques présentes dans cette région majoritairement musulmane

Thailande 16/09/2005

Dans les trois provinces méridionales de Yala, Narathiwat et Pattani, les violences, quasi quotidiennes, entre insurgés séparatistes musulmans et forces gouvernementales rendent la vie quotidienne de plus en plus difficile (1). Si les catholiques sont une toute petite minorité dans cette région, les rares prêtres et les religieuses qui dirigent les écoles catholiques témoignent du fait qu'ils ne sont pas directement pris pour cibles, mais qu'ils doivent, comme tous les autres habitants de ces trois provinces, prendre de multiples précautions pour continuer à mener leur apostolat. Si la vie des paroisses n'a pas été trop perturbée à ce jour, les écoles catholiques rencontrent, elles, des difficultés croissantes.

Dans le Nord-Ouest du pays, des paysans, empoisonnés par des rejets toxiques de l'industrie minière, sont aidés par des catholiques

Thailande 01/09/2005

Dans le district de Mae Sot, situé dans la province de Tak, à environ 400 km. au nord-ouest de Bangkok, des habitants de plusieurs villages souffrent d'empoisonnement. Meekee, une Karenne âgée de 54 ans, est clouée au lit ; elle ne peut plus se déplacer et le moindre mouvement la fait souffrir. Sour Marilou Camacho, de la congrégation des Filles de la charité, explique que les médecins ont diagnostiqué de graves disfonctionnement des reins, dû à un empoisonnement au cadmium. Les douleurs de Meekee sont si intenses que les seules pensées qui l'habitent sont des pensées suicidaires, rapporte la religieuse.

L'APRES-TSUNAMI : LA RECONSTRUCTION A BESOIN DES TOURISTES

Thailande 01/07/2005

Les vagues du 26 décembre ont laissé leur empreinte sur les rivages de six provinces du sud pour quelque temps encore. Le bilan officiel, qui fait état de 5 395 personnes décédées (dont 2 245 étrangers), pourrait être deux fois supérieur selon des sources sur place. Plus de deux mille corps restent à identifier, ce qui devrait prendre encore plusieurs mois, voire des années selon les experts. Dans cette tragédie, dix mille foyers ont été affectés, des milliers de personnes déplacées, et plusieurs dizaines de milliers d'emplois ont été perdus et bien d'autres encore sont menacés. A cela s'ajoute le traumatisme psychologique auquel les pertes économiques n'arrangent rien. Cependant, six mois après la catastrophe, la reconstruction semble aller bon train, même s'il reste encore des mois, voire des années de travail. Les progrès sont inégaux selon les endroits, fonction du degré de dévastation mais aussi de la capacité - ou de la volonté - des autorités à venir en aide aux sinistrés. Les plages de Phuket ont été rapidement restaurées tandis que Khao Lak et Koh Phi Phi se relèvent peu à peu grâce aux nombreux volontaires. Quoi qu'il en soit, dans un contexte de tourisme en crise, le seul soutien de la société civile et de l'ONU ne suffira pas à sauver de nombreuses entreprises de la faillite.

Le meurtre d'un moine bouddhiste dans le nord de la Thaïlande est dénoncé par des organisations religieuses comme le symptôme d'une banalisation de la violence

Thailande 01/07/2005

Dans la nuit du 17 au 18 juin dernier, le vénérable Supoj Suwajano, moine bouddhiste, a été poignardé à mort. L'événement a eu lieu au centre bouddhique Mettadhamma, situé dans le district de Fang, dans la province de Chiang Mai. Selon le vénérable Kittisak Kittisophano, qui secondait la victime pour assurer la direction du centre, les responsables du meurtre sont à chercher du côté de l'administration et d'"intérêts particuliers" qui peuvent tirer profit de la disparition du moine.

APATRIDES, REFUGIES, IMMIGRES CLANDESTINS, MONTAGNARDS ET CITOYENNETE THAILANDAISE

Thailande 16/05/2005

1. Accélérer le processus d'octroi de la citoyenneté

Des responsables religieux font valoir la religion comme moyen pacifique de résoudre les graves incidents qui endeuillent les trois provinces à majorité musulmane du sud du royaume

Thailande 16/05/2005

Rassemblés en séminaire le 25 mars sur le campus de l'université Mahidol, à Nakhon Pathom, à une cinquantaine de kilomètres de Bangkok, des représentants de différentes religions ont réaffirmé leur conviction que la religion, la compréhension mutuelle et la justice pouvaient aider à rétablir un climat de paix dans les trois provinces méridionales du pays : Narathiwat, Pattani et Yala, où 650 personnes ont été tuées et plusieurs centaines d'autres blessées, depuis la reprise des violences dans cette région en janvier 2004.

Au service des sidéens en fin de vie, des franciscains animent un centre de soins palliatifs

Thailande 01/05/2005

Même très malade, il n'est pas facile d'être admis au Centre Sainte Claire, une petite clinique de quatorze lits, spécialisée dans les soins palliatifs au service des sidéens en fin de vie. Face au nombre de sidéens dans l'ensemble du pays, les vingt-neuf institutions catholiques au service de ces patients représentent peu de chose. Le franciscain responsable du centre l'admet volontiers : "Notre travail n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan" (1Mais, avec ses quatorze lits, où les patients sont admis gratuitement, l'activité du centre ne s'arrête jamais. Depuis son ouverture, en 1993, six cents personnes, hommes et femmes, jeunes et vieux, riches et pauvres, sont passées par là.

L'Eglise catholique vient en aide aux travailleurs immigrés clandestins rescapés du tsunami du 26 décembre 2004

Thailande 16/02/2005

Parmi les près de 5 400 personnes tuées par le tsunami du 26 décembre 2004 en Thaïlande, figure un nombre conséquent de travailleurs immigrés. Ces derniers, venus pour la plupart de Birmanie, étaient venus chercher un emploi dans les zones touristiques de Phuket et de la côte ou auprès des villages de pêcheurs et des plantations de caoutchouc. Selon différentes sources réunies par l'Eglise catholique en Thaïlande, environ 500 Birmans ont perdu la vie lorsque la vague géante a frappé et les disparus se chiffreraient en milliers. Pour la seule zone de Khao Lak, où s'étaient développées d'importantes infrastructures touristiques, environ 700 travailleurs immigrés sont portés disparus ; à Ban Namkhem, un village de pêcheurs où les immigrés venus de Birmanie étaient nombreux, le nombre des morts et des disparus serait encore plus élevé. Aujourd'hui, les survivants parmi les travailleurs immigrés sont en partie tenus à l'écart de la distribution des aides de survie et ceux parmi eux qui sont clandestinement dans le pays se cachent.