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Asie du Sud-Est - Singapour

Face au faible nombre des vocations sacerdotales dans le diocèse de Singapour, le nouvel archevêque lance un programme de promotion des vocations dans les paroisses

Singapour 16/04/2002

Nommé en mai 2001 à la tête de l'archidiocèse catholique de Singapour, Mgr Nicholas Chia avait indiqué qu'une de ses priorités serait, outre un "renouveau du clergé", la promotion des vocations sacerdotales (1). En effet, en dépit d'un accroissement assez remarquable du nombre des catholiques dans la population de la cité-Etat, le diocèse est confronté à une quasi-absence de nouvelles vocations sacerdotales. A l'heure actuelle, pour un effectif total d'environ 125 prêtres, seulement neuf séminaristes sont en formation. A l'occasion de la Journée mondiale de prière pour les vocations, le dimanche 21 avril prochain, Mgr Chia a annoncé que chacune des paroisses du diocèse allait être dotée d'une équipe de promotion des vocations, formée de laïcs et de prêtres.

Dans une paroisse catholique, les jeunes enfants peuvent se former sur la façon de mieux se comporter et respecter les employées de maison

Singapour 16/03/2002

A Singapour, où une grande partie des foyers des classes moyennes et supérieures utilisent les services d'employées de maison, dans leur quasi-totalité de nationalité étrangère, une paroisse catholique a mis sur pied des sessions de formation où les jeunes enfants sont incités à réfléchir sur la façon de mieux se comporter et de manifester du respect à la personne choisie par leurs parents pour s'occuper des tâches domestiques au sein de leur foyer. Selon Theodore Tan, coordinateur de ce programme de formation à la paroisse Saint François-Xavier, "en tant que chrétiens et parents, nous devons élever nos enfants pour leur apprendre comment traiter correctement nos employées de maison. Nous avons tendance à oublier que ce sont, eux aussi, des enfants de Dieu et, malheureusement, de nombreux catholiques rudoient leurs employées". Le 10 février dernier, une soixantaine d'enfants âgés d'une dizaine d'années ont pris part à la première de ces sessions de formation, intégrées aux classes de catéchisme du dimanche.

Les responsables des Eglises chrétiennes veulent informer le plus précisément possible leurs fidèles des enjeux liés aux recherches scientifiques en matière médicale

Singapour 16/03/2002

Depuis que les autorités de Singapour ont décidé de faire des sciences médicales en général et des recherches en génie génétique en particulier un des piliers de l'économie de la cité-Etat (1), les initiatives des Eglises chrétiennes se multiplient (2). En février dernier, la Guilde des médecins catholiques, qui réunit environ 300 praticiens, a rassemblé des représentants des différentes dénominations chrétiennes de Singapour pour rechercher les voies et les moyens de sensibiliser les chrétiens de Singapour aux défis éthiques et moraux posés par les questions liées aux bio-technologies et aux manipulations du vivant.

Selon un sondage, les incidents récents concernant des musulmans ne mettent pas en danger le modèle singapourien de cohabitation entre les communautés

Singapour 01/03/2002

Le 20 février, le quotidien de Singapour The Straits Times a publié un sondage d'opinion mené auprès d'un échantillon représentatif de la population au début du mois de février. Il ressort de cette étude que, malgré l'arrestation au mois de décembre 2001 de 14 ressortissants singapouriens musulmans suspectés d'être liés au réseau terroriste d'Oussama Ben Laden et malgré la renvoi de trois jeunes élèves musulmanes de leurs écoles au motif que leurs parents tenaient à ce qu'elles portent jusque dans les salles de cours le "foulard islamique" (1), les musulmans comme les non-musulmans de la cité-Etat approuvent dans des proportions sensiblement identiques la politique suivie jusqu'ici par les autorités singapouriennes en matière de lutte anti-terroriste. Des différences se font jour toutefois quant à la politique à mener à l'avenir : à la question de savoir si Singapour doit continuer à appuyer l'effort de guerre américain contre le terrorisme, 84 % des non-musulmans répondent oui et 5 % non contre, respectivement, 62 et 28 % chez les musulmans.

Le cas de quatre jeunes musulmanes désireuses de porter jusque dans les salles de classe le "foulard islamique" vient tester le modèle singapourien de cohabitation entre communautés

Singapour 01/02/2002

A l'occasion de la rentrée des classes au début du mois de janvier dernier, quatre jeunes filles musulmanes, élèves en première année du cycle primaire, ont décidé qu'elles désiraient désormais porter jusque dans les salles de classe le "foulard islamique". Selon les règles fixées par les autorités de Singapour, dans un soucis de promouvoir l'harmonie entre les différentes communautés ethniques et religieuses qui forment la population de la cité-Etat, les enfants musulmans de sexe féminin ont certes le droit de porter le foulard, connu sous le nom de tudong, mais doivent le retirer une fois dans l'enceinte des établissement scolaires publics. Le ministère de l'Education a vivement réagi à ces initiatives et a donné jusqu'au 1er février aux jeunes filles, âgées de sept ans, et à leurs parents pour réfléchir et revenir sur leur décision. Au cas où les enfants décideraient de persévérer dans leur attitude, le ministère a laissé très clairement entendre que leur expulsion était à craindre.

A Singapour, les communautés religieuses sont divisées sur la question de l'usage que la recherche scientifique fait des cellules souches d'origine embryonnaire

Singapour 16/01/2002

Les groupes religieux sont divisés sur la question des recherches scientifiques menées à partir de cellules souches d'origine embryonnaire, ce procédé controversé car entraînant la mort des embryons sur lesquels sont prélevées les dites cellules (1). Au cours du mois de décembre dernier, le Comité consultatif de bioéthique (BAC) de la cité-Etat, suite à l'enquête qu'il avait lancée sur les questions morales liées à ces recherches, a consulté officiellement et pour la première fois les principaux groupes religieux de Singapour. Les bouddhistes qui représentent 43 % de la population, et les musulmans, 15 %, ainsi que les juifs, ont répondu oui' à cette recherche. Quant aux chrétiens, représentant 15 % de la population, catholiques et protestants réunis, ils s'y sont déclarés absolument opposés. A la suite de cette rencontre, le président du Comité, le professeur Lim Pin, a déclaré qu'en fait les groupes religieux étaient divisés sur la question de savoir à partir de quand commence la vie. Il a ensuite précisé que, bien que cette rencontre ait aidé le BAC à mieux comprendre la position des uns et des autres, les décisions de l'autorité publique ne pouvaient dépendre des opinions religieuses. "Nous avons à être pragmatiques. Il nous faut faire ce qui peut être fait, a déclaré le professeur. Ces points de vue touchent à l'idéal mais l'idéal n'est pas toujours faisable. Il nous faut donc nous en tenir à une position qui nous permette d'aller de l'avant. Nous le devons. Nous sommes un petit pays. Supposez que quelque chose se fasse dans le monde et que nous ne pouvions pas le faire. Nous ne pourrions survivre". Mais il a précisé que le gouvernement saurait s'assurer que ces recherches seront menées correctement.

Des chrétiens et des musulmans se sont rassemblés pour célébrer ensemble Noël et Id al-Fitr, la fête marquant la fin du ramadan

Singapour 16/01/2002

Dans l'esprit d'un dialogue amorcé depuis plusieurs mois, chrétiens et musulmans de Singapour ont, pour la première fois cette année, célébré ensemble et en même temps Id al-fitr et Noël. Un dîner a rassemblé 300 personnes, membres des communautés musulmanes et chrétiennes de la cité-Etat, le 27 décembre, au "Village Malay" de Geylang Serai, un des quartiers de la ville traditionnellement habités par des musulmans malais. Ce dîner était l'occasion d'une quatrième rencontre entre catholiques et musulmans depuis avril 2001 (1). La célébration conjointe de Noël et de Id al-fitr, la fête qui clôture le ramadan, voulait être, dans l'esprit des organisateurs, un approfondissement de l'amitié, de la compréhension mutuelle et de la collaboration entre des croyants de foi différente. Des cadeaux ont été échangés entre Mgr Nicholas Chia, archevêque de Singapour, Maarof Salleh, président du Conseil islamique, et Syed Isa bin mohd, mufti de Singapour. Les participants, chrétiens et musulmans confondus, ont également échangé leurs cadeaux.

Cinq paroisses catholiques ont organisé une "foire à l'emploi" pour aider les chômeurs

Singapour 01/12/2001

Singapour traversant une sévère récession économique, des centaines de catholiques se sont retrouvés à la "foire à l'emploi" qu'avaient organisée cinq paroisses catholiques de la cité-Etat. Les demandeurs d'emploi se sont rencontrés à l'école St Patrick le 11 novembre dernier, et le P. Richards Ambrose, un des membres du comité organisateur, s'est adressé à eux : "Il est important de comprendre qu'en ce moment, trouver un travail est une vraie bénédiction". Le président du comité, Raoul Sequeira, leur a dit estimer à 600 le nombre des personnes venues à cette manifestation destinée à aider ceux qui souffrent du chômage. Selon les organisateurs, les deux tiers des employeurs participants à cette foire étaient catholiques. On pouvait trouver là des postes de comptables, de spécialistes de l'hygiène publique, de commerciaux, de pompistes, de boulangers et d'agents d'entretien. Cette "foire à l'emploi" visait en premier lieu les catholiques mais les portes étaient ouvertes à tous ceux qui avaient besoin de travailler, a expliqué Sequeira, un paroissien de Notre Dame du Perpétuel Secours.

Depuis 20 ans, le China Church Communication Office, fondé par un prêtre des Missions Etrangères de Paris, se consacre à aider l'Eglise catholique en Chine continentale

Singapour 01/10/2001

Le 25 août dernier, à Singapour, le China Church Communication Office a fêté ses vingt d'ans, vingt ans passés au service de l'Eglise catholique en Chine continentale. A l'occasion d'une messe célébrée pour cet anniversaire, le P. Jean Charbonnier, des Missions Etrangères de Paris, a rappelé l'histoire et les origines de ce centre. En 1980, alors que la Chine s'ouvrait tout juste aux réformes introduites par Deng Xiaoping, le missionnaire français et le P. Paul Tong, né sur le continent chinois, se demandaient comment faire participer les catholiques chinois de la diaspora à la renaissance de l'Eglise catholique en Chine qui s'annonçait. Fondé une année plus tard sous la direction du P. Charbonnier, le Bureau de communication pour l'Eglise en Chine se donnait pour objectif d'informer l'extérieur de ce qui se passait en Chine à propos de l'Eglise catholique et d'apporter à cette Eglise une aide matérielle, morale et spirituelle de la part de l'extérieur.

Un centre pour travailleurs philippins a été inauguré par la présidente des Philippines

Singapour 16/09/2001

Dans le sud-ouest de Singapour, un centre pour travailleurs migrants philippins, destiné à héberger le programme de formation, d'éducation et de développement de l'ambassade des Philippines, a été inauguré le 26 août dernier par Gloria Macapagal-Arroyo, présidente des Philippines. Lors de cette inauguration, devant les représentants de 36 organisations de Philippins, Mme Arroyo a qualifié ses concitoyens expatriés "d'investisseurs" en raison des importantes sommes d'argent que ces derniers font parvenir dans leur pays. Les travailleurs à l'étranger ont permis "à des millions de jeunes d'aller à l'école et à de nombreux sans-abris de se construire un toit", a-t-elle déclaré. A l'occasion de la messe d'inauguration, le P. Angel Luciano a expliqué la signification du nom du centre Bayanihan : pays (bayan), héros (bayani), moisson (ani).