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Asie du Sud-Est - Singapour

Le P. Joachim Kang a été condamné à sept ans et demi de prison ferme pour détournement de fonds et abus de confiance au détriment de l'Eglise catholique

Singapour 01/05/2004

A la suite d'un procès très médiatisé par la presse locale, le P. Joachim Kang Hock Chai, âgé de 55 ans, ancien curé de la paroisse Ste Thérèse, a été condamné, le 23 avril dernier, à sept ans et demi de prison ferme pour détournement de fonds et abus de confiance au détriment de l'Eglise catholique. La somme d'argent qu'il est accusé de s'être approprié avoisine les trois millions d'euros.

Les catholiques sont mis en garde contre les partisans de Mgr Lefebvre actifs dans la cité-Etat

Singapour 01/04/2004

A deux reprises, les dimanches 7 et 14 mars dernier, les catholiques de Singapour - au nombre de 120 000 selon les statistiques de l'archidiocèse de Singapour - ont pu entendre leurs prêtres les mettre en garde contre les activités de la "Société St Pie X affiliée à la Fraternité St Pie X fondée en 1969 par Mgr Marcel Lefebvre et excommuniée par le pape Jean-Paul II en 1988. En chaire, les curés de l'archidiocèse ont dit à leurs paroissiens que les catholiques ne devaient pas prendre part aux services religieux proposés par les partisans locaux de cette organisation. L'un d'eux a précisé que les catholiques encouraient l'excommunication au cas où ils se joignaient aux activités de la Société St Pie X.

Si elles permettent aux élèves sikhs le port du turban, les autorités singapouriennes restent fermement attachées à l'interdiction du "foulard islamique" dans les écoles

Singapour 01/03/2004

En écho au débat lancé en France au sujet de l'interdiction du port de signes religieux visibles dans les écoles, les autorités singapouriennes maintiennent l'interdit du port du tudung, appellation locale du "foulard islamique". Malgré une insatisfaction latente d'une partie de la communauté musulmane de la cité-Etat, le gouvernement justifie sa politique en évoquant "le maintien de l'harmonie religieuse" entre communautés, tout en cherchant à contrôler soigneusement l'expression publique de l'insatisfaction de certains musulmans.

Des organisations musulmanes proposent une définition du "musulman modéré" à Singapour

Singapour 01/10/2003

Le 14 septembre dernier, à l'issue de deux journées de débats, la grande majorité des 150 membres de Pergas, l'Association des professeurs de religion et des universitaires musulmans de Singapour, a approuvé une liste de préceptes définissant, selon elle, la façon dont les musulmans de Singapour peuvent mener leur vie en tant qu'adeptes "modérés" de la religion musulmane. Réunis à la mosquée Assyakirin, située dans le quartier de Jurong à Singapour, les délégués étaient assemblés pour débattre du thème de "la modération dans l'islam".

"DECLARATION SUR L'HARMONIE RELIGIEUSE" - Une interview du ministre des Sports et du Développement communautaire

Singapour 16/09/2003

Ucanews : Vos critiques disent que la récitation annuelle d'une déclaration ne suffit pas à garantir l'harmonie religieuse.

Le fait que désormais l'homosexualité n'est plus un obstacle à l'embauche dans la fonction publique soulève des réactions mitigées au sein des Eglises chrétiennes

Singapour 01/09/2003

La controverse a commencé au début du mois de juillet dernier lorsque les médias de Singapour ont rapporté que la politique du gouvernement à l'égard des homosexuels avait "tranquillement évolué" et que l'administration ne mettait plus d'obstacle désormais à l'embauche d'homosexuels pour "certains emplois qualifiés par ailleurs de "sensibles". Les débats ont commencé après que le Premier ministre Goh Chok Tong a reconnu le fait dans une interview accordée au magazine américain Time, publiée fin juin ; très vite, un débat public s'est ouvert, principalement par le biais de tribunes libres adressées aux journaux de Singapour. Les Eglises chrétiennes ont également réagi, exprimant le plus souvent - mais pas toujours - leur opposition à la politique gouvernementale.

Rédigée - non sans mal - sous l'égide du gouvernement, une "Déclaration sur l'harmonie reli-gieuse" a été adoptée par les responsables des principales religions de la cité-Etat

Singapour 01/07/2003

Dans un contexte marqué par les attentats du 11 septembre 2001 commis aux Etats-Unis, par l'arrestation à Singapour de membres du réseau terroriste Jemaah Islamiah mais aussi par les affaires dites du "foulard islamique" (1) et par les remarques du Premier ministre de Singapour au sujet de l'"inflexibilité" grandissante d'une partie de la communauté musulmane de la cité-Etat (2), on se souvient que les autorités singapouriennes avaient, en septembre 2002, annoncé la rédaction d'un "Code d'interaction" à l'usage des religions à Singapour (3). L'objectif affiché des autorités était de "guider les Singapouriens dans la pratique de leur religion, dans la façon de s'adapter aux croyances des autres et dans la marche commune vers une société multiraciale". Près de neuf mois plus tard, le texte promis a été publié après avoir été accepté par les différents responsables religieux de Singapour mais il semble que sa mise au point a été plus délicate que ce à quoi s'attendaient les autorités gouvernementales (4).

A l'occasion de la fermeture des écoles pour cause d'épidémie de SRAS, les autorités se sont a-perçues que dix-huit jardins d'enfants - dont cinq catholiques - fonctionnaient sans autorisation

Singapour 16/06/2003

Pour lutter contre la propagation de la pneumonie atypique (SRAS) qui, à la date du 26 mai dernier, a causé la mort de trente et une personnes à Singapour, tous les établissements d'éducation, depuis les jardins d'enfants jusqu'aux universités de premier cycle, ont été fermés par le gouvernement. La fermeture forcée a duré du 27 mars au 16 avril. A cette occasion, le ministère de l'Education a découvert que dix-huit jardins d'enfants - dont cinq gérés par des paroisses catholiques - n'avaient pas été agréés officiellement. Ces établissements ont été sommés de cesser leurs activités. Parmi les cinq jardins d'enfants catholiques, l'un au moins fonctionnait depuis quarante ans.

La Commission diocésaine pour la pastorale des migrants accueille les travailleurs étrangers en difficulté dans un centre spécialement aménagé pour eux

Singapour 01/06/2003

"La Grotte de la Madone un foyer dirigé par la Commission pour la pastorale des migrants et des gens du voyage (1), abrite actuellement une femme de ménage philippine et une mère africaine accompagnée de son enfant de 2 ans. Récemment, le centre avait déjà recueilli Jaagath, un Népalais de 23 ans qui vivait dans la rue après avoir été trompé par un faux recruteur qui lui avait promis du travail et l'escroqua de 5 000 dollars de Singapour (2 500 euros) pour frais d'embauche. Cet individu lui avait pris également son passeport, ses chèques de voyage et son billet d'avion de retour avant de l'abandonner dans un hôtel, sans travail. Jaagath s'est retrouvé à la rue, une fois dépensé le peu d'argent qui lui restait. Rosemary Pabiluna, une employée de maison arrivée à Singapour il y a quatre mois, a elle aussi trouvé refuge à la Grotte de la Madone, après un séjour de six semaines à l'hôpital en chambre d'isolement pour une méningite. A sa sortie d'hôpital, très affaiblie, ses employeurs ont refusé de la reprendre à leur service Cette femme de 38 ans, mère de trois enfants, devait rentrer aux Philippines le 25 mai : "Je suis encore faible mais très heureuse d'être ici dans ce foyer car j'y suis bien nourrie et peux me reposer."

Un prêtre catholique, curé de paroisse, a été mis en examen pour détournement de fonds

Singapour 16/04/2003

Le 9 avril dernier, un tribunal civil de Singapour a prononcé l'inculpation d'un prêtre de l'Eglise catholique locale, l'accusant d'avoir détourné à son profit personnel des fonds de la paroisse dont il était le curé. Les actes reprochés se sont produits de juillet 1998 à février 2002, période durant laquelle le prêtre en question, le P. Joachim Kang Hock Chai, âgé de 54 ans et curé de la paroisse Ste Teresa de 1989 à 2002, aurait détourné, en treize versements distincts, 4,3 millions de dollars de Singapour (2,3 millions d'euros). Placé en garde à vue dans les premiers jours du mois d'avril, le P. Joachim Kang s'est vu signifier la prolongation de sa détention pour une semaine supplémentaire avant que le tribunal ne statue sur son maintien ou non en détention. Une demande de remise en liberté sous caution, déposée par ses deux avocats, a été rejetée. Dans un communiqué de presse publié le jour de l'inculpation du prêtre, Mgr Nicholas Chia, archevêque de Singapour, s'est déclaré "choqué et profondément attristé" par la nouvelle, précisant qu'il ne livrerait aucun commentaire, l'affaire étant en cours d'instruction. Toutefois, écartant implicitement l'hypothèse d'une réduction à l'état laïc du P. Joachim Kang, il a précisé que, au cas où l'ancien curé de Ste Teresa est reconnu coupable, il ne lui serait plus confié la responsabilité d'une paroisse.