EDA, Eglise d'Asie - Agence d'information des Missions étrangères de Paris EDA, Eglise d'Asie - Agence d'information des Missions étrangères de Paris

Vous êtes ici : Accueil Asie du Sud-Est Singapour Des groupes chrétiens estiment que le refus de l'acharnement thérapeutique sur les mourants ne doit pas relever de dispositions législatives

Rechercher

Recevoir gratuitement nos dépêches

Asie du Sud-Est - Singapour

Imprimer

Des groupes chrétiens estiment que le refus de l'acharnement thérapeutique sur les mourants ne doit pas relever de dispositions législatives [ Bulletin EDA n° 186 ]

01/11/1994

Les dispositions d'un projet de loi de santé concernant le living will, l'acte écrit par lequel un adulte refuserait d'avance pour lui-même tout acharnement thérapeutique (9), ont suscité dans les milieux religieux et les Eglises débats et prises de position. Les dirigeants bouddhistes et taoïstes, les porte-parole des communautés musulmanes et hindoues ont déclaré ne pas avoir d'objection contre le projet de living will. En revanche dans des rapports remis au mois d'août 1994 à la commission nationale d'éthique médicale, le conseil chrétien des Eglises, la plus grande organisation protestante, et deux mouvements catholiques se sont dits hostiles à une solution par voie législative du problème de l'acharnement thérapeutique.

Selon son secrétaire général, le Conseil national des Eglises estime préférable à un papier signé longtemps à l'avance la décision prise en commun par le malade, ses médecins et sa famille quant à la poursuite d'un traitement médical. Le Conseil craint que le médecin ne puisse plus exercer son jugement professionnel si une loi a déjà tranché au nom de statistiques sur la probabilité ou non d'une guérison. Dans leurs rapports au comité national d'éthique médicale, le père Edmund Dunne, président de l'association "Vie familiale", et le Dr John Lee, président de la guilde des médecins catholiques de Singapour, ont dit que le projet de loi sur le living will était gros de problèmes et de complications. "Le dilemme moral peut être résolu par une plus grande communication entre les médecins, les malades et leurs familles" ont-ils déclaré dans un communiqué conjoint à la presse.

Notes

(9) EDA 169<br />