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Asie du Sud-Est - Malaisie

Les minorités religieuses et certains milieux musulmans se réjouissent de la suspension de la Loi islamique sur la famille mais s'inquiètent de la protection de leurs droits

Malaisie 01/02/2006

Les représentants des minorités religieuses et certains milieux musulmans ont exprimé leur satisfaction après l'annonce faite le 12 janvier dernier par le Premier ministre fédéral Abdullah Badawi qui a déclaré que la mise en ouvre de la Loi islamique sur la famille, applicable aux musulmans de la Fédération - environ 55 % de ses 26 millions d'habitants -, était suspendue. Il a également promis que l'article de la Constitution qui interdit aux tribunaux civils de se prononcer sur des cas relevant des tribunaux islamiques, serait révisé.

Les autorités civiles et religieuses sévissent contre un mouvement religieux syncrétiste, qualifié de "secte déviante" de l'islam

Malaisie 16/07/2005

Le 2 juillet dernier, les autorités religieuses musulmanes de l'Etat du Terrengganu, épaulées par des forces de police, ont mené un raid contre les locaux d'un mouvement religieux syncrétiste. Vingt-et-une personnes ont été arrêtées, le fondateur et animateur charismatique de ce mouvement réussissant toutefois à échapper à l'arrestation. Muhammad Ramli Nuh, vice-président du Comité de développement islamique du Terrengganu, a déclaré qu'il devait être mis fin aux activités et aux enseignements d'Ayah Pin, Ariffin Mohammad de son vrai nom, Malaisien âgé de 65 ans et fondateur du mouvement religieux contesté. Qualifiant son mouvement de "secte déviante" de l'islam, Muhammad Ramli a estimé que, "d'un point de vue religieux Ayah Pin et ses acolytes portaient "préjudice" à l'islam et qu'ils devaient être arrêtés au titre de la Loi sur la sécurité intérieure (ISA - Internal Security Act), texte qui permet aux autorités de détenir sans jugement toute personne présentant une "menace pour la sécurité nationale". Sur ce dernier point, les autorités fédérales n'ont pas suivi Muhammad Ramli, déclarant que les dispositions légales prévues par la charia au Terrengganu suffisaient à poursuivre en justice les personnes arrêtées et qu'il n'était pas nécessaire en ce cas de recourir à l'ISA. Les vingt-et-une personnes arrêtées ont ainsi été inculpées pour "détention de documents contraires à l'islam".

LA MALAISIE EXPULSE SES IMMIGRES CLANDESTINS - Les tensions augmentent dans l'économie tandis que les travailleurs clandestins quittent le pays

Malaisie 16/05/2005

Ces dix dernières années, la Malaisie, pays relativement prospère, a tout tenté pour tenir à distance les travailleurs immigrés clandestins : le gouvernement a fait construire un mur en béton dans la jungle sur une partie de la frontière entre la Malaisie et la Thaïlande ; il a lancé plusieurs opérations de police, dont celle qui est en cours et qui a été baptisée "Opération Nyah" - littéralement "dehors" ; depuis 2002, il a fait arrêter et expulser plus de 18 000 ressortissants étrangers qui séjournaient illégalement dans le pays. La dernière opération en date, qui a débuté en mars, semble plus radicale que les précédentes, puisqu'elle a abouti au départ d'un demi million d'étrangers, principalement des Indonésiens.

Selon le Premier ministre, la Bible traduite en malais ne figure pas parmi les livres interdits par le gouvernement, mais doit porter la mention : "Pas pour les musulmans"

Malaisie 01/05/2005

Le 19 avril dernier, le Premier ministre Abdullah Ahmad Badawi a officiellement déclaré que la Bible traduite en malais ne figurait pas parmi les livres interdits par les autorités. Il a toutefois précisé que sa diffusion était donc libre, à condition que la couverture de chaque exemplaire de ces bibles porte la mention : "Pas pour les musulmans" et que ces bibles soient disponibles exclusivement dans les églises et les librairies chrétiennes.

Repoussée à trois reprises, la date butoir pour l'expulsion des immigrés clandestins présents en Malaisie a été fixée au 28 février

Malaisie 01/03/2005

"Il s'est écoulé suffisamment de temps. J'espère que les clandestins nous prennent au sérieux et auront quitté le pays à la date d'aujourd'hui." C'est par ces propos que le ministre de l'Intérieur Azmi Khalid a signifié que le délai, par trois fois repoussé depuis le mois de novembre dernier (1), donné aux immigrés clandestins installés en Malaisie prenait fin au 28 février. Selon les chiffres compilés par les fonctionnaires de l'immigration, 400 000 immigrés clandestins, en majorité des Indonésiens, mais aussi des Philippins, des Birmans et des ressortissants d'autres pays, ont quitté la Fédération de Malaisie pour échapper aux poursuites que les autorités malaisiennes ont promis d'appliquer à tous les étrangers qui resteraient illégalement dans le pays après le 28 février. Selon les organisations de défense des droits de l'homme, le départ de ces 400 000 personnes n'a pas donné lieu à des dérapages majeurs, mais des violations des droits fondamentaux des personnes sont à craindre, maintenant que la police, les fonctionnaires gouvernementaux et des volontaires, soit environ 300 000 personnes, vont être autorisés à fouiller les maisons à la recherche des immigrés clandestins.

NOEL, UN ENJEU DANS LA MALAISIE MULTIETHNIQUE

Malaisie 01/01/2005

En Malaisie, pays multiethnique où les musulmans représentent une courte majorité de la population et domine la vie politique, mais où les communautés chrétiennes, hindoues et bouddhistes constituent des minorités conséquentes, l'information selon laquelle le gouvernement souhaitait interdire toute référence à Jésus dans les cantiques de Noël et tout symbole chrétien - telle les représentations de la Nativité - des célébrations officielles du jour de Noël ne pouvait pas passer inaperçue.

Une décision de justice relative à l'interdiction du port du turban musulman à l'école provoque des remous

Malaisie 01/12/2004

Le 22 novembre dernier, un tribunal, statuant en appel, a rendu un jugement stipulant que la tenue vestimentaire des élèves dans les écoles du pays était du ressort des écoles elles-mêmes et du ministère de l'Education, et non de la justice. "Si les tribunaux interviennent [dans ce domainenous pourrions tout aussi bien assumer la gestion des écoles. Nous avons à interpréter la Constitution avec finesse et dans un contexte qui est celui d'une société multiraciale a écrit le juge Datuk Gopal Sri Ram dans ses attendus qui précisent que le cas relève de la discipline interne à une école et n'a pas de dimension constitutionnelle. L'affaire a fait grand bruit en Malaisie où le Parti Islam SeMalaysia (PAS), parti d'opposition tenant d'un islam rigoriste, a critiqué les entraves mises à la liberté religieuse des musulmans.

Dans l'impossibilité de faire enregistrer légalement son mariage, une Malaise, anciennement musulmane et aujourd'hui chrétienne, demande à voir ses droits constitutionnels reconnus

Malaisie 16/10/2004

Lorsqu'Azlina Jailani a voulu se marier il y a quelques années, sa vie s'est soudainement compliquée et s'est trouvée placée au centre de polémiques intenses. Née dans une famille malaise et donc considérée comme musulmane, elle s'est, une fois parvenue à l'âge adulte, convertie au christianisme. Le fait était déjà suffisamment délicat pour ne pas être ébruité mais, lorsqu'Azlina Jailani a demandé que son mariage soit enregistré dans le très officiel Registre des mariages, elle s'est vue opposer un refus au motif qu'étant Malaise, elle était légalement une musulmane.

Elu sans surprise à la tête de l'UMNO, le Premier ministre promet un gouvernement islamique modéré

Malaisie 01/10/2004

Du 23 au 27 septembre dernier, l'UMNO (United Malays National Organisation) a tenu son congrès annuel. Parti dominant de la scène politique malaisienne, il a donné au pays tous les Premiers ministres qui ont dirigé la Fédération depuis 1957, date de l'indépendance. Lors de ce congrès, l'UMNO a porté à sa tête - et sans surprise - le Premier ministre Abdullah Ahmad Badawi. Au pouvoir depuis onze mois (1), le Premier ministre a prononcé un discours de politique générale, promettant un gouvernement islamique modéré. Pour la première fois, il a défini ce qu'il appelle le principe de l'"islam hadhari" - ou 'islam civil', déclarant que c'était "une approche mettant l'accent sur un développement compatible avec les principes de l'islam et centré sur l'amélioration de la qualité de la vie".

Interdit dans un premier temps, le film 'La Passion du Christ' de Mel Gibson a reçu une autorisation de diffusion restreinte aux seuls chrétiens

Malaisie 01/09/2004

Interdit à la diffusion dans un premier temps par le Bureau de censure cinématographique (1), le film 'La Passion du Christ' de Mel Gibson a finalement reçu une autorisation de diffusion, les autorités ayant toutefois assorti cette autorisation d'une restriction de taille : le film pourra être projeté dans les églises chrétiennes ainsi que dans les salles de cinéma publiques à la seule condition que les spectateurs soient uniquement composés de chrétien. Les contrôles à l'entrée des cinémas sont rendus possibles par le fait qu'en Malaisie, l'appartenance religieuse de chacun est inscrite sur sa carte d'identité.