EDA, Eglise d'Asie - Agence d'information des Missions étrangères de Paris EDA, Eglise d'Asie - Agence d'information des Missions étrangères de Paris

Vous êtes ici : Accueil Asie du Sud-Est Laos Pour l'administration des sacrements, les catholiques du vicariat apostolique de Paksé ne peuvent compter que sur leur évêque et deux prêtres

Rechercher

Recevoir gratuitement nos dépêches

Asie du Sud-Est - Laos

Imprimer

Pour l'administration des sacrements, les catholiques du vicariat apostolique de Paksé ne peuvent compter que sur leur évêque et deux prêtres [ Bulletin EDA n° 382 ]

01/10/2003

Deux prêtres seulement assistent Mgr Louis Marie Ling Mangkanekhoum, 60 ans, vicaire apostolique de Paksé (1) : le P. Antoine Biengta Vonghachak, 64 ans, et un autre prêtre très âgé. Deux séminaristes toutefois se préparent à venir les épauler mais ils ne seront ordonnés prêtre que dans plusieurs années. Thomas Kandavong Duanmanee, 25 ans, infirmier diplômé, et Gabriel Boulee Chonarun, 23 ans, ont quitté Bangkok le 13 septembre dernier pour le séminaire national Notre Dame de Lanka à Kandy, au Sri Lanka.

Paksé compte plus de 12 000 catholiques dispersés en soixante villages, principalement répartis dans les provinces de Champasak et de Saravan. Le vicariat a en outre la charge de deux autres provinces, Xeguang et Attapu. Ces quatre provinces comptent un total de 910 000 habitants.

Kandavong et Boulee s'inquiètent depuis longtemps de la situation du vicariat apostolique de Paksé et sont conscients que leur volonté d'y travailler exige des sacrifices. Boulee les a énumérés devant des journalistes venus l'interviewer : "Nous renonçons à avoir une famille. Un prêtre est appelé à vivre pour les autres. Mon désir est de devenir prêtre mais je ne sais pas ce que m'apportera l'avenir ni si suivre ma vocation aboutira. Je me remets entre les mains de Dieu." Après le lycée, Kandavong a fait deux ans d'études pour devenir infirmier et a ensuite travaillé à l'hôpital de Champasak. Ses fins de semaine, il les passait dans son village de Bangyok, une des paroisses du P. Biengta. Comme le vicariat n'a pas de petit séminaire, c'est le P. Biengta qui lui a donné une "formation de base Il l'accompagnait dans les villages pour enseigner le catéchisme aux enfants et animer les groupes de jeunes. Avec ce prêtre, il organisait pendant les vacances d'été, de juin à août, des camps de formation catéchétique pour les jeunes de 12 à 20 ans.

Malgré son enthousiasme à servir l'Eglise, Boulee, dont le père est instituteur et la mère "une simple paysanne", reconnaît volontiers : "Bien sûr, la maison me manque. Je suis l'aîné de neuf enfants." Kandavong, pour sa part, a trois frères et deux sours. "Je ne sais pas grand chose du Sri Lanka, a continué Boulee. Je sais seulement que le président est une femme. Je sais que c'est une île, renommée pour son thé et que les gens y sont très gentils." Kandavong et Boulee devraient étudier entre six et sept ans au Sri Lanka en commençant par une année d'étude de l'anglais avant d'aborder la philosophie et la théologie. Leur formation est prise en charge par l'Institut Voluntas Dei (volontaires de Dieu) à laquelle appartient Mgr Ling. Un Institut fondé par un oblat, le P. Louis Marie Parent en 1952. Ses membres sont aujourd'hui présents en Inde, au Laos, au Sri Lanka, en Thaïlande et au Vietnam.

Notes

(1) Voir EDA 331 et 370<br />