EDA, Eglise d'Asie - Agence d'information des Missions étrangères de Paris EDA, Eglise d'Asie - Agence d'information des Missions étrangères de Paris

Vous êtes ici : Accueil Asie du Sud-Est Indonésie

Rechercher

Recevoir gratuitement nos dépêches

Asie du Sud-Est - Indonésie

Déclaration de la Conférence épiscopale d'Indonésie au sujet des événements de Timor Oriental (1)

Indonésie 16/12/1991

1. Parmi les efforts pour trouver une solution au problème de Timor Oriental, il nous semble important d'accorder une grande attention à ce qui est ressenti et vécu par le peuple de Timor Oriental, et d'en tenir compte. C'est ce qui nous a poussés à déclarer à la presse, le 14 novembre, que "la Conférence épiscopale allait suivre et étudier l'évolution de la situation à Timor Oriental". Dans ce but, le P. Alfons Suhardi, ofm, reponsable du Service de documentation et d'information de la Conférence épiscopale, est allé à Dili du 22 au 26 novembre. De même, Mgr J. Darmaatmaja, s.j., président de la Conférence épiscopale et Mgr M.D. Situmorang, ofm Cap, secrétaire général, y sont allés le 25 et revenus le 27 novembre.

Améliorer les hôpitaux musulmans

Indonésie 16/12/1991

Les hôpitaux chrétiens ont beaucoup plus de patients que les hôpitaux musulmans, remarque le directeur de l'un de ceux-ci, le Dr Subki Abdulkadir, qui voudrait bien remédier à cette situation, dont il estime qu'elle est déshonorante pour les services de santé musulmans. Les raisons de cet engouement lui paraissent mystérieuses.

Quinze millions de musulmans convertis au christianisme? Une allégation insensée!

Indonésie 16/12/1991

Le professeur Horem Nasution, de l'Ecole publique des études islamiques, à l'issue d'un colloque qui avait rassemblé à Jakarta la jeunesse musulmane de la capitale, a déploré, le 13 octobre 1991, devant des journalistes, l'attitude irresponsable des rédacteurs de l'hebdomadaire islamique "Panji Masyarakat", ou "Bannière du Peuple", qui avait repris sans la contrôler une information à sensation publiée à l'étranger, et selon laquelle 15 millions de musulmans indonésiens s'étaient convertis au christianisme depuis 1984. De tels chiffres dépassent l'entendement, a-t-il dit, et il suffit de réfléchir un instant sur les données du recensement de 1990 pour se rendre compte de l'énormité d'une pareille allégation. En effet, expose-t-il, les statistiques les plus récentes indiquent que 85% des 180 millions d'Indonésiens sont musulmans, les 15% restants étant répartis entre protestants, catholiques, hindous et boudhistes. Or, il est possible que "chaque religion ait vu augmenter le nombre de ses fidèles". Il est improbable que le nombre de chrétiens se soit accru en six ans de 8,5%: "Je ne crois pas, poursuit-il, qu'il y ait autant de musulmans indonésiens qui se soient orientés vers le christianisme". En fait, le chiffre de 15 millions correspond au nombre actuel des chrétiens; un peu plus du tiers est catholique (11).

Dili: nouvelle déclaration de la Conférence épiscopale

Indonésie 16/12/1991

Après la première déclaration des évêques indonésiens, le 14 novembre 1991, concernant le massacre de Dili (9), les deux signataires, NN. SS. Darmaatmaja et Situmorang, respectivement archevêque de Semarang et évêque de Padang, ont pu se rendre en tant que délégués de la Conférence épiscopale, à Timor Oriental, où ils ont rencontré, outre Mgr Belo et le gouverneur Carrascalao, quelques témoins oculaires. Des contacts qu'ils eurent sur place, du 25 au 27 novembre, ils ont tiré la conclusion que les informations obtenues jusque-là de sources officielles étaient incomplètes à plusieurs égards. C'est pourquoi dès leur retour à Jakarta, ils ont jugé indispensable de compléter, par un nouveau communiqué (10), daté du 28 novembre, celui qu'ils avaient rédigé au reçu des premières nouvelles relatives à l'événement sanglant en question.

Les étudiants catholiques critiquent l'intervention militaire à Dili

Indonésie 01/12/1991

Les milieux catholiques de Jakarta se sentent plus ou moins en porte-à-faux après la fusillade du 12 novembre 1991 qui, selon "Amnesty International", aurait fait au moins 200 victimes à Timor Oriental (11). Après la prise de position très modérée des évêques indonésiens (12), celle de l'Union des étudiants catholiques d'Indonésie a été rendue publique, le 22 novembre 1991, par le président du Bureau national de l'association, Cyrillus Kerong, et son secrétaire général intérimaire Anton Donni.

La Conférence épiscopale et le massacre de Dili

Indonésie 01/12/1991

Deux jours après les incidents du 12 novembre 1991 qui ont ensanglanté la capitale de Timor Oriental (10), la Conférence épiscopale d'Indonésie - dont la rencontre annuelle de dix jours prenait fin le lendemain - publiait un communiqué exprimant l'inquiétude et la tristesse que l'affaire avait provoquées au sein de l'Eglise. Tout en admettant que la plupart des manifestants de Dili étaient catholiques, les évêques se sont attachés à montrer que l'Eglise comme telle ne pouvait être tenue pour responsable de l'incident: "les activités politiques de quelques membres de l'Eglise ne peuvent être considérées comme étant des activités de l'Eglise, ni comme étant menées au nom de l'Eglise". Celle-ci, rappelle le communiqué, est "une institution religieuse qui met l'accent sur l'enseignement de l'amour, de la paix et de l'humanité", mais elle ne peut, ajoute-t-il, déterminer le comportement politique de ses membres.

Une loterie nationale controversée

Indonésie 01/12/1991

Depuis quelques mois, diverses organisations - religieuses et culturelles - musulmanes s'interrogent sur l'opportunité, pour un Etat à dominante islamique, de patronner une loterie nationale dont le revenu est utilisé à diverses fins publiques: fonds de secours pour d'éventuelles catastrophes naturelles, pour des programmes de développement, des oeuvres éducatives ou des événements sportifs. On soupçonne aussi que ces fonds servent à alimenter le "Golkar", coalition au pouvoir à Jakarta. Les rentrées hebdomadaires de cette loterie seraient de l'ordre de 60 millions de francs.

Irian Jaya: le retour volontaire des exilés

Indonésie 16/11/1991

Depuis plusieurs années, beaucoup d'habitants de la province d'Irian Jaya se sont réfugiés en Papouasie-Nouvelle Guinée parce que la volonté de modernisation de l'Indonésie leur apparaissait en contradiction avec leur mode de vie traditionnel. Cet exode s'était amplifié quand des colons javanais avaient pris possession de leurs terres, et que la résistance des autochtones à cette "colonisation" s'était heurtée à la répression ouverte des "forces de l'ordre", allant des arrestations arbitraires jusqu'à la torture. Des villages entiers avaient franchi la frontière et leurs habitants s'étaient retrouvés par milliers dans des camps de fortune, sans autre statut que celui d'immigrés clandestins, sans autre secours que les maigres rations envoyées par Port Moresby (11).

Une lettre pastorale pour le dimanche des Missions

Indonésie 16/11/1991

L'archevêque de Jakarta, Mgr Leo Soekoto, a rappelé à ses diocésains, dans une lettre pastorale datée du 18 octobre 1991, leur devoir missionnaire. Le document fut lu aux messes du dimanche 20 octobre, jour de la "Mission universelle" dans les 41 paroisses du diocèse, qui compte quelque 280 000 catholiques.

Une communauté interreligieuse en parfaite harmonie

Indonésie 01/11/1991

Une vieille église dans une ville musulmane: voilà qui peut sembler étrange aux touristes qui visitent Tanjung Sakti, ville de 30 000 habitants à 200 km au sud-ouest de Palembang, siège d'un diocèse catholique et chef-lieu de la province de Sumatra-Sud. Sa présence ne choque pas le moins du monde les habitants du lieu: elle fait partie de leur cadre de vie depuis plus d'un siècle. Elle a été construite en 1889 par le père Johannes van Meurs, pour un petit groupe de chrétiens. Ils sont aujourd'hui 600 dispersés à travers la ville.