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Asie du Sud-Est - Indonésie

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Les religions plaident pour la paix dans le Golfe [ Bulletin EDA n° 105 ]

16/02/1991

Réunis au sein d'un "Forum interreligieux" organisé pour la circonstance le 31 janvier 1991, les représentants autorisés des cinq religions reconnues dans le pays - islam, protestantisme, catholicisme, hindouisme et bouddhisme - ont publié une déclaration commune exprimant leur opposition à la poursuite des hostilités dans le Golfe, et pressant les Indonésiens de ne pas prêter l'oreille à la propagande selon laquelle il s'agirait d'une guerre de religion. Ils ont en même temps lancé un appel à diverses instances internationales telles que l'Organisation de la Conférence islamique, le Conseil oecuménique des Eglises, le Vatican, la Fédération bouddhique mondiale, la Fédération mondiale hindoue et le Mouvement des pays non alignés, pour qu'elles interviennent de telle sorte qu'il soit mis fin immédiatement aux opérations en cours au Moyen-Orient.

Le ministre des Affaires religieuses, M. Munawir Sjadzali, présent au Forum, a informé la presse, deux jours plus tard, que le président Soeharto s'était réjoui de l'initiative des responsables religieux: il la jugeait comme un élément "d'importance pour le maintien de l'harmonie interreligieuse dans le pays".

Signataire du document pour le côté catholique, le P. Valentinus Kartasiswaya, secrétaire exécutif de la Conférence des évêques, indiqua aux journalistes qu'il était personnellement d'accord avec les pouvoirs publics pour voir dans la situation internationale que tous déplorent une "bonne occasion pour renforcer l'harmonie interreligieuse en Indonésie et pour dépasser les différences qui séparent les religions". C'est en ce sens qu'il faut interpréter, expliqua-t-il, la participation de l'Eglise catholique à la déclaration commune: il s'agissait là de "montrer notre unité et notre solidarité avec les autres groupes religieux", mais, précisa-t-il sans d'ailleurs donner les raisons de cette attitude, la Conférence épiscopale ne prendra pas autrement position sur la paix dans le Golfe (4), comme l'ont fait les organismes officiels protestants et musulmans.

Notes

(4) C'est ce "silence" des responsables de leur Eglise que critiquait l'Association des étudiants catholiques le jour même où se réunissait le "Forum interreligieux". Voir l'article précédent et le document annexe.<br />