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Asie du Sud-Est - Birmanie / Myanmar

La compagnie française Total se défend d'être compromise dans les violations des droits de l'homme en Birmanie

Birmanie / Myanmar 16/11/1996

Le 11 novembre 1996, des représentants de la compagnie pétrolière française Total ont nié le bien-fondé des accusations portées par Mme Aung Saan Suu Kyi, chef de l'opposition à la junte militaire au pouvoir à Rangoun. Devant deux députés européens du parlement de Bruxelles, la dirigeante birmane avait en effet critiqué les activités de Total dans le pays et accusé la France de mettre les intérêts de Total au dessus de ceux du peuple de Birmanie. A la suite de cette entrevue, les deux députés européens avaient déclaré qu'ils demanderaient l'arrêt de tous les investissements européens en Birmanie.

La junte veut dissuader le clergé bouddhiste d'accorder son soutien à l'opposition

Birmanie / Myanmar 16/10/1996

Décidée à retirer à la Ligue nationale pour la démocratie de Mme Aung San Suu Kyi le large soutien que lui accordent les milieux religieux, la junte militaire s'est adressée directement, le 29 septembre 1996, au clergé bouddhiste pour le mettre en garde (1). Le lieutenant général Myo Nyunt, ministre des affaires religieuses, a rencontré ce jour-là, les principaux dirigeants du bouddhisme birman. Il leur a déclaré que l'opposition tentait d'exploiter la première religion du pays à des fins politiques. Selon lui, la Ligue était en train d'infiltrer le clergé bouddhiste afin de semer la discorde en son sein. D'après le quotidien d'Etat, Mirror, qui a rendu compte de l'entrevue, le ministre a justifié, devant les religieux bouddhistes, les nombreuses arrestations effectuées dans les jours précédents au sein de l'opposition à la junte au pouvoir. Elles étaient selon lui nécessaires pour maintenir la sécurité nationale.

La conférence des supérieures majeures a organisé une session de renouvellement spirituel pour les religieuses

Birmanie / Myanmar 01/10/1996

La conférence des supérieurs majeures a organisé cette année, comme chaque année, une session de renouvellement spirituel pour les religieuses du pays. Ces sessions durent trois mois. A l'origine elles étaient destinées aux plus jeunes, mais cette année, pour cette troisième session qui vient de commencer le 2 septembre, 47 religieuses de tout âge y participent, nous écrit une religieuse franciscaine missionnaire de Marie. "C'est un temps très utile pour nous aider dans notre renouvellement spirituel et notre apostolatajoute une ancienne participante.

Depuis trois mois, l'armée birmane a déplacé de force 70 000 personnes des minorités shan et karenni

Birmanie / Myanmar 16/07/1996

Depuis le mois de mars 1996, l'armée birmane a déplacé de force 50 000 personnes dans l'Etat shan et 20 000 autres dans l'Etat karenni. La plupart des réfugiés sont contraints au travail forcé.

La junte militaire joue la carte religieuse et semble rafler la mise

Birmanie / Myanmar 01/05/1996

La foi bouddhiste demeure plus forte que jamais en Birmanie, mais, en tant que force politique, les moines sont en train de perdre la bataille contre le Slorc (1). Des observateurs constatent que la stratégie mise en place par les militaires en 1990 pour instrumentaliser le bouddhisme commence à porter ses fruits.

Selon certains témoignages, la junte militaire aurait décidé de combattre le christianisme chez les Karens

Birmanie / Myanmar 16/12/1995

Selon des témoignages recueillis en octobre 1995 par une délégation de parlementaires australiens, un certain nombre de documents dénonçant le christianisme circulent dans les régions habitées par la minorité karen : il s'agirait d'une tentative délibérée de la junte militaire, au pouvoir à Rangoun depuis 1988, d'exacerber au sein du peuple karen les tensions interreligieuses qui ont déjà entraîné la défaite des rebelles à Manerplaw il y a quelques mois (2). La délégation australienne rapporte aussi de nombreux témoignages de tortures et de persécution religieuse et politique, en particulier dans les régions où l'armée birmane continue de se battre contre les rebelles des ethnies minoritaires.

Les réfugiés Mon pris entre deux feux

Birmanie / Myanmar 01/12/1995

Des négociations difficiles continuent entre la junte militaire de Rangoun et le Haut-commissaire aux Réfugiés à propos du rapatriement de 20 000 réfugiés de l'ethnie mon se trouvant dans des camps de réfugiés mis en place par des organisations chrétiennes. Dix mille autres vivent dans des villages tout proches de la frontière avec la Thaïlande.

Amnesty International dénonce la situation des droits de l'homme dans le pays

Birmanie / Myanmar 16/11/1995

Dans son rapport annuel sur la situation des droits de l'homme à travers le monde, Amnesty International dénonce l'attitude de la junte militaire birmane qui reprend d'une main ce qu'elle a donné de l'autre dans le domaine des libertés : "Nous apprécions les gestes positifs accomplis par le gouvernement militaire de Birmanie, mais nous constatons que des milliers de prisonniers politiques restent en prison, parmi lesquels au moins 50 prisonniers de conscience qui n'ont eu que le tort d'exprimer leur opinionL'association de défense des droits de l'homme fait remarquer que, quelques jours à peine avant la libération d'Aung San Suu Kyi, trois politiciens étaient condamnés à sept ans de prison ferme pour le seul fait d'avoir rencontré des étrangers et critiqué la junte militaire. "Les arrestations politiques restent un instrument majeur de répression utilisé par le gouvernement birman pour faire taire les critiquesajoute le rapport.

Le rapatriement des musulmans Rohingyas réfugiés au Bangladesh est presque terminé

Birmanie / Myanmar 16/02/1995

M. R. Osmany, ministre des affaires étrangères du Bangladesh, a affirmé, le 1er février 1995, que le rapatriement vers la Birmanie des 250 000 musulmans Rohyngias était presque terminé.

Un moine bouddhiste propose sa médiation entre les Karens et le gouvernement birman

Birmanie / Myanmar 16/02/1995

U Rewatta Dhama, moine bouddhiste résidant à Birmingham (Grande Bretagne) et connu pour le rôle de médiation qu'il continue à jouer entre la junte militaire birmane et Aung San Suu Kyi, a proposé ses services pour faciliter d'éventuelles négociations entre les militaires au pouvoir à Rangoun et les chefs de l'Union nationale karen en rébellion contre le pouvoir central (1).