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Asie du Nord-Est - Taiwan

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L'Eglise presbytérienne se fait le porte-parole des minorités ethniques [ Bulletin EDA n° 160 ]

01/09/1993

Dans les délibérations des Nations Unies, dont Taiwan est exclue, une commission de l'Eglise presbytérienne taiwanaise plaide pour les minorités ethniques de l'île.

Cette commission, fondée sous le nom d'Alliance des aborigènes de Taiwan en 1984 pour la défense de leurs droits, demande une reconnaissance formelle des minorités ethniques par le gouvernement de Taiwan. Elle réclame une "loi des populations aborigènes" qui serait inscrite dans la constitution et leur reconnaitraît le droit de gérer leurs propres affaires. Le gouvernement devrait renoncer à faire de l'île de Lanyu, où vit la tribu Yami, une décharge de déchets nucléaires, empêcher les dépossessions foncières en révisant la législation sur le parc national et restituer aux aborigènes les terres qui leur ont été prises. L'Alliance fait campagne pour le développement des cultures et des langues minoritaires, pour des programmes de formation et de services de première urgence qui améliorent leurs conditions socio-économiques.

Selon les statistiques officielles, 0,3 pour cent seulement des 340 000 aborigènes taiwanais ont reçu une instruction secondaire ; 48,8 pour cent sont cultivateurs. La majorité de ceux qui vivent dans les villes y sont voués aux travaux pénibles, non qualifiés et très peu payés.

Lors d'une conférence de presse donnée le 12 juillet 1993 au siège de l'Eglise presbytérienne à Taipei, les responsables de l'Alliance, en rappelant la conférence mondiale sur les droits de l'homme qui venait d'être organisée en juin par les Nations Unies à Vienne, ont souligné que les minorités ethniques n'y avaient pas spécialement retenu l'attention et que Taiwan n'avait d'ailleurs pas eu officiellement place à la conférence, n'étant pas membre des Nations Unies. Néanmoins des représentants des minorités ethniques taiwanaises y ont été présents comme membres des organisations non gouvernementales admis à titre d'observateurs. Ceux-ci, dans une déclaration publiée le 25 juin, ont déploré que la voix des aborigènes ne soit pas entendue parce que les gouvernements ne reconnaissent pas leurs droits.

THAILANDE