- Mongolie
L’Eglise catholique de Mongolie se prépare à fêter ses vingt ans d’existence
Depuis l’établissement des relations diplomatiques avec le Saint-Siège en 1992 et l’arrivée, presque simultanée, des premiers missionnaires, l’Eglise catholique de Mongolie s’est considérablement développée, affirmant sa présence dans ce vaste pays peu peuplé, et s’investissant dans de nombreux secteurs, comme l’éducation, les activités sociales et médicales, ou encore des projets de développement.
Visite du président de la République de Mongolie au Vatican : « Le dialogue interreligieux est la clé de la paix et de la justice »
Lundi 17 octobre, le président de la République de Mongolie, Tsakhiagiin Elbegdorj (1), a été reçu en audience par le pape Benoît XVI. A l’issue de la rencontre, le Saint-Siège a publié un communiqué par lequel il fait part des questions qui ont été abordées par le pape et le chef de l’Etat mongol, dont « la situation politique du continent asiatique » mais surtout l’importance du « dialogue interculturel et interreligieux pour la promotion de la paix et de la justice »...
La préfecture apostolique d'Oulan-Bator envoie ses jeunes se former à l'étranger
En 2002, lorsque Mgr Wencesalao Padilla a été nommé préfet apostolique d’Oulan-Bator, la jeune Eglise catholique renaissait tout juste de ses cendres. En 1992, un an après l’établissement de relations diplomatiques entre le Saint-Siège et Oulan-Bator, trois prêtres de la Congrégation du Cœur Immaculée de Marie (CICM), avaient été envoyés en Mongolie poser les bases...
Supplément EDA 6/2009 : Le bouddhisme perd du terrain
Pays où le bouddhisme tibétain a été dominant durant des siècles, la Mongolie a connu une répression religieuse féroce à partir de 1921 et l’installation d’un régime marxiste inféodé à Moscou. En peu d’années, les quelque 2 500 pagodes et lamaseries que comptait le pays ont disparu. A partir de 1990 et la fin de la dictature, la Mongolie s’est ouvert sur l’extérieur.
A Oulan-Bator, les « catholiques sous la tente » se préparent à un nouvel hiver
A Oulan-Bator qui compte aujourd’hui trois paroisses (1), la petite communauté catholique doit faire face aux difficultés logistiques d’un très jeune pays de mission. Contrairement aux deux autres paroisses de la capitale de la Mongolie, celle du Bon Pasteur n’a toujours pas de bâtiment en dur. Sous les tentes assemblées à la manière mongole, le P. Ronald Magbanua et ses fidèles savent qu’il va falloir se préparer à un nouvel hiver dont la rigueur gèlera le vin de messe et fera du simple fait d’assister aux offices, un véritable acte de courage.
La communauté catholique de Zuun Mod ne désespère pas d’obtenir un jour l’autorisation de construire son église
« Cela prendra peut-être du temps, il y aura probablement des frustrations, mais nous sommes certains que le Bon Dieu finira par nous accorder une église », a déclaré Joseph (1), porte-parole de la petite communauté catholique de Zuun Mod, chef-lieu de la province de Tov, à 60 km de la capitale mongole. Depuis quatre ans, il tente de convaincre la municipalité de donner son autorisation à la construction d’une église pour les catholiques de Zuun Mod, mais la dernière entrevue prévue avec les conseillers municipaux a tout simplement été reportée.
Un protestant cherche à élargir l’offre d’ouvrages chrétiens en langue mongole
Face à la difficulté à se procurer des livres chrétiens en langue mongole, un Mongol converti au protestantisme en 1997 s’est lancé dans la distribution ainsi que l’édition d’ouvrages chrétiens en mongol. Fondée en mai 2007, son entreprise, Channel of Blessing, a créé un site Internet (www.blessing.mn) en décembre 2007 ; rédigé en mongol, en anglais et en coréen – car nombre de missionnaires dans le pays sont anglophones ou viennent de Corée du Sud –, le catalogue compte une centaine de titres.
Après quinze ans de présence, l’Eglise catholique se fixe de nouveaux objectifs : former un clergé local et redonner la priorité au spirituel
Après quinze ans de présence en Mongolie, la petite Eglise catholique du pays de Gengis Khan se fixe de nouveaux objectifs : former un clergé local et redonner la priorité au spirituel. Cet immense pays continental de plus de 1,5 million de km², de tradition bouddhiste, où la grande majorité du territoire se situe à plus de 1 000 mètres d’altitude, compte moins de trois millions d’habitants.
Un colloque souligne la nécessité de prudence en matière d’inculturation du fait de la diversité culturelle des missionnaires
En septembre dernier, à Oulan-Bator, lors d’un colloque sur la liturgie et l’inculturation organisé au Centre d’études et de recherches Antoine Mostaert, 55 missionnaires étrangers aujourd’hui actifs en Mongolie, ont souligné la nécessité de prudence en matière d’inculturation du fait de leur diversité culturelle.
La création d'une nouvelle paroisse - la première en dehors de la capitale Oulan-Bator - témoigne de l'essor de l'Eglise catholique de Mongolie
Le 7 avril prochain, lors de la veillée pascale, vingt-trois jeunes enfants et catéchumènes seront baptisés dans la foi catholique au sein de la toute jeune paroisse de Darkhan, la deuxième ville la plus importante du pays. Pour le curé de cette paroisse, le P. James Cheruwathur, salésien de Don Bosco, ces baptêmes représentent un pas important dans la croissance de la communauté catholique locale. Présents depuis quelques années dans cette ville industrielle située à 200 km au nord de la capitale Oulan-Bator (Ulaanbaatar), les missionnaires salésiens de Don Bosco sont au nombre de trois. A leur arrivée, "personne ne savait vraiment ce qu'était le catholicisme, témoigne le missionnaire. Nous avons commencé en allant à la rencontre des gens, en leur parlant, nous souciant plus particulièrement du contact avec les jeunes." Les 23 baptêmes de la veillée pascale représenteront un doublement de la communauté catholique locale, qui compte aujourd'hui 22 fidèles.


