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Asie du Nord-Est - Japon

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La Cour suprême a rendu définitive la peine de mort prononcée à l'encontre du gourou de la secte Aum [ Bulletin EDA n° 448 ]

28/09/2006

Le 15 septembre dernier, la Cour suprême du Japon, en rejetant le dernier appel de Shoko Asahara, le gourou fondateur de la secte Aum Vérité suprême, a rendu définitive la condamnation à la peine de mort du principal responsable de l'attentat au gaz sarin commis en 1995, dans le métro de Tokyo. Selon les médias japonais, la Cour a refusé de prendre en considération les arguments de la défense, qui stipulait que Shoko Asahara était un déséquilibré mental, une récente expertise ayant conclu qu'il simulait la démence.

Agé de 51 ans, le fondateur de la secte Aum, rebaptisé Aleph, avait été condamné à mort en 2004 pour l'attentat dans le métro de Tokyo qui avait fait 12 morts et 5 500 blessés ainsi que pour quinze autres homicides.

En janvier 2006, sur recommandation de la Commission nationale pour la sécurité publique, le gouvernement japonais a prolongé de trois ans la mise sous-surveillance de la secte Aleph. Dans un rapport, la Commission, rattachée au bureau du Premier ministre, estimait que la secte comptait encore 28 établissements, près de 1 650 fidèles et qu'elle représentait toujours un danger.

Au total, 90 condamnés ayant épuisé toutes les voies de recours attendent actuellement dans les couloirs du Japon. Selon l'agence de presse Kyodo, ces derniers mois, l'administration pénitentiaire prévoyait d'exécuter plusieurs d'entre eux, mais elle a dû renoncer faute de feu vert ministériel. Selon des médias nippons, le ministre de la Justice du gouvernement de Kunichiro Koizumi, Seiken Sugiura, un avocat bouddhiste opposé à la peine de mort, a en effet résisté jusqu'au bout aux pressions pour ordonner au moins une exécution avant son départ.

En poste depuis octobre 2005, Seiken Sugiura avait déclenché une polémique en déclarant qu'en raison de ses convictions religieuses, il ne signerait jamais aucun ordre d'exécution, procédure indispensable pour envoyer un condamné à la potence.

Notes

(1)Au sujet de la secte Aum, voir EDA 228, 237, 279, 290, 303, 344, 393<br />