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Asie Centrale - Tadjikistan

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Les paroisses catholiques tadjiks accueillent leurs nouveaux prêtres [ Bulletin EDA n° 470 ]

01/10/2007

Deux des trois paroisses du Tadjikistan accueillent leur nouveau curé (1). « C’est bien pour nous d’avoir maintenant un prêtre résidant », a confié Ruslan Gerikh, un garçon de 15 ans de la paroisse St Roch à Kurgan-Tube, ville située à 100 km au sud de Douchanbe, la capitale. « J’espère qu’il restera longtemps avec nous. Avoir un prêtre est très important parce que c’est triste de voir notre église fermée plusieurs jours par semaine. » Le P. Pedro Lopez a été installé au cours de la messe du 16 septembre dernier, pendant laquelle les paroissiens lui ont remis symboliquement les clefs de l’église. « Je suis content d’être pasteur de cette petite communauté. J’espère l’aider à grandir », a-t-il déclaré à cette occasion (2).

Kurgan-Tube n’est pas un territoire inconnu pour ce prêtre de l’Institut du Verbe incarné. Il s’occupait déjà de cette communauté depuis deux ans, tout en résidant à Douchanbe pour y étudier le russe, la langue commune des pays d’Asie centrale qui, autrefois, appartenaient à l’Union soviétique. Lui et un de ses confrères venaient deux fois par semaine y célébrer la messe et répondre aux besoins de la communauté. « Je connais bien la situation. Cela maidera dans mon travail et pour le développement de la paroisse », a-t-il expliqué, précisant que les catholiques locaux étaient souvent des néophytes.

Un peu plus tôt, le 9 septembre, les catholiques de la paroisse St Joseph de Douchanbe, la plus importante du pays, ont également accueilli leur nouveau curé, le P. Ezequiel Ayala qui, auparavant, avait en charge les novices de son Institut à Douchanbe. « Cest le P. Carlos Sack qui dirigeait la paroisse avant moi, mais il a trop de choses à faire, a expliqué le P. Ayala. Je travaille au Tadjikistan depuis quatre ans, je parle le russe et pense ne pas avoir besoin de beaucoup de temps pour madapter. Je voudrais travailler avec les enfants et les jeunes, rencontrer les personnes âgées et tous ceux qui ne viennent pas à léglise. »

Le P. Sack, curé de la paroisse St Joseph depuis 2002, est maintenant supérieur régional des prêtres de l’Institut du Verbe incarné et directeur de Caritas Tadjikistan. « Notre communauté est petite et les prêtres sont un peu comme les membres de notre famille », explique Larissa Kviatkovskaya, une paroissienne de St Joseph. Elle fait remarquer que le P. Ayala parle beaucoup avec les jeunes catholiques et dit vouloir espérer que comme prêtre de paroisse il continuera d’être proches des fidèles.

Les cinq prêtres catholiques du Tadjikistan appartiennent à l’Institut du Verbe incarné, fondé en Argentine dont ils sont tous les cinq originaires. Quand le pape Jean-Paul II a érigé la mission sui juris du Tadjikistan en 1997, il a confié la responsabilité à cet institut missionnaire. Outre les deux paroisses évoquées ci-dessus, ils ont la responsabilité de la paroisse Ste Thérèse, érigée l’an dernier, à Chkalovsk, à 200 km au nord-est de Douchanbe. Le P. Carlos Avila, le responsable de la mission catholique au Tadjikistan, y célèbre l’Eucharistie une fois par mois pour la cinquantaine de catholiques de la région.

Notes

(1) La population du Tadjikistan est de 6,5 millions d’habitants, dont 3 % sont chrétiens avec une majorité de russes orthodoxes et seulement 250 catholiques. La quasi-totalité de la population (96 %) est de religion musulmane. (2) Voir EDA 311, 433, 457, 467